Ancien joueur du top 50 français, entrepreneur reconnu et formateur passionné, Julien Pès s’apprête à tourner une nouvelle page de sa vie. Après avoir contribué à l’essor du padel français à travers son parcours de joueur, son aventure French Padel Shop et son engagement dans la formation, il s’envole désormais vers Tahiti pour diriger un club et poursuivre sa mission : développer le padel partout où il passe.
Des débuts inattendus
Tout a commencé par hasard, à Lyon, il y a plus de dix ans, lors d’un camp organisé par Jo-Wilfried Tsonga.
« La première fois que j’ai joué au padel, je me suis dit : mais c’est quoi ce sport de m… ? », se souvient-il en riant. « Je venais du tennis et du handball, j’aimais que ça aille vite, et là on me disait de ralentir. J’ai vraiment détesté. »
Mais quelques mois plus tard, à Montpellier, l’histoire prend une toute autre tournure.
« Je rejoue avec des amis — Charles Catalo, Baptiste Delvienne, Yannick Maurel ou encore Valentin Porte — et là, c’est le déclic. On devient accros, complètement. »
L’aventure French Padel Shop
En 2019, Julien décide de franchir un cap et de faire du padel un projet de vie.
« Je me suis dit : comment créer mon avenir professionnel tout en développant ce sport que j’aime ? »
C’est la naissance de French Padel Shop, une boutique en ligne fondée avec Laurent Barthe, puis rejointe par Manu Garcia. Rapidement, l’enseigne devient une référence pour les passionnés.
« On n’était pas les premiers à vendre du matériel, mais on a créé une vraie communauté. On a montré qu’un projet 100 % padel pouvait fonctionner. »
Julien revend finalement ses parts trois ans plus tard.
« J’ai préféré passer le relais à Manu et Régis (Monnerie, Padel XP). Je sentais que je brûlais. Je faisais des journées interminables : site web le matin, coaching le midi, à nouveau site web l’après-midi, et re-coaching le soir pour finir à 22h30. Ma journée se terminait par de la gestion du site chez moi… J’ai voulu préserver la passion, ne pas la tuer. »
De l’entrepreneuriat à la formation
Éloigné du commerce, Julien se recentre sur ce qu’il aime : le terrain et la transmission.
« J’ai commencé à encadrer des formations DFMP à Besançon, Blois, en Corse… Et puis il y a eu le TFP, dont j’ai eu la chance d’assurer la responsabilité pédagogique pour la Ligue Occitanie avec Wendy Barsotti. »
À travers ses stages et déplacements, il multiplie les expériences.
« Je suis allé au Maroc, en Italie, à Tahiti pour former des coachs, encadrer des stages et structurer la pratique. J’essaie de mettre ma pierre à l’édifice. Mon but, c’est d’avoir zéro regret : tout faire pour développer le padel. »
« 2024-2025 a été une année charnière », poursuit-il. « Entre les formations, la direction sportive à Nîmes et les projets à l’étranger, j’ai trouvé mon équilibre. Je vis de ma passion et je continue à apprendre. »
Un joueur lucide sur sa carrière
Ancien 45e français, Julien a longtemps arpenté les tournois nationaux. Mais contrairement à d’autres, il n’a jamais voulu se lancer à plein temps sur le circuit.
« Je n’ai jamais eu cette ambition de tout miser pour devenir pro. Ce qui me plaisait, c’était de faire chier les paires au-dessus, pas de vivre sur le circuit. »
« C’est un investissement humain énorme, et ma priorité était ailleurs : développer ma boîte, mes projets. »
Un regard clair sur le padel français
Observateur averti du haut niveau, Julien reste optimiste quant à la nouvelle génération.
« Avant, on avait six ou sept joueurs intouchables : Bergeron, Blanqué, Maigret, Scatena, Tison, Moreau… Aujourd’hui, le niveau est beaucoup plus ouvert et homogène. »
« Je suis heureux de voir des gars comme Yoan Boronad, Timéo Fonteny, Max Joris ou Manu Vives percer. Ça montre qu’il y a une vraie relève. On a des jeunes qui bossent dur et qui ne lâchent rien. C’est génial pour le futur de notre padel. »
Direction Tahiti : une aventure humaine et sportive
C’est une conversation anodine qui a tout déclenché.
« Un élève m’a parlé de son fils à Tahiti. J’ai dit : “dis-lui que je viens pour deux soirées de clinics, juste pour kiffer”. Il a compris que je voulais m’installer là-bas ! »
De ce malentendu est née une opportunité.
« Je suis parti trois semaines en avril : j’ai formé des coachs, organisé des stages, et j’ai rencontré les responsables des clubs de l’île. »
Séduit par le projet, il accepte quelques mois plus tard.
« Je prends la direction sportive du club de Pirae Padel, géré par Thomas Dumont, Karyl Peyrolle, Kevin Kucsera et Jean-Luc Vorbe. Il y a cinq pistes actuellement, bientôt couvertes, un superbe club-house qui arrive et une vraie dynamique locale. Ils m’ont donné carte blanche pour développer le sport là-bas. »
Julien part avec la même philosophie :
« Je ne veux pas m’ennuyer. Monter des écoles de padel, former des coachs, organiser des tournois et, pourquoi pas, recréer un écosystème padel sur toute la Polynésie. »
« Séparer le padel du tennis ? Ce serait une erreur »
Sur la question d’une éventuelle fédération de padel indépendante à Tahiti, Julien ne mâche pas ses mots.
« Je pense que ce serait une connerie. »
« Avant, j’étais pour une autonomie du padel. Aujourd’hui, je suis contre. La FFT et la Fédération tahitienne de tennis ont la structure, les moyens et le réseau nécessaires. On doit rester dans la même famille. »
Une nouvelle convention entre la FFT et la FTT vient d’ailleurs d’être signée pour relancer la coopération.
« C’est une excellente chose. Le padel a besoin d’un cadre fort. On voit ce que la fédération italienne a réussi à faire : c’est l’exemple à suivre. »
S’il quitte la métropole, Julien garde la même flamme.
« Il y a presque dix ans, j’ai tout misé sur le padel. Soit je finissais sous les ponts, soit sous les tropiques ! Mais au moins, je n’aurai pas de regrets. »
Derrière la boutade, une conviction solide :
« Ce sport m’a tout donné. Aujourd’hui, c’est à moi de le faire grandir. »
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.

























































































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