À 36 ans, l’Argentin Maxi Sanchez entame sa 18ème saison en tant que professionnel de padel. Lors du Human Padel Open de Toulouse, le natif de Villa Mercedes nous a raconté son meilleur souvenir, a évoqué sa relation avec la marque Kuikma, mais aussi son retour au côté de son ami de toujours Lucho Capra…
Padel Magazine : Quel est ton meilleur souvenir dans le padel ?
Maxi Sanchez : J’en ai beaucoup. J’ai joué pendant de nombreuses années au niveau professionnel. Je joue depuis mes 15 ans, j’en ai 36 donc j’ai plein de souvenirs. L’un des plus beaux concerne le World Padel Tour de Lisbonne où je suis devenu numéro 1 mondial. C’était en septembre 2018, il y avait ma famille, mes parents, ma femme… J’ai gagné le tournoi et c’est devenu un des plus beaux moments de ma carrière.

P.M : Et le pire selon toi ?
Maxi : Je pense que j’ai été un sportif chanceux. Il ne m’est rien arrivé de mal. Peut-être, quand j’ai eu une blessure ou quand je n’ai pas pu jouer un tournoi à cause d’une blessure, d’une gêne, c’est quelque chose qui arrive à un sportif mais, il ne m’est jamais rien arrivé de vraiment mauvais. Je n’ai aucun mauvais souvenir de padel.
P.M : Est ce que tu pourrais me donner la fiche technique du joueur de tes rêves ?
Maxi : Aujourd’hui, le padel est super complet et très dynamique. Ce qui est important pour moi c’est d’avoir un joueur solide mentalement. La partie mentale ça forme 50% d’un joueur, je pense que je prendrais le mental de Belasteguin. C’est un joueur très compétitif. Après je prendrais le revers de Galan, le coup droit et les volées de revers de Sanyo Gutierrez, celle de coup droit de Galan, le smash de Lebron ou de Tapia. Je pense que tout ça ferait sans doute le meilleur joueur du monde.
P.M : Qui est ton idole ?
Maxi : Depuis que je suis tout petit c’est Juan Martin Diaz. Je l’ai connu en Argentine dans une exhibition. Plus tard, j’ai eu le plaisir de jouer et de partager la piste avec lui. Il a toujours été ma référence au padel. J’adore toujours autant le voir jouer aujourd’hui, il a 47 ans et il continue à être sur le terrain. L’autre jour je le regardais jouer et j’aime toujours autant ce qu’il fait. Mon idole ça a toujours été lui.

P.M : Quel est ton tournoi favori ?
Maxi : Il y a beaucoup de très bons tournois, mais pour moi le plus beau, c’est celui de Buenos Aires, pour l’amour de ma famille, de mes amis et pour ce que représente le padel en Argentine. Nous attendons cela avec impatience au long de la saison et pour beaucoup de joueurs argentins qui sont partis de chez eux, comme moi, cela fait toujours quelque chose de revenir au pays. C’est un sentiment très spécial que nous donne ce tournoi, je pense que c’est le plus particulier pour tous les joueurs argentins.

P.M : Quel est ton coup favori au padel ?
Maxi : La volée de coup droit, c’est le coup que je préfère. C’est celui où je me sens le plus à l’aise.
P.M : Est ce que tu as une autre passion que le padel ? Un autre sport ?
Maxi : J’aime beaucoup le football. Quand je peux en vacances, je m’entraîne souvent avec des amis argentins, ils m’attendent toujours pour jouer mais je joue très peu. Mon autre passion c’est ma famille, mes enfants, et quand je m’arrête de jouer ou de m’entrainer je passe du temps à la maison avec eux, ça me permet de me déconnecter un peu du padel.
P.M : As tu une équipe favorite au football ?
Maxi : Mon équipé préférée… Toujours là où se trouve Leo Messi (rires) : Barcelone, le PSG et maintenant l’Inter Miami.

