Nous allons revenir sur un sujet qui revient régulièrement entre les joueurs et clubs de padel  :

Est-il normal qu’il y ait des épreuves de 1ère catégorie (P1000) en même temps qu’une épreuve internationale unique en France, un Challenger World Padel Tour ?

Nous avons dit que nous allions en parler. Nous allons le faire, mais cet article n’a pas pour but de caricaturer des clubs ou des épreuves de padel, ni d’opposer les uns aux autres. Cela ne sert à rien. L’idée est de savoir, si clubs et joueurs doivent trouver directement un moyen de s’entendre pour éviter ce qui va se passer du 19 au 21 octobre, à savoir : P1000 à Lille, P1000 à Lyon + les demi-finales et Finale Challenger World Padel Tour à Paris.

Une épreuve prévue depuis le 12 mars 2018

Rappelons-nous, le World Padel Tour officialisait la réalisation d’un Challenger à Paris à Casa Padel le 12 mars dernier. Une première à Paris, et la seconde fois en France que nous proposions un événement comme celui-ci en France.

Casa Padel accueille un Challenger du World Padel Tour

Un coût et une épreuve unique

La réalisation d’un étape ou d’un Challenger World Padel Tour est un coût très important. En effet, pour accueillir un Challenger par exemple, ce sont plus de 100.000€ d’investissement entre les droits pour proposer une épreuve – Challenger WPT, les coûts liés à la mise en place de l’épreuve, le manque à gagner, etc. Il s’agit par conséquent d’un investissement très important pour le club organisateur d’une épreuve comme celle-ci.

Tous les clubs et joueurs bénéficient de ce type d’événements. Des marques s’investissent et on doit montrer que le padel a de beaux jours devant lui…

Cette épreuve doit fonctionner en France. Nous avons tous, clubs, joueurs et fédération, un intérêt.

Faire cause commune ?

Un Challenger à Paris, ça veut dire les meilleurs joueurs du monde de padel pendant une semaine à Casa Padel. Pour tous les clubs et passionnés, c’est enfin la chance de voir ce qui se fait de mieux sur la planète padel dans le monde.

Nous devrions être tous reconnaissants qu’une épreuve comme celle-ci nous soit offerte.

WinWin Padel d’Aix-en-Provence a montré la voie en lançant le premier Challenger en France il y a plus d’un an.  Casa Padel est le premier à proposer un Challenger à Paris. Rappelons que Monte Carlo International Sports proposait à Monaco pendant 2 années consécutives un Master magnifique.  Ce sont des épreuves uniques en France. On sait à quel point, c’est difficile de mettre en place une épreuve comme celle-ci et de ne pas y laisser trop de plumes.

Clubs et joueurs de padel, tous les passionnés, devraient s’entendre pour permettre à tout le monde de participer à cette grande fête du padel, l’une des plus belles.

Cet argumentaire, nous l’avons entendu de tous les joueurs et clubs. Tout le monde est d’accord. Pourtant, on se retrouve dans une situation que personne ne voulait. Pourquoi ?

La FFT aurait dû  faire quelque chose ?

La Fédération Française de Tennis n’est pas coupable de tous les maux.  Clubs et joueurs doivent se mettre d’accord entre eux également. Des intervenants du padel témoignent :

Depuis le mois de mars, il y a eu tout le temps nécessaire pour éviter ce qui va se passer. C’est quand même dommage que nous nous retrouvions avec des épreuves qui peuvent parasiter un peu ce grand moment du padel.

Des P1000, il y en a en permanence. Nous en avons même trop. Tous les socios de padel devraient être ravis de voir un Challenger, un événement unique qui voit le jour. Espérons que les joueurs s’en rendent compte et répondent tous présents.

Bien évidemment, il faudra compter sur un public en-dehors du padel qui viendra découvrir ce bel événement. Mais « ils seraient bien que les padeleurs viennent voir ce qui se fait de mieux au monde, pour eux, pour l’événement, mais aussi pour l’avenir de notre sport« .

A notre sens, la Fédération Française de Tennis aurait peut-être dû limiter le nombre de tournois de padel ce week-end et surtout limiter le nombre de P1000 :

Déjà que ce n’est pas évident avec toutes ces épreuves, mais en plus, on autorise 2 P1000 sur un week-end comme celui-ci… Pas vraiment top comme situation.

Les clubs doivent s’entendre / communiquer entre eux pour éviter ce genre de situations. On en attend  certainement trop de la FFT, concentrée déjà à cadrer ce sport.

Un sujet qui débouche sur d’autres thèmes franco-français

Les dates pour des P1000 sont déjà toutes prises / Doit-on limiter le nombre de P1000 pour chaque organisation / club dans l’année ? / Les joueurs du débutant au confirmé ne veulent plus que des P1000 / Avons-nous un vivier de joueurs suffisamment importants pour une offre de tournois aussi importante ? …

Bref, cette chronique n’est qu’un constat. La solution n’est pas évidente à trouver, car « la vie économique d’un club ne peut pas s’arrêter pour un événement aussi beau soit-il » nous explique t-on… ce qui n’est pas faux.

Si vous avez des idées, une méthode, un avis, n’hésitez pas à le partager.

Franck Binisti

Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.