Numéro 1 française et 25e mondiale, Alix Collombon s’est confiée à Padel Magazine. Dans cet entretien, elle évoque la ferveur grandissante du public tricolore, sa quête du top 20 mondial et la stabilité retrouvée aux côtés d’Araceli Martinez.
Interview réalisée au Paris Major 2025 avant son nouveau titre de championne de France aux côtés de Léa Godallier.
Le seul espoir français du Paris Major
Lors du dernier Paris Major, Alix Collombon portait seule les espoirs du padel tricolore. Éliminée en huitièmes de finale, la numéro 1 française n’a pourtant pas ressenti de pression particulière liée à ce statut :
« C’est sûr que j’aimerais partager les encouragements des Français le jeudi en huitième de finale. Malheureusement, ça n’a pas été le cas cette année. Mais une pression supplémentaire, non. Je donne le meilleur que j’ai à donner, j’essaie d’aller le plus loin possible sur tous les tournois que je fais. »
Pour elle, la véritable responsabilité n’était pas de porter un drapeau, mais d’offrir un vrai spectacle au public français :
« Le pire qui puisse arriver, c’est qu’il y ait beaucoup de monde, une super ambiance, et que le match soit très rapide, sans spectacle. Même si ça a fait 6-3, 6-2, j’ai reçu énormément de messages. Les gens ont pris du plaisir à regarder ce match. »
Un public français de plus en plus présent
Si la déception sportive est bien réelle, l’enthousiasme du public français a marqué Alix :
« Franchement, je le sens, il y a de plus en plus de soutien. Même en dehors des terrains, on nous reconnaît davantage, on nous demande plus de photos, d’autographes. Ce n’est plus seulement un engouement ponctuel. »
Elle souligne aussi la progression du tournoi :
« Je ne sais pas si j’ai déjà joué devant autant de monde. Je pense qu’on a doublé par rapport à l’année dernière. C’était une super ambiance, j’ai pris un énorme plaisir à jouer. »
Le cap symbolique du top 20 mondial
Actuellement classée 25e mondiale, Alix Collombon vit avec une certaine frustration. Elle a déjà atteint le 19e rang en 2021 et rêve de revenir dans ce top 20. Mais la marche est plus haute que jamais :
« Chaque année, le niveau est plus dur. Il y a des jeunes qui arrivent et qui font des quarts ou des demies comme si c’était normal. C’est très frustrant de perdre presque chaque semaine en huitième contre les mêmes paires. »
La Française rappelle aussi la difficulté du tirage : souvent opposée très tôt à des têtes de série comme Gemma, Paola, Bea González ou Claudia Fernandez, les opportunités de passer en quart sont rares.
La stabilité retrouvée avec Ara Martinez
Après une période instable, marquée par cinq partenaires en deux ans, Alix a trouvé une vraie continuité en s’associant à l’Espagnole Araceli Martinez :
« Quand elle m’a appelée en juillet dernier, j’avais eu cinq partenaires en deux ans, alors que sur mes cinq premières années de circuit je n’en avais eu que trois. J’avais envie de retrouver de la stabilité. »
Cette association lui a aussi permis de rehausser son niveau de jeu :
« Avec Ara, je me sens plus agressive, plus créative. Elle me pousse à tenter plus de choses. J’ai retrouvé de la confiance et passé un cap cette année. »
Si les objectifs initiaux étaient surtout liés au jeu et non aux résultats, la paire a tout de même trouvé une certaine constance.

Les regrets d’anciennes associations
Dans sa carrière, Alix a aussi connu des associations avortées, certaines laissant un goût amer. Elle cite notamment Alejandra Alonso comme l’un de ses plus grands regrets :
« Quand je l’appelle, j’étais au fond du trou, et elle jouait les qualifs. Elle avait du mal à se libérer avec moi, et je n’arrivais pas à la driver. Au bout de quatre tournois, Iglesias m’appelle et c’était compliqué de dire non. Mais quand tu vois ce qu’Alejandra a fait après, tu te dis peut-être que j’ai loupé un truc. »
Alix revient également sur son passage avec Victoria Iglesias, une courte aventure qui n’a pas porté ses fruits :
« Je dis oui à Victoria, et pour autant, ça ne s’est pas passé comme je l’aurais espéré. On a donné le meilleur de nous-mêmes, mais parfois, ça ne fonctionne pas. C’est peut-être avec ces deux partenaires-là que je me dis qu’on a manqué quelque chose. »

