Guillaume Lary, l’un des fondateurs du Sète Padel Club, qui dispose de 4 terrains et bientôt de 6, nous parle de l’actualité du club.
Paradoxalement, le Covid-19 va être très bénéfique pour le padel
“La crise fait du mal a beaucoup de clubs de padel. Les principales victimes, ce sont les clubs indoors qui sont totalement bloqués. Mais si ils arrivent à s’accrocher, ils pourront profiter d’une vague padel exceptionnelle. J’en suis certain.
A mon niveau, je ne peux que constater ce qu’il se passe : le Covid nous a ramené beaucoup de monde. Aujourd’hui, nous voyons de nombreux sportifs provenant du rugby, du foot, mais aussi du squash, tennis de table, badminton, venir se tester au padel. Et forcément l’effet padel fait qu’ils sont le plus souvent conquis par ce sport au point de revenir.
On n’a jamais autant créé de nouveaux joueurs de padel en un an. Le Covid a eu un effet booster sur le padel. Et manifestement, la France n’est pas le seul pays à se retrouver avec cette nouvelle vague de padel. Le Sète Padel Club avait en réalité débuté son travail de promotion de ce sport depuis ses premiers jours en accueillant des sportifs provenant de tous les horizons.
Certains sportifs utilisent le padel comme un moyen de mieux se préparer sportivement. Et Ils viennent jouer pour le plaisir tout en bossant pour leurs autres activités sportives.”
Il faut réserver une semaine à l’avance
“Il faut réserver une semaine à l’avance sur l’application Gestions Sports pour jouer au club. On rencontre un succès assez incroyable.
On a dû passer à 3 réservations par personne. C’est dire ! On a rajouté des créneaux le matin à 7h30 le week-end. Et le créneau est totalement pris. On va le maintenir certainement cet été. On réfléchit pour la semaine aussi. On est en pleine réflexion.
Pour le moment, on arrête à 18h avec le couvre-feu. Mais en temps normal on arrête à 22h30. On réfléchit même à rajouter des créneaux du soir à l’espagnole. Pourquoi ne pas jouer jusqu’à minuit ? C’est une possibilité.”
Il n’y a plus vraiment d’heures creuses
“Ce sont les créneaux du soir qui sont toujours pris. Cela a toujours été le cas. La différence surtout ce sont les créneaux de journée qui sont censés être des heures creuses. Aujourd’hui même en journée, c’est très compliqué d’avoir un terrain.
C’est pourquoi nous avons décidé de rajouter 2 terrains supplémentaires. Nous pourrions avoir d’ici juin prochain un total de 6 terrains de padel. C’est trop compliqué à gérer actuellement, il nous faut 2 terrains de plus. Et l’idée ce serait de les avoir dès le début de l’été. La bonne nouvelle c’est qu’on a la place pour les faire.”

155 joueurs en illimité
“On a un système d’abonnement avec 155 personnes qui jouent en illimité au padel toute l’année et qui sont donc licenciés FFT. Ce qui fait de nous l’un des centres de padel les plus actifs à ce niveau-là en France. Pour 300€ à l’année, vous jouez en illimité au club heure creuse ou heure pleine. Ce qui a permis aussi de créer une véritable ambiance de joueurs totalement addicts et qui passent une bonne partie de leur vie au club !
On a à ce jour via le logiciel Gestion Sports près de 900 joueurs qui sont inscrits depuis septembre dernier. Cela montre à quel point le padel est en train de passer un cap incroyable. C’est peut-être le cap que nous attendions. Alors les conditions sont malheureuses, c’est certain, on est parfaitement conscient du malheur dans lequel peuvent être certains de nos confrères, mais s’il fallait offrir quelques mots d’espoirs : patientez si vous le pouvez, l’après Covid risque de vous surprendre très positivement.“
Les lycées, les écoles : c’est important
“On accueille les lycées, les écoles. Ça fait découvrir l’activité. On a de nombreux jeunes qui reviennent pour jouer en perso ou qui viennent avec leur parents. Aujourd’hui les mentalités ont clairement évolué à Sète. Parce qu’ici, l’un des sports rois, c’est le stand up-paddle. Et maintenant les gens dans la ville confondent de moins en moins ces deux sports.
Avec le Covid, pour l’instant la partie snacking, tournois et tous le événements collectifs sont interdits. Mais jusqu’à présent, tout cela nous a permis de grandir rapidement et d’avoir un énorme vivier de joueurs. Je rappelle que nous n’avons qu’un an et demi d’existence et on peut dire que malgré la crise, nous sommes en avance par rapport au business plan initial. On va 4 fois plus vite par rapport à notre prévisionnel. C’est vraiment incroyable.
En septembre dernier on a lancé l’école de padel. Certes la crise sanitaire est passée par là, mais au final on n’a fermé qu’un mois. On a bloqué nos stages à 30 élèves pour éviter que nous ne soyons trop sur nos 4 terrains…
Nous aurons un nouveau stagiaire au club. Et on voit la FFT pousser de plus en plus pour professionnaliser l’enseignement.
La ligue va être pilote pour le diplôme de padel mis en place par la FFT. L’Occitanie et Paris ont été choisies par la FFT comme ligues pilotes.”

