Il s’est imposé comme l’une des révélations de Premier Padel en 2026. Ancien numéro un du circuit A1 Padel, Maxi Arce a su rebondir après la disparition brutale de ce circuit pour se faire une place parmi l’élite mondiale. Désormais engagé aux côtés de Juan Tello, l’Argentin avance avec méthode, entre ambition sportive et lucidité économique. Nos confrères de Sport.es reviennent sur cette aventure avec Maxi.
De A1 Padel à Premier Padel : une transition brutale mais décisive
Pendant deux ans et demi, Maxi Arce a dominé le circuit A1 Padel, notamment aux côtés de Franco Dal Bianco. Une période marquée par des résultats réguliers et une stabilité financière.
Mais la disparition soudaine du circuit a tout bouleversé.
« Du jour au lendemain, on s’est retrouvés sans rien. C’était très dur, surtout après tout ce qu’on avait construit. »
Au-delà de l’aspect sportif, Arce insiste sur un point clé : la réalité économique du padel professionnel.
« On a longtemps privilégié l’économique au sportif. À la fin, il faut vivre. »
Cette situation l’a poussé à saisir de nouvelles opportunités, notamment via la Pro Padel League et surtout une première expérience marquante sur Premier Padel.
Le déclic : l’appel de Stupaczuk et une entrée remarquée
Le tournant de sa carrière intervient avec un appel inattendu de Franco Stupaczuk.
« Au début, je pensais à une blague. Jouer avec lui, c’était un rêve. »
Associé ensuite à Pablo Lijó, Arce confirme rapidement son potentiel. Dès ses premiers tournois, il bouscule les meilleures paires mondiales, notamment Agustín Tapia et Arturo Coello.
Cette capacité à rivaliser avec le sommet du classement repose sur une préparation spécifique :
« On s’entraîne pour battre les numéros un. Donc quand on les affronte, on est prêts. »
Une confiance maîtrisée face aux meilleurs
Aujourd’hui classé autour de la 45e place mondiale, Arce affiche une confiance solide, sans arrogance.
« Le respect pour les meilleurs est total. Mais si tu entres sur le terrain en pensant que tu vas perdre, tu as déjà perdu. »
Face à des paires comme Alejandro Galán / Federico Chingotto ou Tapia / Coello, l’Argentin adopte une approche claire : jouer à armes égales.
Le choix Tello : une décision difficile mais stratégique
Après quelques tournois prometteurs, Arce reçoit l’appel de Juan Tello. Une opportunité qu’il ne peut ignorer.
« Il croyait en moi, en ma capacité à progresser. »
Un choix toutefois complexe, notamment sur le plan humain vis-à-vis de Pablo Lijó.
« L’appeler pour lui annoncer a été l’un des moments les plus difficiles de ma carrière. »
Avec Tello, l’objectif est clair : intégrer rapidement le Top 8 mondial.
« On veut être compétitifs contre les meilleurs et jouer tous les matchs à fond. »
Un rêve assumé : jouer avec Tapia
Comme beaucoup de joueurs du circuit, Maxi Arce ne cache pas son admiration pour Agustín Tapia.
« Jouer un jour avec Tapia serait un rêve. Il rend tout plus facile sur un terrain. »
Aux côtés de Arturo Coello, Tapia forme aujourd’hui la référence mondiale, combinant créativité, puissance et solidité mentale.
Arce analyse aussi les tendances du circuit, notamment la rareté des joueurs gauchers :
« Il y en a très peu dans le Top 100. Cela peut faire la différence. »
Passé par une période d’incertitude, Maxi Arce incarne désormais une nouvelle génération capable de s’imposer sur Premier Padel malgré un parcours atypique.
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.