P.M : Est ce que tu peux nous donner une future pépite argentine dans le padel ?
Maxi : Cette année j’ai réalisé une exhibition en Argentine avec Juani De Pascual, c’est un très jeune joueur, gaucher, grand et puissant avec une bonne défense. Bon ce n’est plus vraiment un espoir mais une confirmation du padel argentin sans aucun doute.

P.M : Quel conseil pourrait tu donner à un jeune qui veut devenir professionnel de padel ?
Maxi : Ce que je trouvais le plus intéressant quand j’étais jeune, c’était de penser à travailler sur une base quotidienne, atteindre les objectifs à court et à long terme sans trop de pression et profiter du chemin. Un jeune joueur doit atteindre ses objectifs, étape par étape, sans trop se presser. Si il travaille bien et qu’il s’y consacre à fond, alors il pourra accomplir ses objectifs.
P.M : Nous allons aussi parler de Kuikma, quelles sont tes sensations avec tes nouvelles chaussures ?
Maxi : Impressionnantes ! Avec les chaussures de la saison dernière, j’étais déjà très content. C’est une chaussure super dynamique et réactive, elle est un peu plus haute que ce que l’on trouve sur le marché aujourd’hui et je pense que cela rend le joueur plus confiant dans ce qu’il entreprend. Dans toutes les prises et les départs, le padel demande du dynamisme, de la puissance et ça aide beaucoup le joueur.

P.M : Est ce qu’aujourd’hui tu as un rêve, un objectif précis ?
Maxi : Non, mes objectifs je les ai réalisés quand je suis parti de chez moi en Argentine et quand j’ai été numéro 1 mondial. Mon objectif est de profiter sur le terrain et donner le meilleur chaque jour, me lever tous les matins avec la volonté de m’améliorer.
Je suis très content de ma nouvelle équipe, de ma nouvelle raquette, de Kuikma, ce sont des gens qui ont la même manière de penser que moi. Nous voulons nous améliorer chaque jour et ça permet à l’équipe de très bien fonctionner.
P.M : Comment ça se passe avec Lucho Capra ?
Maxi : Lucho est un ami, je le connais depuis de nombreuses années, nous avons partagé de nombreux moments, c’est déjà notre 3ème association ensemble. À chaque fois que nous nous réunissons, nous profitons et ça se passe bien, parce que nous sommes amis. Je connais sa famille et lui la mienne, je pense que sur le terrain nous allons très bien ensemble et en dehors aussi.
Parmi les objectifs d’une équipe, il y a le fait de passer du bon temps en dehors de la piste car nous passons beaucoup de temps ensemble. Avec Lucho, nous y sommes parvenus, maintenant nous devons améliorer un peu ce qu’il se passe à l’intérieur, travailler chaque jour pour atteindre nos objectifs et continuer à profiter ensemble.

P.M : On le voit aujourd’hui avec Franco Stupaczuk et Martin Di Nenno c’est très important d’être amis sur le terrain et dans la vie…
Maxi : Je suis d’accord à 100% ! Ils se connaissent depuis qu’ils sont petits, ils ont vécu ensemble. Ils ont passé une étape, ils se sont professionnalisés séparément et ils ont énormément progressé. Aujourd’hui toutes les conditions sont réunies pour faire d’eux la deuxième meilleure paire du monde. Comme on l’a vu à l’époque avec Lebron et Galan ou encore Tapia / Coello, on sent qu’ils sont devenus amis, ils se connaissent en dehors des terrains, ils s’amusent beaucoup et ça se voit dans les résultats.
Pour voir l’interview complète, c’est juste ici.
Fan d’ovalie, de ballon rond mais aussi de sport de raquette, il a été piqué par le padel lors de son adolescence en Galice. Aussi à l’aise devant la caméra que derrière un micro, Vince saura apporter sa vision et son expertise de passionné de la petite balle jaune.

























































































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