Il y a plusieurs mois, l’Italien a été réélu à la présidence de la Fédération Internationale de Padel. Aujourd’hui, il sort renforcé du grand succès des Championnats du Monde à Doha, Qatar.
Un pari gagnant
Luigi Carraro :“La dernière interview qu’on a faite tous les deux, c’était un autre moment historique. Lorsque la FFT avait mis un court de padel à Roland-Garros.”
Lorenzo Lecci López : Quel premier bilan peut-on faire de ces Championnats du Monde à Doha ?
Luigi Carraro :“Je pense que c’est un pari gagné. Le pari était de venir ici. Notre but est de mondialiser ce sport. En 2019, nous avons reçu 3 propositions pour organiser les mondiaux. L’Italie, le Brésil et le Qatar. Lorsque les deux premiers pays ont vu la candidature du troisième, ils ont retiré leurs candidatures car ils pensaient que c’était très important de venir ici.”
“Nous à la FIP, nous avons cru en cette décision. Ce n’était pas facile. Nous avons pris un risque, et ce tournoi était la meilleure réponse que nous pouvions donner à ce sport qui se développe et qui méritait ça. Les joueurs et joueuses nous offrent un spectacle incroyable, et nous avons le devoir de leur offrir la meilleure organisation possible.”

Un travail crucial de la QTF
Lorenzo Lecci López : Lorsque l’on parle avec les joueurs, les journalistes… tout le monde est d’accord pour dire que c’est le plus bel évènement de l’histoire du padel.
Luigi Carraro :“C’était notre but. On voulait que les journalistes, les joueurs, les fédérations, le public se sentent à l’aise. Les Championnats du Monde c’est la compétition la plus importante dans tous les sports, et dans le padel aussi !”
“Aujourd’hui avec les réseaux sociaux, ce n’est pas possible de dire de mensonges. Si un Championnat plaît, on s’en rend compte rapidement. Mais si un Championnat ne plaît pas, j’aurai beau te dire que c’est le meilleur, les gens n’y croiroint pas. Tout cela nous satisfait, et nous motive encore plus pour faire mieux.”
Lorenzo Lecci López : Quelle importance a eu la fédération de tennis du Qatar, présidée par Nasser El-Khelaifi, dans cette organisation ?
Luigi Carraro :“Le travail a été crucial, fondamental. On a travaillé ensemble dès la première minute, en février 2020. Puis le monde s’est bloqué avec la pandémie. Nous avons eu des moments difficiles, nous avons pensé à annuler le tournoi. Nous avons finalement décidé de le reporter. On avait déjà tout fait ! Les deux organisations que sont la FIP et la QTF (Qatar Tennis Squash Padel Federation) nous ont confirmé que lorsque l’on travaille ensemble, les résultats sont encore meilleurs. Ils doivent être récompensés des sacrifices qu’ils font.”

On va faire mieux
Lorenzo Lecci López : Sanyo me disait hier “c’est magnifique, j’en ai toujours rêvé”, mais il me disait aussi “comment faire mieux après ça ?”.
Luigi Carraro :“On doit faire mieux et on va faire mieux. Ici on a eu une démonstration. Vous (Padel Magazine) êtes le groupe qui suit le plus le padel depuis de nombreuses années. Vous faites beaucoup de sacrifices en étant présents à tous les évènements. En écoutant vos critiques on peut améliorer les choses. Je suis favorable aux critiques constructives. Je pense qu’ici nous avons fait un produit très beau, et je vous assure que l’an prochain il sera encore plus beau.”
Lorenzo Lecci López : Pour l’an prochain a-t-on des pistes ? Va-t-on changer de continent ?
Luigi Carraro :“Nous allons ouvrir les candidatures. Nous avons voulu attendre que celui-ci se termine par respect pour le tournoi. Le Covid nous a appris que nous pouvons organiser les choses plus vite, car nous avons dû nous adapter très rapidement.”

Lorenzo Lecci López : À Marbella, nous n’avions pas eu notre Italie-France. Ici, nous avons eu une éliminatoire sublime chez les dames !
Luigi Carraro :“Les joueuses et joueurs français ont montré un niveau incroyable. Il vous manque Jessica Ginier qui aurait pu changer les choses. Le spectacle a été très beau, et je veux tous les féliciter. Les Français ont combattu d’une belle manière.”
Le padel pour 250 millions de ménages
Lorenzo Lecci López : Bein Sports a pris les droits pour la France entre autres. C’était la première fois que l’on avait du padel à la télévision française, et ça aussi c’est historique !
Luigi Carraro :“Oui c’est historique. Bein Sports a pris les droits du court central, et l’a aussi revendu dans d’autres pays. Il y avait un total de 47 pays. Nous avons calculé qu’il y avait 250 millions de ménages qui pouvaient voir ce sport à la télé. Dans tous les autres pays, il y avait la chaîne Youtube de la FIP. On a permis à tout le monde de voir le padel.”
La politique, une affaire de famille chez les Carraro !
La famille Carraro a toujours été très présente à la présidence des grandes instances italiennes sportives.
Le grand-père de Luigi, également appelé Luigi Carraro, a été président de l’AC Milan de 1966 à 1967, date à laquelle il mourut d’un arrêt cardiaque en pleine assemblée générale.
Le père de Luigi, Franco Carraro a été un homme politique très important. Figure du sport italien, il a été président de l’AC Milan (1967-1971), de la Ligue Italienne de Football (pour 3 mandats), de la Fédération Italienne de Football (pour 3 mandats), puis membre du Comité International Olympique et de l’UEFA. Il a également été Maire de Rome de 1989 à 1993, et Ministre du tourisme à plusieurs reprises dans le gouvernement du parti socialiste italien.

