Cette fois, la marche était trop haute. Après leur grosse performance au premier tour, Dylan Guichard / Clément Geens n’ont rien pu faire face à Juan Lebrón / Leo Augsburger, tête de série 3 du Paris Major. La paire franco-belge s’incline en seulement 54 minutes, sans réellement parvenir à trouver de solutions.

Lebrón et Augsburger ont livré un match très complet, aussi solides en défense qu’agressifs dès qu’une opportunité se présentait. Une démonstration qui n’enlève rien au parcours de Guichard / Geens, auteurs d’un Paris Major réussi grâce notamment à leur énorme premier tour.

Lebrón / Augsburger ne laissent aucune ouverture

Dès les premiers échanges, la différence d’intensité se fait sentir. Lebrón / Augsburger imposent immédiatement leur rythme, sans montrer le moindre signe de tension pour leur entrée dans le tournoi.

En défense, presque tout revient. Guichard et Geens doivent constamment jouer un coup supplémentaire pour tenter de terminer les points. Une situation qui les pousse progressivement à forcer davantage, avec le risque de se faire contrer derrière.

Et lorsque la tête de série 3 récupère le filet, le rythme change immédiatement. Lebrón et Augsburger prennent la balle tôt, accélèrent et mettent constamment leurs adversaires sous pression.

Guichard et Geens poussés à la faute

Habituellement très solide, Clément Geens tente de prendre des risques pour faire bouger la TS3, mais se heurte à une défense impressionnante. Plusieurs attaques reviennent et la paire franco-belge se retrouve régulièrement contrée.

Même constat pour Dylan Guichard, moins précis que lors de son premier tour. Le numéro 1 français n’a pas réussi à reproduire la prestation livrée la veille, mais il faut surtout souligner la différence d’adversité.

Face à deux joueurs capables de défendre, contre-attaquer et terminer les points avec autant de vitesse, Guichard / Geens n’ont jamais véritablement réussi à installer leur jeu.

La différence s’est également ressentie dans l’intensité physique. Lebrón et Augsburger ont maintenu un rythme très élevé du début à la fin et bouclent la rencontre en seulement 54 minutes.

Une entrée en matière parfaite pour Lebrón / Augsburger

Pour leur premier match à Roland-Garros, Juan Lebrón et Leo Augsburger envoient donc un premier message.

Ni le Philippe-Chatrier, ni le public acquis à la cause de Guichard, ni l’événement n’ont semblé perturber la tête de série 3. Les deux joueurs sont immédiatement entrés dans leur tournoi avec beaucoup d’intensité.

Après leur déception à Madrid, où ils avaient été éliminés dès leur entrée en lice par Gonza Alfonso / Tino Libaak, la réaction était attendue. Elle a été nette à Paris.

Une wild card largement rentabilisée pour Guichard / Geens

Cette lourde défaite ne doit toutefois pas faire oublier ce qu’ont réalisé Guichard / Geens à Roland-Garros.

Invités dans le tableau principal, ils avaient parfaitement profité de leur wild card au premier tour en dominant Santiago Pineda / Javi Ruiz 6/0 6/2. Une performance impressionnante face notamment à Javi Ruiz 35e mondial.

Sur le Philippe-Chatrier, la paire franco-belge avait livré un match presque parfait. Geens avait fait énormément de dégâts avec sa vibora et son agressivité, tandis que Guichard avait été très complet, avec très peu de déchet. En seulement deux sets, ils avaient étouffé leurs adversaires et confirmé leur bonne dynamique Madrid.

Face à Lebrón / Augsburger, le niveau demandé était encore supérieur et l’écart s’est cette fois clairement fait sentir.

Mais le bilan reste positif : un seizième de finale dans un Major et 90 points FIP récupérés. Des points qui vont permettre à Guichard et Geens de poursuivre leur progression au classement mondial.

Pour Dylan Guichard, qui vient d’atteindre son meilleur classement, cette semaine parisienne confirme une nouvelle fois sa progression. La route vers les toutes meilleures paires reste encore longue, comme l’a montré ce match, mais la wild card est clairement réussie.

Benjamin Dupouy

J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !