Francisco Navarro, dit Paquito Navarro, s’exprime au micro de “Energy Padel“. L’Espagnol évoque plusieurs sujets : sa saison passée, sa nouvelle association avec Lucas Bergamini, et sa volonté, à 36 ans, de continuer à jouer au plus haut niveau et de viser un titre Premier Padel en 2025.
Famille et carrière professionnelle
Paquito Navarro, légende du padel, espère rester compétitif encore quelques années. Mais à 36 ans, il sait que la fin approche. Le soutien d’un psychologue et de sa famille est essentiel pour l’aider à prendre la bonne décision au moment opportun.
“J’accorde beaucoup d’importance à l’opinion de mes proches. Je peux me tromper et ressentir quelque chose qui ne correspond pas à la réalité. Je peux me sentir hyper compétitif, mais si je perds au premier tour ou en qualifications, on peut me dire : ‘Paco, peut-être que ton esprit te dit une chose, mais ton corps en dit une autre.’ Comme l’a dit récemment Nadal : ‘Mentalement, je me sens super bien, mais physiquement, c’est une autre histoire.’ Je le comprendrais, et j’espère être capable de m’en rendre compte moi-même. Mais ce n’est jamais facile, car nous voulons tous rester compétitifs et retrouver notre meilleur niveau. Pourtant, la nature et l’âge ne pardonnent pas. Un jour viendra où je ne pourrai plus donner autant.”
Malgré sa détermination à rester au sommet, le circuit professionnel impose de nombreux déplacements à travers le monde, entraînant des sacrifices, notamment l’éloignement de sa famille.
“Quand je voyage, j’essaie de rester en contact autant que possible, encore plus maintenant, car mon fils me manque plus que le padel. J’ai toujours envie d’avoir de ses nouvelles. Les voyages sont éprouvants : on se déplace énormément et il y a beaucoup de solitude. À part quelques paires, la plupart d’entre nous perdons plus que nous ne gagnons. Seules une ou deux équipes remportent les tournois, et il y a des moments difficiles. Je ne vais pas me plaindre, car je me sens très chanceux, mais il y a des périodes où tu es seul, dans un pays étranger, loin de ta routine et de ta famille. Heureusement, avec la technologie actuelle, on peut rester en contact grâce aux appels vidéo, ce qui aide à se sentir un peu plus proche.”
Objectif Barcelone et un titre en 2025
L’Andalou, originaire de Séville, est un joueur de caractère qui élève son niveau dans les moments difficiles. Depuis ses débuts en 2009, il a connu de nombreux succès et s’est associé à différents partenaires. Son objectif chaque saison est clair : se qualifier pour le Master Final, qu’il a remporté en 2023 aux côtés de Federico Chingotto sur le World Padel Tour. Ce prestigieux tournoi de fin de saison réunit les huit meilleures paires du circuit à Barcelone.
“Oui, le Master Final est un tournoi spécial, le dernier de l’année, un ultime effort. C’est vrai que lorsque je traverse une mauvaise période, c’est souvent là que je retrouve mon meilleur niveau. Je pense que c’est parce que je suis un joueur fier : perdre me blesse. Ne pas jouer les phases finales me dérange, alors j’essaie toujours d’aller plus loin, de changer quelque chose pour revenir en finale, me battre pour des titres et rester dans la lumière.”
En 2024, Paquito Navarro a affiché une belle régularité en atteignant neuf demi-finales, dont cinq consécutives entre mai et juillet. Vainqueur d’un titre Premier Padel en 2022 avec Martín Di Nenno lors du Qatar Major, il n’a cependant pas eu l’occasion de disputer une finale sur le circuit la saison dernière.
“L’année dernière, je n’ai gagné aucun tournoi. Maintenant, je suis motivé et déterminé à revenir au premier plan. Je ne suis pas dans une optique de me maintenir trois ou quatre ans simplement pour gagner de l’argent. Au contraire, je veux à nouveau atteindre les finales. Peut-être que mon psychologue devra me dire que ce n’est plus possible, mais dans ma tête, mon objectif est clair : revenir en finale et me battre pour des titres.”

Le choix de Lucas Bergamini et un esprit revanchard
En 2025, Paquito Navarro aborde la saison avec un état d’esprit revanchard aux côtés de Lucas Bergamini, actuel 16ᵉ mondial.
“Oui, je suis piqué au vif. Le temps dira si j’en suis capable ou non, mais mon orgueil est touché. Comment est-il possible que je n’aie pas disputé une seule finale cette année ? Même si c’est irrationnel, je veux absolument revenir en finale.”
L’Espagnol revient sur son choix de s’associer avec le Brésilien, estimant que leur style de jeu est plus complémentaire.
“J’ai pensé à lui car, même si Pablo était un très bon choix, notre style de jeu n’était pas assez défini. Cela nous stressait tous les deux et nous empêchait d’exploiter pleinement notre potentiel. Lucas n’est ni meilleur ni pire que Pablo, mais avec lui, nous avons une idée plus claire de notre style de jeu et de notre stratégie. Cela me permet d’être plus serein mentalement.”
Après 16 ans de carrière, Paquito Navarro a joué aux côtés de nombreux partenaires aux profils variés, alternant entre le côté gauche et le côté droit de la piste. De joueurs offensifs comme Juan Lebrón à des défenseurs comme Federico Chingotto, quel type de joueur lui correspond le mieux ?
“Je pense que j’ai su m’adapter à mes partenaires. J’ai joué avec des gauchers comme Lima et Juan Martín, des droitiers classiques comme Di Nenno et Chingotto, et des joueurs agressifs comme Sanyo et Lebrón. Avec Chingotto et Martín, je me sentais plus libre et j’avais l’impression de mieux me mettre en valeur. C’est ce que je ressens actuellement avec Bergamini. Historiquement, j’ai toujours bien joué avec ce type de partenaire. Nous serons sûrement plus performants sur des pistes intermédiaires ou lentes, mais j’ai confiance en Bergamini.”
Grand passionné de sport et ancien tennisman, j’ai découvert le padel il y a quelques années sans m’y attarder vraiment. Puis je suis devenu accro à ce sport en le pratiquant et en regardant les matchs de premier padel. Hâte de vous partager les actus 2025 !

























































































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