On le croise à Narbonne, à Shanghai, en Grèce ou au Maroc. Depuis deux ans, Kamel Mouimen trace sa route sur le circuit FIP, avec sérieux, sourire et stratégie. À la fois joueur marocain engagé dans le développement du padel au Maroc et compétiteur sur le circuit international, il assume un parcours atypique, entre reconversion, plaisir de jeu, et ambition modeste mais affirmée : progresser, prendre du plaisir, et pourquoi pas atteindre le Top 300 mondial.
Le Hanouna marocain du padel…
J’ai découvert le padel il y a à peu près deux ans. Au début, c’était du loisir. Puis j’ai pris conscience qu’il y avait une carte à jouer dans une nouvelle compétition. J’ai commencé à faire des tournois au Maroc, et à travers eux, j’ai rencontré des joueurs français et espagnols qui m’ont invité à venir en France. De là, j’ai découvert un excellent niveau, beaucoup de joueurs du top 100 français, et grâce à eux, j’ai mis un pied dans l’international.
Je me suis lancé. Je n’avais rien à perdre. C’est du plaisir avant tout. Voilà comment j’ai plongé dans la compétition.
Il y a un très bon niveau au Maroc. Beaucoup de joueurs espagnols et français viennent y jouer. Et énormément de joueurs de tennis se reconvertissent dans le padel. Mais pas seulement. Il y a aussi des footballeurs, des sportifs d’autres disciplines, qui découvrent le padel et s’y mettent sérieusement.
Dans les lotissements de plus en plus de padel
En France, j’étais dans les télécoms, et au Maroc, je me suis lancé dans l’immobilier. Et ce qui est intéressant, c’est que dans les lotissements, on commence à intégrer des pistes de padel. C’est tendance. Même dans les hôtels. Et des clubs sont en train de sortir de terre à Marrakech, Casablanca, Agadir, Tanger… Il y a même des événements prévus avec des joueurs du top mondial.
Pour progresser vite, il faut jouer avec des meilleurs joueurs
Par nature, je suis un compétiteur. Avant, j’étais footballeur. Mais à un certain âge, on ne peut plus jouer à haut niveau. Avec le padel, j’ai réalisé que j’avais encore une marge, que je pouvais jouer à bon niveau, y compris en international. Et ça reste du kiff. Je rencontre des gens, je bouge, je reste en forme.
Pour progresser vite, il faut jouer avec plus fort. Et puis pour rentrer dans les tableaux FIP, il faut des points, donc un coéquipier bien classé, c’est aussi une stratégie. C’est comme ça qu’on progresse.
Surtout quand on prend 75 % des balles. C’est physiquement et mentalement difficile. Mais on s’y habitue. Il faut être solide, s’entraîner, avoir une bonne hygiène de vie. Et surtout, garder en tête que ça reste du plaisir.
Je m’entraîne comme un pro
Oui, je vais en Espagne régulièrement. Je m’entraîne comme un pro, même si ce n’est pas mon métier à temps plein. Je fais le maximum. Et je fais attention à tout : alimentation, récupération, tout ça compte, surtout à mon âge, où le corps ne pardonne pas comme à 20 ans.
On réfléchit stratégie pour les points
En Europe, le niveau est très élevé. Donc parfois, on va en Asie ou dans d’autres pays où les tableaux sont plus accessibles. C’est là qu’on peut prendre des points, puis revenir en Europe avec un meilleur classement.
Je vise le Top 300 mondial. Avec Julien Biron, on va reprendre les tournois ensemble. On va s’entraîner dès septembre en Espagne. Je pense qu’on peut l’atteindre. Et Julien, lui, peut aller encore plus loin. Il a le potentiel, le sérieux, tout ce qu’il faut.
Le point FIP coûte cher !
C’est du plaisir. Je ne cherche pas à être rentable. Mais il y a une logique : on dit qu’un point coûte 100 €. Billets, hôtels, raquettes, tout ça coûte cher. Mais tant que je peux me le permettre, je continue. On n’a qu’une vie.
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.

























































































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