Lorenzo Lecci Lopez, journaliste sportif s’est intéressé de très près en 2019 sur le développement du padel en France et à l’international. Ce passionné revient ainsi avec sérieux sur ce sport et nous explique les raisons de son étude. Focus sur Lorenzo.

Spectateur et joueurs d’un sport qui grandit

De nationalité espagnole, j’ai rapidement été attiré par ce nouveau sport, que je considérais alors comme un jeu très amusant. Je ne l’avais jamais vu à la télévision, je ne l’avais jamais vu en dehors de Tenerife (région de résidence de mon père) : le padel était pour moi une activité de plus pour les très nombreux touristes qui se rendent chaque année dans les îles Canaries. Un après-midi, je décide d’essayer ce jeu en cage. Je me rends donc au club de padel de « Los Cristianos ».

En commençant à jouer, j’ai tout de suite senti la différence avec le tennis. J’étais beaucoup plus à l’aise et la raquette me semblait plus facile à manier.

Très rapidement, j’ai commencé à prendre du plaisir : les échanges étaient beaucoup plus longs et spectaculaires. J’ai également compris que l’aspect tactique était plus important : au padel on joue avec son corps, mais c’est souvent la tête et la stratégie qui permettent de remporter l’échange. Quelques années plus tard, des courts de padel sont construits dans mon petit village galicien (Espagne), ainsi que dans la région de Catane (Sicile) d’où je suis originaire du coté paternel. Ma pratique devient beaucoup plus régulière, et je prends réellement goût à ce sport.

L’envie d’analyser le padel

             En octobre 2019, je participe à l’organisation du Challenger de Paris, tournoi du circuit du World Padel Tour, à la Casa Padel (St Denis). Au cours de cette expérience, je comprends à quel point le padel a besoin de moyens pour se developper en France. Les disparités entre les pays sont telles que certains matchs opposant des espagnoles (du circuit du WPT) à des française (invitées via wild-card) se soldaient par un 6-0 6-0.

En discutant avec des joueurs et dirigeants pendant la compétition, je comprends que la Fédération Française de Tennis possède la délégation du padel depuis quelques années, et qu’aucune fédération française de padel n’existe.

Très étonné par ce fait, je commence alors mon investigation : je découvre qu’en Espagne, la fédération de padel compte désormais plus de licenciés que la fédération de tennis. Le règne du tennis dans les sports de raquette est révolu, et le padel fait progressivement baisser le nombre de licenciés du traditionnel tennis.

En Espagne, les deux fédérations sont désormais en guerre froide, mais en France c’est le tennis qui gère le padel. La situation m’a paru tellement étonnante que j’ai décidé d’y consacrer mon mémoire. Beaucoup reste à faire pour développer le padel en France.

En poursuivant mes études, et en réalisant de nombreuses interviews, je comprends que la situation actuelle est difficile à vivre pour plusieurs individus. Je pense que la structure peut être repensée pour que tous les acteurs de ce sport puissent évoluer dans un environnement sain, dans lequel ils seraient considérés et accompagnés. Ainsi, tous marcheraient dans le même sens avec un objectif commun.

Avec l’ambition de participer au processus de développement de ce sport que j’affectionne tout particulièrement, en trouvant le moyen de voir les courts de padel apparaitre rapidement sur le territoire

Lorenzo Lecci López

À ses noms, nous devinons ses origines espagnoles et italiennes. Lorenzo est un polyglotte passionné de sport : le journalisme par vocation et l’événementiel par adoration sont ses deux jambes. Son ambition est de couvrir les plus grands événements sportifs (J.O. et Mondiaux). Il s’intéresse à la situation du padel en France, et offre des perspectives pour un développement optimal.