Les tournois de padel manquent
“Ce qui nous manque ce sont les tournois, car on faisait près de 40 tournois officiels à l’année dans toutes les catégories. Concernant les nouvelles réglementations mises en place par la FFT, il y a des choses positives et des choses un peu plus étonnantes et même dommageables.
Autant chez les filles, je trouve qu’il faut tout essayer car effectivement, c’est compliqué d’organiser des tournois dames vu les effectifs. En revanche, chez les messieurs cela fonctionnait très bien. C’était même un succès pour les clubs, les joueurs et la FFT.
Je lisais sur l’un des articles de Padel Magazine le succès de la FFT avec notamment les P100 et P250 qui représentent plus de 80% des épreuves.
Comme club, je confirme qu’on avait réussi à trouver un équilibre : 250€ de prize-money pour les P250 c’est plus un symbole pour tout le monde, ça permet surtout de marquer l’importance des catégories avec une évolution à chaque palier.
Le fait de casser ce marqueur signe l’arrêt de mort de l’évolution de la structure des tournois de padel. Mais nous, on va essayer de le maintenir. Maintenant, de fait, on va avoir moins de P100, et surtout une hausse des P250 qui n’auront plus la même saveur. Et puis on aura aussi des conséquences sur le palier des P500.
Je rajoute qu’en plus, officiellement, on ne peut plus mettre de prize-money sur les P250. En tout cas le logiciel de la FFT ne permet pas au club de le noter. Il faudrait que les gens sachent au moins quand il y en a.”
La fin des P100 et des P250 que nous connaissions
“Aujourd’hui, on va se trouver avec des P250 qui auront des valeurs différentes en fonction de ceux qui mettront des prix ou non, et puis aussi en fonction des régions qui n’ont pas forcément un vivier de joueurs qui correspond au niveau de l’ancienne version du P250.
Clairement, c’est certainement à terme la fin des P100 et des P250 tels que nous les connaissions jusque-là. C’est dommage. Dans notre club, on va cependant continuer à offrir le plus souvent possible un prize-money et des lots d’une valeur liée à la catégorie du tournoi.
Cette nouvelles formule des tournois de padel casse en quelque sorte ce travail que la FFT a mis en place et qui fonctionnait pour le coup très bien et qui est un énorme succès pour les clubs et la FFT, chiffre à l’appui. “
De plus en plus de compétitrices à Sète
Cette réglementation concernant l’obligation de faire un tournoi dames après 3 tournois de padel messieurs consécutifs me paraît un peu maladroite.
On doit tout faire pour aider le padel féminin à se développer. Et les clubs sont les premiers à vouloir développer le padel féminin. Mais avant de penser tournois, il faut penser à créer des joueuses.
Au début, on a eu beaucoup de mal pour avoir des joueuses dans les tournois. On n’avait pas le vivier nécessaire. On annulait, on reportait les épreuves. Je ne pense pas que cela donne une bonne image du padel féminin. Et au final, peut-être même que communiquer sur des tournois dames qui sont reportés ou annulés, c’est contre-productif.
C’est pourquoi la FFT doit faire confiance aux clubs et même leur apporter un réel soutien avec une vraie politique.
On ne peut pas imposer en France de faire des tournois dames lorsque dans des régions français tu n’as quasiment aucune compétitrice. Et dans les endroits où il y en a suffisamment, les clubs font déjà largement le job.
Je pense donc que pour des clubs plus petits dans des régions où il y a peu de joueuses, ça va être très compliqué…
Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. D’abord, il a fallu créer l’ambiance pour créer ces joueuses. Et elles se sont prises au jeu. Et maintenant certaines d’entre-elles sont devenues des compétitrices et elles participent aux tournois de padel dames.

Cet été, en fonction de la crise, on aimerait lancer notre premier P1000 messieurs et en parallèle un P500 dames. D’autant que nous fonctionnons très bien avec Bullpadel. On a une ambassadrice de luxe avec Nada Majdoubi qui joue au club régulièrement.”

Xan est un fan de padel. Mais aussi de rugby ! Et ses posts sont tout aussi punchy. Entraîneur physique de plusieurs joueurs de padel, il déniche des posts atypiques ou traite de sujets d’actualité. Il vous donne également quelques conseils pour développer votre physique pour le padel. Clairement, il impose son style offensif comme sur le terrain de padel !

























































































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