Eduardo Alonso, joueur de padel professionnel espagnol, a connu une année 2024 positive en termes de résultats. Actuellement 14ᵉ mondial et associé à l’Espagnol Alejandro Arroyo pour la saison 2025, il a été interviewé par Padel Up, où il partage son ressenti sur la saison écoulée, son déménagement à Valladolid, le coaching de Gustavo Pratto, et bien plus encore.
2024 : l’année de la révélation
Le joueur espagnol de 24 ans a connu sa meilleure année sur le circuit professionnel de padel en termes de résultats et de régularité. En effet, Eduardo Alonso a évolué aux côtés de différents partenaires tout au long de la saison. Il a débuté l’année avec Alejandro Arroyo, avant de partager brièvement la piste avec l’Argentin Alex Chozas fin juin, puis de s’associer avec Momo González pour la seconde partie de la saison.
Résultats marquants de la saison 2024 :
- 4ᵉ place au Master Final de Barcelone
- Quart de finale dans chaque Major
- Deux titres FIP remportés : FIP Star Gran Canaria et FIP Platinum Sardaigne
- Trois demi-finales : Bordeaux P2, Milan P1, NewGiza P2
Je pense que c’était l’une de mes meilleures années. Les sensations de bonheur après tant d’années de travail, et plus que le bonheur, c’est la satisfaction, parce qu’au final, tu passes beaucoup de temps à t’entraîner, tu vois que ça ne fonctionne pas, tu perds des matchs et tout ça…
Un parcours différent de celui d’autres joueurs ayant explosé très tôt sur le circuit professionnel, mais Edu Alonso s’impose à 24 ans comme l’un des meilleurs joueurs du monde. Il atteint son meilleur classement en carrière et clôture l’année en participant au Master Final, réunissant les 16 meilleurs joueurs mondiaux.
Je fais partie de ceux qui ont mis du temps à tracer leur chemin, à évoluer. Cela m’a peut-être pris plus de temps qu’Arturo, Yanguas ou d’autres joueurs de mon âge. Mais au final, je crois que si tu travailles et que tu es constant, avec de bonnes conditions, tu peux toujours arriver en haut. Bien sûr, tout le monde n’a pas le même rythme, et c’est compliqué, car parfois tu te compares aux autres, ce qui n’est pas très bon.
Coello, Valladolid : un changement de carrière et de vie
Le joueur espagnol a déjà partagé la piste du numéro 1 mondial par le passé lors de deux tournois (Championnat d’Espagne). Même si les résultats n’ont pas été à la hauteur des attentes, cette expérience a permis aux deux joueurs de tisser une belle amitié, ce qui a conduit Eduardo Alonso à un changement majeur dans sa carrière et sa vie.
Je n’ai pas beaucoup brillé avec Arturo, mais bon, c’était bien. C’est vrai qu’on a passé un bon moment, on a bien profité, et ça a été un plaisir de partager la piste avec lui, au-delà du côté professionnel, car on s’entendait très bien en dehors du terrain, et c’était un vrai plaisir de participer à la compétition.
Originaire de Valence, Edu Alonso a fait la rencontre de son coach actuel, Gustavo Pratto, grâce à Arturo Coello. Ce dernier est un entraîneur de renom dans le monde du padel professionnel.
On se connaissait depuis les jeunes, mais ce n’était pas une relation aussi proche qu’à ce moment-là. On a commencé à s’entendre super bien, on a sympathisé et à partir de là, en fait, la décision de vivre à Valladolid a été un peu influencée par lui, car c’est grâce à lui que j’ai rencontré Gus. J’y suis allé m’entraîner quelques fois pour préparer ces tournois, et ça m’a beaucoup plu, donc j’ai décidé de m’installer là-bas avec eux.
Un véritable changement d’environnement et de vie pour le jeune espagnol, qui a quitté le domicile familial à l’âge de 18 ans pour goûter au professionnalisme du padel mondial.
Il y a eu des moments difficiles, mais la plupart ont été vraiment bons, surtout grâce au soutien de Gus et des gens autour de moi, qui m’ont beaucoup aidé, notamment ma famille et Arturo.
Gustavo Pratto, entraîneur des numéros 1 mondiaux Coello / Tapia et de l’Espagnol Arturo Coello depuis de nombreuses années, dirige également une académie à Valladolid (Gustavo Pratto Academy). Cette saison, il supervise également la paire reformée Edu Alonso / Alex Arroyo.
Gus a cette capacité unique à te transformer et à forger ton caractère pour la compétition […] mais la personne que j’étais à l’époque et celle que je suis aujourd’hui après avoir passé ces 5 ou 6 années avec lui, c’est deux mondes différents. […] ce qui fait sa force, c’est sa mentalité.
Son association avec Momo Gonzalez
En juillet dernier, Momo Gonzalez met fin à son aventure à Malaga aux côtés d’Alex Ruiz avant de tester une association sur deux tournois avec l’Espagnol, alors 19ᵉ mondial, Edu Alonso. Après ces essais concluants, ils prennent officiellement la décision de partager la piste ensemble pour la fin de la saison.
