La paire numéro 2 mondiale, Gemma Triay / Delfi Brea, était invitée au micro de Padel Review pour s’exprimer après sa victoire au Miami P1 face à Ari Sánchez et Paula Josemaría.
Un troisième sacre à Miami
Triay et Brea ont une nouvelle fois renversé les numéros 1 mondiales, Sánchez et Josemaría, pour la deuxième fois de la saison. Après une finale remportée en trois sets au Gijón P2 (0/6 6/1 6/4), elles se sont imposées à nouveau en trois sets au Miami P1 (2/6 6/1 6/4). Deux victoires majeures, obtenues selon un même schéma : une première manche perdue, suivie d’un retournement de situation pour s’imposer 6/1 6/4.
“J’ai envoyé trois balles dehors dès le premier jeu du match. Rater trois balles, ça se paie. Je suis consciente que ça pénalise, et au final, on commence avec un break de retard contre une paire qui, une fois en tête, devient très dangereuse. Elles sont très fortes, très constantes, et je pense que c’est ce qui s’est passé. Il n’y a pas trop de mystère. Je crois que j’ai surtout commencé avec une énergie mal placée, mais ensuite, l’important, c’est de redresser la situation. Espérons qu’on pourra le faire plus tôt la prochaine fois.” Delphi Brea
Comment ont-elles renversé la tendance ?
Lors de ces finales, Triay et Brea ont su ajuster leur jeu après un premier set compliqué.
“Travail, concentration, stratégie. Dans le premier set, on a commis des erreurs non forcées. On a essayé de mieux ajuster nos lobs, d’en faire des plus hauts, et ça nous a permis d’être plus agressives, d’aller vers l’avant et de mieux contre-attaquer. Moi, j’ai essayé de mettre plus de pression au filet, de jouer dans ma zone de confort, et Delfi a bien contrôlé le jeu. C’est ce qui a fait la différence.” Gemma Triay
La paire, nouvellement formée pour cette saison 2025, a décroché son troisième titre de l’année à Miami, lors du quatrième tournoi de la saison. Après une élimination en demi-finale du Riyadh P1 face aux numéros 3 mondiales, Fernandez et Gonzalez, elles ont enchaîné avec trois sacres consécutifs.
“On savait qu’on allait bien jouer ensemble, mais on a eu une pré-saison très courte. Il nous manquait encore du temps pour jouer des matchs. Je sens que chaque jour, tout devient plus fluide. On progresse de mieux en mieux, et en ce moment, on se sent très bien, très à l’aise. Chacune sait ce qu’elle doit faire et ce qu’elle doit apporter à l’équipe. Je ne doutais pas que notre duo allait bien fonctionner, mais gagner trois tournois consécutifs, ce n’est jamais facile.” Gemma Triay
Le padel à la conquête des États-Unis
Le Premier Padel mise sur le marché américain avec l’organisation du premier tournoi de ce circuit aux États-Unis, à Miami. Une première réussie sous la direction du légendaire Fernando Belasteguín, qui a attiré une large audience, tant dans les gradins qu’à travers les écrans.
“On s’est senties très appréciées ! Ça a été une semaine super amusante, avec toute l’ambiance et le spectacle à l’américaine. J’espère que ce sera le premier d’une longue série. Je pense que ce sport peut énormément plaire ici. C’est juste une question de temps et de travail bien fait, et je n’ai aucun doute que c’est déjà en train de se mettre en place. Petit à petit, on viendra jouer ici beaucoup plus souvent.” Gemma Triay
Des records et un objectif clair
À 32 ans, Gemma Triay, actuelle numéro 3 mondiale, a disputé à Miami sa 80ᵉ finale en carrière. Comment parvient-elle à maintenir une telle motivation ?
“En fait, je ne me lasse jamais de gagner des titres et d’aller en finale. Ce qui me fatigue, c’est perdre ! (rires) Donc, honnêtement, je n’ai pas besoin de faire d’effort pour rester motivée. Je suis une joueuse très ambitieuse, j’essaie de me lever chaque jour pour apprendre de nouvelles choses. J’adore aller m’entraîner. Je sais que j’ai encore beaucoup à améliorer, et c’est ça qui me pousse à avancer. J’aime mon métier, j’aime la compétition, et je fais de mon mieux pour apporter à mon équipe et continuer de progresser chaque jour.” Gemma Triay
De son côté, l’Argentine Delfi Brea, 4ᵉ mondiale à 25 ans, rêve de devenir numéro 1 à la fin de la saison et de représenter son pays au plus haut niveau.
“J’espère ! Je travaille pour ça. Je suis très consciente de ce que je dois faire pour que cela arrive. J’attends avec impatience le tournoi de Buenos Aires, ça va être une expérience incroyable, au-delà du résultat. Mais pour le moment, je reste concentrée sur mon travail au quotidien.” Delfi Brea
Avec une telle dynamique, Triay et Brea ont clairement l’ambition de renverser la saison 2025.
Grand passionné de sport et ancien tennisman, j’ai découvert le padel il y a quelques années sans m’y attarder vraiment. Puis je suis devenu accro à ce sport en le pratiquant et en regardant les matchs de premier padel. Hâte de vous partager les actus 2025 !

























































































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