Pour elle, le timing a souvent joué un rôle décisif dans ces expériences :
« Des fois, le timing est dur et on a des choix à faire. Parfois ce sont les bons, parfois non. Et quand on se trompe, on ne le sait pas toujours, on ne le saura jamais. »
L’avenir avec Ara : stabilité avant tout
Malgré quelques sollicitations, Alix reste fidèle à son projet avec Martinez. Dans un circuit où les changements de partenaires se multiplient, la Lyonnaise valorise la continuité :
« Ça arrive d’avoir des appels, mais pas d’appels qui valent le coup, entre guillemets, de changer avec Ara. Changer pour changer n’a aucun intérêt. »
Une philosophie partagée par sa partenaire espagnole :
« Je sais que pour Ara, c’est pareil. Elle a eu des appels, mais qui ne valaient pas le coup pour elle. Pour l’instant, le sujet n’est pas sur la table. »
Reste une nuance, propre au haut niveau :
« Maintenant, si demain, elle ou moi, on a un appel d’une joueuse top 20, ça peut changer les choses. Mais pour l’instant, ce n’est pas le cas. »
Maceo Zerhat découvre le padel en 2020 à Savigny-sur-Clairis en Bourgogne. Il participe à l’expansion du club en apportant son énergie et sa curiosité. Sur Padel Magazine, il transmet sa « Padelmania » en rebondissant avec adresse sur toute l’actualité de votre sport préféré !



































































































FIP Gold Melilla : fin de parcours pour Guy de Chamisso, battu par Alonso / Goñi en quart de finale
Kuwait Major : Fonteny / Moragues lancent leurs qualifications, Leygue / Moya directement au deuxième tour
Mondial 2026 : Coello / Galán face à Tapia / Chingotto, le duel que tout le padel rêve de voir ?
Coki Nieto envisage de passer à droite : « Les autres arrivent comme des avions physiquement »
Jérôme Inzerillo : « Le padel français a besoin de structures, de bons entraîneurs et de jeunes qui s’investissent »
Michel Corbière (Forest Hill) : « Il va y avoir beaucoup de mauvais clubs de padel, parce qu’il y en aura trop aux mauvais endroits… »
Michel Corbière (Forest Hill) : « Je ne peux pas mourir sans savoir jouer au tennis »
FIP Tour – Blanqué, Hugounenq, Merah… le programme des Français ce vendredi, avec plusieurs têtes de série dans le viseur
FIP Gold Melilla – Guy de Chamisso / Lasgoity face à Alonso / Goñi : à 17 ans, un nouveau rendez-vous face à l’élite mondiale
Padel amateur : pourquoi PISTA veut mettre fin au casse-tête des niveaux entre joueurs
Leo Augsburger avant les Mondiaux : « Avec Tino Libaak à droite, on peut battre n’importe qui »
Le padel pèse 8,6 milliards d’euros dans l’économie mondiale en 2026
Le padel dépasse le million de licenciés dans le monde : une croissance de 31 %
France, Allemagne, Royaume-Uni : les trois nouveaux moteurs du padel européen
Padel mondial : l’Espagne reste la référence, mais la France et ses voisins accélèrent
Padel Quest Awards : dix spécialistes en lice pour le titre de meilleur stage de padel de l’année
Perd-on son classement Padel FFT après plus d’un an sans licence / sans compétition ?
Padel Xperience : l’Académie ouvre le 2 novembre à Marcheprime, avant l’inauguration du complexe en 2027
La Toussaint – Les Pyramides organisent un stage de padel pour adultes avec un tournoi P50 pour clôturer la semaine
Ce que révèle l’analyse du geste : coup droit tennis vs bandeja padel
La bandeja a-t-elle disparu du padel moderne ?
Coup droit à plat au padel : les 5 exercices de Cristian Álvarez pour gagner en contrôle et en efficacité
Pourquoi savoir jouer à droite et à gauche peut faire la différence
Tapia donne la recette pour battre Coello / Tapia : « Je jouerais tout sur moi »
Comment Coello a désamorcé le plan de jeu de Chingotto
Au padel, l’alchimie d’une paire compte-t-elle autant que le niveau individuel ?
L’été change le padel… et si le vrai défi n’était pas de frapper plus fort ?
Coello avec un joueur à 0 point devant deux top 10 : faut-il revoir le classement FIP ?
Ni FIP Tour, ni Championnat du monde par équipes : le format particulier du padel aux Jeux Méditerranéens
Premier Padel : quand la télévision peut rallonger les pauses des joueurs
Julien Seurin se livre sur le mental : « Il y a beaucoup plus de doutes que de moments de bonheur »
Plus d’un an après, Thomas Leygue de retour dans le top 150 : les coulisses d’un comeback encore inachevé
Padel vs squash vs badminton : le classement scientifique de l’intensité cardio
Pourquoi Arturo Coello joue-t-il avec la main droite bandée ?
Les Pyramides : après 12 pistes de padel, le club mise sur la formation des jeunes