À travers l’interview réalisée par Pablo du compte El4Set, on découvre comment s’échauffent les numéros 1 mondiaux, Tapia et Coello, avant les matchs, sous la direction de Ariel Saravia, responsable de leur préparation. Un échange réalisé dans la salle de sport de la Rafa Nadal Academy, à Manacor.
La préparation d’avant-match est primordiale et cruciale pour les joueurs de haut niveau. C’est un moment que l’on observe rarement, car il se déroule en amont de la rencontre. Pourtant, cet échauffement conditionne à la fois la préparation mentale et physique des joueurs avant un match à haute intensité.
L’échauffement
Ariel Saravia explique qu’il existe quatre phases majeures dans l’échauffement d’un joueur professionnel, à condition que ce dernier arrive en forme, sans blessure particulière :
- Flexibilité dynamique
- Stabilité
- Déplacements généraux
- Déplacements spécifiques / Activation neurale
La préparation dure environ 30/35 minutes, mais elle est adaptée en fonction des matchs précédents. Les numéros 1 mondiaux sont souvent programmés en dernière rotation de la journée, donc le préparateur ajuste la durée selon la fin du match précédent, qui peut varier, et retarder l’entrée sur le terrain de Tapia et Coello.
“On démarre environ 30 à 35 minutes avant. On n’utilise pas forcément tout ce temps, mais on garde une marge, car parfois on est appelés plus tôt pour aller sur le court. Il y a aussi un peu de temps pour ajuster les derniers détails, discuter… Certains joueurs écoutent de la musique, d’autres préfèrent un moment de calme.”
Un échauffement qui monte en intensité et en spécificité au fil des minutes et des phases :
“De moins en plus, du simple au complexe, du général au spécifique. Tous les corps humains se ressemblent : on a tous un haut et un bas du corps, reliés par le tronc, donc il faut tout chauffer. Personnellement, j’aime bien que les joueurs soient un peu à bout de souffle avant de rentrer sur le terrain.”
Phase 1 : flexibilité dynamique
“C’est un mélange d’élasticité musculaire et de mobilité articulaire. Avant, on les faisait séparément, mais maintenant, on les combine. Cela permet de chauffer le muscle tout en préparant les articulations. Contrairement aux étirements passifs d’autrefois, ici, le muscle reste actif et ne se relâche pas.”
Environ 7 exercices sont prévus pour préparer les différentes parties du corps selon les besoins du joueur :
- Triceps sural (mollets)
- Ischios
- Quadriceps
- Adducteurs
- Psoas
- Haut du corps
- Global
Cette phase dure entre 5 et 7 minutes. Les exercices sont courts : 10 répétitions chacun.
Phase 2 : stabilité
“Développer la tension musculaire et stabiliser les articulations clés : genoux, hanches, tronc, épaules. On commence par des exercices très simples, souvent isométriques : gainage, ponts de hanches, travail avec élastiques, équilibre sur une jambe, etc. Puis, on passe à de la force plus explosive, mais toujours avec des charges légères.”
Cette phase dure environ 15 minutes. Elle peut inclure du travail avec médecine ball, élastiques, haltères, selon le matériel disponible et selon le joueur.
Ariel Saravia adapte cette phase selon le profil physique :
“Arturo mesure 1,90 m, donc il faut faire attention à certains points liés à son gabarit. Les joueurs longilignes ont besoin de plus de contrôle dans certains mouvements. Mais chacun a ses besoins spécifiques, peu importe sa taille.”
Phase 3 : déplacements généraux
Après avoir préparé les muscles et les articulations, cette phase met l’accent sur les déplacements et monte en intensité :
“On travaille les déplacements généraux : vers l’avant, l’arrière, latéraux, petits sauts… comme dans d’autres sports collectifs. On rend ça ludique pour que les joueurs mémorisent les séquences. Ensuite, on introduit les déplacements spécifiques au padel, à basse intensité : les fameuses ‘ombres’, comme s’ils faisaient une volée sans balle.”
Cette phase augmente le rythme cardiaque et introduit les premiers impacts, une fois que le corps est prêt.
“Cette phase dure 5 à 10 minutes. Mais si un match précédent s’éternise, on doit parfois tout interrompre, voire tout recommencer après une pause.”
Phase 4 : déplacements spécifiques et activation neurale
C’est la dernière phase avant le match. Le préparateur simule des situations réelles et motive mentalement les joueurs :
“C’est l’intensité maximale. On simule des conditions de match : changements de direction, réactions à des stimuli (bruits, gestes, calculs rapides…). C’est aussi une phase mentale : je motive les joueurs, je monte en intensité avec eux, je les pousse. Certains portent des écouteurs, mais on a toujours un moment où je les stimule verbalement.”
Ariel Saravia personnalise aussi cette phase selon les préférences des joueurs :
“Arturo aime certains mouvements, Agustín d’autres. Cette dernière phase est ultra personnalisée. Chaque joueur doit sentir qu’il entre sur le terrain exactement comme il le souhaite.”
Grand passionné de sport et ancien tennisman, j’ai découvert le padel il y a quelques années sans m’y attarder vraiment. Puis je suis devenu accro à ce sport en le pratiquant et en regardant les matchs de premier padel. Hâte de vous partager les actus 2025 !

























































































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