À l’occasion d’un moment plus calme lors du FIP Silver Côte du Midi, nous avons rencontré Bertrand Zimkowiak, président de Distripur, une entreprise récemment installée au Set Padel Narbonne. Il nous explique en détail sa technologie innovante de rafraîchissement d’air.
Pouvez-vous nous expliquer à quoi servent ces machines installées dans ce magnifique club du Set Padel Club ?
Nous avons installé des équipements qui permettent de rafraîchir l’air sur une hauteur d’homme, donc uniquement la zone occupée par les joueurs. C’est une technologie brevetée développée par une start-up française créée il y a trois ans.
Nous déployons cette solution pour climatiser de très grands volumes, qu’ils soient sportifs ou industriels, tout en réduisant fortement la consommation électrique. Ici, par exemple, la hauteur sous plafond est de dix mètres, mais on ne rafraîchit que les deux premiers mètres : cela représente une énorme économie d’énergie.
Pour les non-initiés, comment est-ce possible de ne climatiser qu’à hauteur d’homme ?
Alors, je vais essayer d’être simple. L’air froid se comporte comme de l’eau, donc on peut le contenir. Dans chaque appareil, il y a une partie diffuseur et une partie collecteur. On crée un écoulement horizontal à vitesse très lente, qui diffuse de l’air rafraîchi dans l’espace, et qui est récupéré de l’autre côté.
Il faut imaginer qu’on remplit l’espace avec un fluide : c’est en réalité l’air froid qui reste en bas, sur environ deux mètres de hauteur. C’est aussi pour cela que les colonnes des machines mesurent environ 2 m – 2,20 m. Au-dessus de cette limite, la température augmente très rapidement, ce qui permet d’éviter le gaspillage énergétique.

Le bâtiment ici est très grand. Y a-t-il une limite à l’installation de votre système ?
Non, c’est entièrement modulable. Nous avons des projets dans des espaces de 4000 m², soit deux fois plus grands que celui-ci. On y installe simplement plusieurs modules pour répondre aux besoins. Ce système s’adresse à tous les grands volumes difficiles à climatiser, souvent trop coûteux à équiper avec des systèmes classiques.
Pour vous donner un ordre d’idée, ici nous n’avons installé que 60 kW, là où une climatisation classique aurait exigé environ 200 kW.

Avez-vous déjà installé cette technologie dans d’autres clubs de padel ?
Oui, tout à fait. Nous sommes très sollicités par le monde du padel. Ce sont généralement de grandes structures, avec beaucoup de hauteur et de surfaces. Mais surtout, notre système a une valeur ajoutée : il assèche très bien l’air.
Regardez les vitres ici : aucune trace d’humidité. Toute la vapeur produite par les joueurs et les spectateurs est absorbée par notre système. Cela évite d’avoir à essuyer les vitres, ce qui est essentiel pour la lisibilité du jeu au padel.
Nous intervenons également dans des salles de badminton, de squash ou encore dans des projets de futsal, avec parfois des volumes encore plus impressionnants. On avance aussi dans le domaine industriel, où de nombreux halls cherchent à rafraîchir uniquement la zone de travail des opérateurs.
Et côté utilisateurs, les retours sont bons ?
Oui, très bons. Il y a eu un jour cette semaine où l’humidité extérieure était très forte, avec la pluie et la foule, donc les conditions étaient extrêmes. Mais dans l’ensemble, les vitres sont restées impeccables.
Avant notre intervention, il faisait vraiment très chaud ici. Le confort thermique apporté par notre technologie est un vrai plus. Et cela change aussi la qualité du jeu.

Quels sont vos objectifs pour les mois et années à venir ?
Nous avons deux priorités. La première, c’est de nous faire connaître. Nous avons déjà des échanges avec l’Espagne, la Suisse et l’Allemagne, qui s’intéressent beaucoup à notre technologie.
La seconde, c’est de consolider notre capacité de production, avec un maximum de partenaires français ou européens. On sent une vraie dynamique, renforcée par la prise de conscience liée au changement climatique et à la sobriété énergétique.
Comment les clubs ou entreprises peuvent-ils vous contacter ?
Aujourd’hui, cela fonctionne beaucoup par le bouche-à-oreille. Les joueurs de padel voyagent, et quand ils découvrent un club bien rafraîchi, ils en parlent à d’autres responsables.
Sinon, on nous trouve via notre site internet : www.distripur.fr. Il est simple mais fonctionnel. On est aussi présent sur LinkedIn, Instagram, et d’autres réseaux sociaux.
On est facile à contacter, et on intervient partout en France. Nous développons également notre activité à l’étranger, notamment en Espagne, où nous venons de signer un partenariat avec une entreprise locale pour déployer notre technologie.
































































































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