C’était une décision assez difficile pour lui. Au début, Momo avait le choix entre rester dans les 8 premiers avec moi ou prendre un autre partenaire pour conserver sa position. Mais il a pris le risque. C’était compliqué, car à ce moment-là, je jouais avec Alex Chozas. […] ça s’est bien passé, et je suis content que nous ayons joué ensemble.

Pour la saison 2025, Momo Gonzalez, après une série de bons résultats avec Edu Alonso, dont une 4ᵉ place au Master Final de Barcelone, a choisi de s’associer avec Jon Sanz, actuellement 10ᵉ mondial et dernier vainqueur du Master Final.
Quand Momo a pris la décision de rompre le partenariat, je le respectais à 100%. Bien sûr, cela m’a fait un peu de peine, car je me sentais très à l’aise avec lui, mais je comprends la décision. Au final, il joue avec John, et il peut recevoir certaines choses de John que je ne pouvais pas lui donner, comme la puissance. Mais tout va bien.
Reformer la paire avec Alex Arroyo
Amis d’enfance, les deux joueurs espagnols, Edu Alonso et Alex Arroyo étaient associés la saison dernière, avec notamment deux quarts de finale en Major (Qatar et Italie) et deux en P1 (Acapulco et Santiago).
On a déjà joué ensemble il y a un certain temps et c’était l’une des raisons pour lesquelles j’ai voulu rejouer avec lui. J’aime bien faire des projets à long terme avec des gens de mon âge ou des jeunes, pour pouvoir prolonger le temps ensemble. Je sentais qu’avec Alex, il nous restait encore beaucoup à améliorer. On avait un grand potentiel de progression, et je croyais qu’on pouvait vraiment bien faire. C’est pour cela que j’ai pris la décision de revenir jouer avec lui, et aujourd’hui, les sensations sont très bonnes.
Une saison qui n’a pas démarré comme espéré, avec une défaite en huitièmes de finale face à la paire Chozas / Ruiz en trois sets au Riyadh P1.
La signature avec Nox
Nox signe un deuxième joueur du Top 20 mondial avec l’espagnol Edu Alonso.
Dès le début, avec Nox, j’ai senti qu’ils avaient une vraie confiance en moi, qu’ils me soutenaient à 100%, et qu’ils voyaient un grand projet pour l’avenir. C’est vraiment ce qui m’a motivé à signer avec eux.
Un partenariat à long terme entre les deux parties qui promet de nombreux projets.
il y aura des nouveautés. Nous en parlerons en septembre ou octobre, mais pour l’instant, il faut rester attentif. Tout sera révélé au moment voulu.
L’évolution du padel
Le débat actuel sur le padel moderne porte sur un style de jeu axé sur des frappes puissantes et un jeu rapide, ce qui pourrait engendrer l’émergence de nouveaux profils de joueurs.
Avec l’évolution du padel, je n’ai pas d’autre choix que d’améliorer ma frappe, et ça, je l’entraîne au quotidien. C’est un peu compliqué parce qu’il n’y a que la pré-saison pour vraiment travailler ça sérieusement. Et comme il fait froid pendant cette période, la balle est plus lourde, et ça peut être risqué pour l’épaule.
Le padel évolue vers un jeu plus rapide, et c’est un peu dommage pour moi, mais c’est la réalité. Il y a encore beaucoup à dire sur ce débat, mais tout dépend des types de terrains.
Le point en or et le changement de surface sont deux des sujets qui suscitent des discussions sur l’avenir du padel.
Je préfère l’avantage, ça me convient mieux.
Ce n’est pas nécessairement de la terre battue, mais je pense qu’on pourrait tester d’autres types de surfaces.
Pour clôturer l’interview, une question que beaucoup se posent est celle de l’importance d’un titre et de la compétition en elle-même. Quel serait le choix d’un joueur entre jouer le point décisif d’un Mondial, qui pourrait offrir une victoire historique pour son pays, ou remporter un Major, l’un des titres les plus prestigieux du circuit mondial ?
C’est une question difficile ! […] Franchement, je dirais que jouer pour la sélection, pour faire gagner son pays, c’est l’une des plus grandes choses qu’on puisse vivre. Bien sûr, j’aimerais aussi gagner un Major, mais il y en a plus d’une chance. En revanche, jouer pour son pays, c’est unique.
Grand passionné de sport et ancien tennisman, j’ai découvert le padel il y a quelques années sans m’y attarder vraiment. Puis je suis devenu accro à ce sport en le pratiquant et en regardant les matchs de premier padel. Hâte de vous partager les actus 2025 !

























































































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