À ses noms, nous devinons ses origines espagnoles et italiennes. Lorenzo est un polyglotte passionné de sport : le journalisme par vocation et l’événementiel par adoration sont ses deux jambes. Il est le monsieur international de Padel Magazine. Vous le verrez souvent sur les différentes compétitions internationales, mais aussi sur les grands évènements français. @eyeofpadel sur Instagram pour voir ses meilleures photos de padel !


































































































Martina Calvo après sa revanche sur Sánchez / Ustero : « Ta question m’a servi de motivation ! »
Düsseldorf P2 : Tapia / Coello encore trop forts pour Stupa / Sanz, troisième titre consécutif pour les numéros 1 mondiaux
Prod’homme et Marin font tomber Mitjana / Henrion pour s’imposer au P1000 HUDDL Aizenay
France ou Portugal, Espagne ou Argentine : Miguel Lamperti classe les meilleures nations du padel
Cédric Lavoye : « Le travail paye » et un premier tournoi FIP en Guadeloupe dans le viseur
Nicolas Rouanet prépare son retour en 2027 : “Avec Bastien Blanqué, je ne dirai jamais non”
Leygue / Blanqué répondent cash aux critiques : « Vous pouvez dire ce que vous voulez… On met tout notre argent et notre vie là-dedans »
Classement padel octobre 2026 : plus de 150 000 hommes classés en France
P1000 Verneuil Padel Club – Résultats / Live / Programmation
West Padel ouvre ses 4 terrains couverts à Montivilliers le 5 novembre
Galán fatigué, Coki Nieto à l’arrêt : le rythme infernal du circuit commence-t-il à peser sur les joueurs ?
Milan P1 : Thomas Leygue lance sa campagne de qualifications avec Jesús Moya
Germany P2 : les quarts les plus rapides de l’histoire de Premier Padel
Zidane et Galán réunis sur la piste pour lancer la Metalbone ZZ
À vendre : deux clubs de padel à l’île Maurice, à partir de 330 000 euros
Combien coûte réellement l’organisation d’un FIP Bronze ?
Padel : comment Lidl transforme Crivit en marque sportive à part entière avec Steffi Graf
Compagnie des Alpes accélère dans le padel avec PadelCity : une nouvelle étape dans sa stratégie européenne
Coello avec un joueur à 0 point devant deux top 10 : faut-il revoir le classement FIP ?
Les Pyramides : après 12 pistes de padel, le club mise sur la formation des jeunes
OSS Padel Tour 2026 : et si votre prochain tournoi de padel se jouait à Barcelone ?
FAST Padel Academy poursuit son développement et s’implante à Liège
Ce que révèle l’analyse du geste : coup droit tennis vs bandeja padel
La bandeja a-t-elle disparu du padel moderne ?
Coup droit à plat au padel : les 5 exercices de Cristian Álvarez pour gagner en contrôle et en efficacité
Pourquoi savoir jouer à droite et à gauche peut faire la différence
Tapia donne la recette pour battre Coello / Tapia : « Je jouerais tout sur moi »
Comment Coello a désamorcé le plan de jeu de Chingotto
Au padel, l’alchimie d’une paire compte-t-elle autant que le niveau individuel ?
L’été change le padel… et si le vrai défi n’était pas de frapper plus fort ?
Ni FIP Tour, ni Championnat du monde par équipes : le format particulier du padel aux Jeux Méditerranéens
Premier Padel : quand la télévision peut rallonger les pauses des joueurs
Premier Padel : oui, un arbitre peut refuser à un joueur d’aller aux toilettes
Julien Seurin se livre sur le mental : « Il y a beaucoup plus de doutes que de moments de bonheur »
Plus d’un an après, Thomas Leygue de retour dans le top 150 : les coulisses d’un comeback encore inachevé
Padel vs squash vs badminton : le classement scientifique de l’intensité cardio
Pourquoi Arturo Coello joue-t-il avec la main droite bandée ?
Et si votre progression au padel passait par ce que personne ne regarde ?