Après avoir bouclé la fin de saison du FIP Tour à La Réunion avec deux superbes épreuves, David Matéo enchaînera directement avec l’un des rendez-vous majeurs du début d’année 2026 : le FIP Platinum Marseille du 2 au 8 février. Une continuité logique pour celui qui est devenu, au fil des années et des tournois, l’une des pierres angulaires de l’organisation sportive sur le circuit international.
Dans cet entretien, il détaille son rôle, les exigences spécifiques d’un FIP Platinum, l’ambiance attendue à Marseille et sa manière très personnelle de gérer les joueurs, sans rien changer à ses principes.
Un rôle central, mais volontairement discret
« Mon rôle, c’est de gérer tout le sportif, toutes les demandes des joueurs, que ce soit les hôtels, les transports, etc. Je dois être au petit soin avec eux, faire attention qu’ils ne manquent de rien. »
Au-delà de la logistique pure, David Matéo insiste sur la coordination permanente avec l’arbitrage :
« Je travaille aussi en collaboration avec le juge-arbitre et les arbitres sur les horaires des matchs. »
Un poste clé, souvent invisible quand tout se passe bien — et c’est précisément l’objectif :
« Quand tu as bien bossé, s’il n’y a pas de problème dans un tournoi, c’est que le directeur de tournoi a bien bossé. Généralement, ça s’est bien passé jusqu’à présent. Donc j’espère que là, ça sera bon. »
Sur le fond, son rôle ne change pas radicalement par rapport aux autres étapes du circuit :
« Mon rôle par rapport aux autres tournois, il ne change pas des masses. »

Des exigences supérieures à un FIP classique
La différence majeure avec un FIP Bronze ou Silver se situe ailleurs :
« Sur le Bronze ou Silver, il n’y a pas d’hôtel. Il n’y a pas les trajets à gérer. Alors que là, oui. »
Et surtout, le niveau des joueurs modifie la nature des attentes :
« Le fait que ce soit des plus gros joueurs qui viennent quand même, je pense qu’il y aura un peu plus d’exigence. »
Pour autant, David Matéo ne change pas sa méthode de travail :
« Je prépare ce FIP honnêtement comme les autres. Je ne ressens pas de pression particulière. Pour moi, c’est pareil. »
Travailler avec passion, sans pression
Ce qui ressort le plus nettement, c’est l’état d’esprit :
« En travaillant avec la passion, avec le cœur, je suis super content d’être là. Chaque FIP, je suis très heureux. »
Marseille a toutefois une saveur particulière :
« Là, en plus, c’est la dernière case. Je suis encore plus heureux d’être là. Il me tarde. »
Il compare même le FIP Platinum à un niveau très proche du circuit Premier Padel :
« Un FIP Platinum, c’est quand même vachement proche d’un P2. C’est une belle répétition. C’est pour ça qu’il y a souvent du top 10 sur des Platinum. »
Un tournoi idéalement placé dans la saison
Le positionnement du tournoi est stratégique :
« La place de ce tournoi, elle est très bien. La saison démarre. Il y aura des paires qui auront envie de se montrer, de dire qu’elles sont là, bien là. »
Un contexte renforcé par les changements de paires :
« Il y a souvent des mercatos, des changements d’équipe. Donc c’est un bon tournoi. »
Et la localisation joue en faveur de Marseille :
« En France, donc chez nous, évidemment, mais toujours pas très loin de l’Espagne pour récupérer les meilleurs joueurs. »
Concernant la présence potentielle du très haut niveau :
« Julien Nazarian est en contact avec plusieurs agents des joueurs du top 10. Donc à voir. »
Une collaboration fluide avec Julien Nazarian
David Matéo insiste sur la qualité humaine et professionnelle de l’équipe organisatrice :
« Julien est quelqu’un de très compétent, de très motivé, très passionné. On s’entend très bien. »
Une collaboration déjà bien installée :
« On travaille ensemble depuis déjà quelques mois. Tout se présente bien. »
Un dispositif de jeu ambitieux au Palais des Sports
Le cadre promet d’être impressionnant :
« Il va y avoir trois terrains centraux dans le Palais des Sports, là où ils accueillaient avant un tournoi de tennis, un ATP 250 (L’Open 13) ».
L’organisation des pistes est pensée dans le détail :
« En tout, il y aura cinq pistes : deux pour les entraînements. Au début, on va se servir de quatre pistes et une pour l’entraînement, puis on passera sur trois pistes, et même une seule piste sur la fin. »
Sans cloisonnement visuel :
« Elles seront côte à côte, sans séparation particulière, avec beaucoup d’espace pour permettre les sorties autorisées sur tous les terrains. »
La montée en puissance est progressive :
« On va essayer de se servir de la piste centrale à partir des quarts. Ce sera à valider avec la FIP, mais les demi-finales le samedi et les finales le dimanche se joueront uniquement sur cette piste. »
« Et puis je tiens rappeler qu’on aura une partie des matchs qui se joueront au club partenaire du FIP Platinum, le CAP 7 Padel géré par Stéphane Penso qui fait partie des artisans de ce tournoi.
Il a évidemment une grand expertise dans le monde de padel. On le connait pour être le Monsieur Test du padel, mais il a aussi une expérience certaine dans l’événementiel ».
Des exigences FIP inédites
Le FIP Platinum impose un niveau d’exigence unique sur le circuit :
« C’est le seul tournoi FIP où tu dois avoir un arbitre de chaise sur tous les matchs, tout le temps. »
Une contrainte lourde à gérer :
« Sur les autres tournois, c’est souvent à partir des demies. Là, c’est sur tous les matchs. »
Une gestion des joueurs inchangée, quel que soit le niveau
Malgré le prestige du plateau, David Matéo reste fidèle à lui-même :
« Ma gestion des joueurs, non, elle ne change pas. Mon approche ne changera pas. »
Une philosophie assumée :
« J’ai toujours géré des joueurs loisirs comme des joueurs de FIP. »
« Je viens en étant cool, drôle, décalé. Je chambre beaucoup. »
« Donc non, non, ça ne changera pas. »
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.

























































































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