À domicile, Paquito Navarro continue de faire vibrer le Martín Carpena. Associé à Martín Di Nenno, l’Andalou a signé l’une de ses plus belles prestations de la saison pour éliminer la tête de série 4, Franco Stupaczuk et Mike Yanguas, sur le score de 7/5 6/3.

Une grosse victoire qui offre à la paire une deuxième demi-finale consécutive après Bordeaux et confirme que les retrouvailles entre Paquito et Di Nenno font beaucoup de bien aux deux joueurs.

La version XXL de Paquito et Di Nenno

Dès les premiers échanges, les deux hommes ont affiché un niveau de jeu impressionnant.

Comme souvent, Martín Di Nenno a été d’une régularité remarquable. Solide du fond de court, très juste dans ses choix, l’Argentin a parfaitement sélectionné ses moments pour accélérer. Plus agressif qu’à l’accoutumée, il n’a raté quasiment aucun smash.

À ses côtés, Paquito Navarro a livré un véritable récital devant son public. Porté par une salle entièrement acquise à sa cause, l’Espagnol a joué avec une intensité exceptionnelle, multipliant les encouragements avec les tribunes. Surtout, il a affiché une constance rarement vue ces derniers mois, sans les baisses de régime habituelles qu’on lui connait.

Stupa passe complètement à côté

En face, Franco Stupaczuk et Mike Yanguas n’ont jamais trouvé leur rythme.

Stupaczuk est clairement passé à côté de son match. L’Argentin a multiplié les tentatives de smash, sans jamais parvenir à adapter sa stratégie. À chaque accélération, Paquito Navarro l’a parfaitement contré, et malgré ces échecs répétés, Stupa a continué à insister dans le même registre.

De son côté, Mike Yanguas a alterné le très bon et le beaucoup moins bon. Gêné par les difficultés de son partenaire, l’Andalou est apparu agacé tout au long de la rencontre.

Les échanges entre les deux joueurs étaient rares, les encouragements quasiment inexistants. Sur le banc également, le manque de communication sautait aux yeux. Très fermé, Yanguas a laissé transparaître sa frustration, rappelant par moments certaines attitudes de Juan Lebrón lorsqu’il peine à cacher son agacement.

Une tension palpable qui n’a fait qu’accentuer les difficultés de la tête de série 4.

Une association qui retrouve des couleurs

À l’inverse, tout semble fonctionner entre Paquito Navarro et Martín Di Nenno.

Leur réunion redonne de l’élan aux deux joueurs, qui semblent retrouver un niveau capable de rivaliser avec les meilleures paires mondiales. Pour la deuxième fois consécutive, ils rejoignent les demi-finales d’un tournoi Premier Padel et affichent un visage de plus en plus convaincant.

Au moment de célébrer leur victoire, Martín Di Nenno s’est même offert un clin d’œil remarqué en reproduisant la célébration d’Enzo Fernández en demi-finale de la coupe du monde de football, comme pour envoyer un message : cette paire est de retour et compte bien jouer les premiers rôles.

En demi-finales, Paquito et Di Nenno retrouveront le vainqueur du duel entre Arturo Coello / Agustín Tapia, numéros 1 mondiaux, et les surprenants Edu Alonso / Aimar Goñi. Quel que soit leur futur adversaire, les deux hommes ont montré à Málaga qu’ils avaient retrouvé les armes pour viser très haut.

Benjamin Dupouy

J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !