Alors, nos lecteurs sont-ils partisans du jeu sur sable ou non ? On va y venir, mais avant cela, un grand merci aux 32 personnes qui, en l’espace de 48 heures, ont répondu à notre mini-sondage “Pour ou contre les terrains sans sable apparent ?” Le sujet vous a manifestement intéressés et a donné lieu à un débat nourri sur notre page Facebook.
Mais trêve de suspense : sur les 32 répondants, 8 seulement préfèrent jouer sur des terrains sablés et 24 plébiscitent les pistes sans sable apparent ! En clair, trois joueurs sur quatre préfèrent les courts sans sable…
Ce que vous aimez dans les terrains sablés
■ Rapidité et confort.- Les aficionados des terrains avec sable apprécient le confort de jeu qu’ils apportent, notamment en permettant des glissades, un peu à la manière du tennis sur terre battue. D’ailleurs, ils aiment le fait que le sable favorise un jeu rapide et puissant, qui plaît généralement aux bons tennismen, notamment les “cogneurs”.
■ Une longévité supérieure.- Vous faites remarquer, à juste titre, que le sable accroît la durabilité des pistes qui en sont recouvertes. Il permet également d’absorber l’humidité et apparaît donc comme un bon choix pour des terrains extérieurs.
■ Un prix plus avantageux.- Outre leur prix d’achat, souvent inférieur, les pistes sablées coûtent d’autant moins cher qu’elles durent généralement plus longtemps. Mais cela suppose évidemment de bien les entretenir, nous rappelez-vous.
Ce que vous aimez dans les terrains sans sable apparent
■ Eloge de la lenteur.- Sur les pistes sans sable apparent, il y a “plus d’échanges car le jeu est plus lent, beaucoup plus tactique, je préfère de loin”, nous dit Lucas. Comme lui, plusieurs autres joueurs apprécient cette lenteur (relative) qui favorise la beauté du jeu et engendre des échanges de folie. Cette même lenteur devient un atout là où les amateurs de jeu rapide voient un défaut.
■ Moins de glissades.- Il y a les fans de glisse et les allergiques : ces derniers sont majoritaires parmi nos sondés. Jean Lic, par exemple, trouve les terrains sans sable “moins dangereux” car il redoute “les glissades non maîtrisées”. Franck remarque qu’il n’y a “pas besoin de balayer régulièrement” ces pistes avec comme conséquence “moins de risques de glissades intempestives quand le terrain n’est pas balayé et qu’il y a des tas de sables”.
■ Moins de bobos.- Qui dit moins de glissades intempestives dit moins de dérapages incontrôlés et donc moins de blessures, de l’avis de plusieurs sondés. Mais Renaud estime lui que “si la moquette est trop haute ou drue, la semelle peut accrocher et alors on risque l’entorse”.
■ L’hygiène.- Quelques joueurs peut-être maniaques jugent ces terrains “moins salissants”. Car parfois, un seul grain de sable peut enrayer une belle mécanique…
■ Blue is beautiful.- Un terrain uniforme, non sablé, est considéré comme plus “esthétique”, “joli”, et “plus lisible” pour les retransmissions filmées, grâce à un meilleur contraste.
Les inconvénients des terrains moins sablés
■ Wet wet wet.- Plusieurs répondants soulignent que les pistes sans sable apparent et l’humidité ne font pas bon ménage et rendent ces terrains glissants. C’est “compliqué en outdoor dans les régions pluvieuses”, estime ainsi TucheDaddy.
■ D’autres blessures.- Ne pas pouvoir glisser, c’est parfois bloquer ses appuis et se blesser. La plupart des joueurs en sont conscients, à l’image de Johann, qui s’est déchiré “les ligaments croisés sur un terrain sans sable”.
■ Attention au “décollage”.- Certains sondés font remarquer que moins on met de sable, plus la moquette risque de se décoller. De fait, un terrain sablé contient en moyenne 3 tonnes de sables, contre 2 tonnes pour un terrain sans sable apparent. Un poids qui peut parfois manquer.
■ Faux-rebonds.- Une majorité de sondés jugent les rebonds “plus réguliers” sur les pistes non sablées. Mais certains déplorent des “bulles” quand une moquette est mal posée ou que le soubassement est irrégulier. C’était par exemple le cas lors du WPT de Toulouse cette année, car le parquet en bois était gondolé par endroits, suite à une infiltration d’eau.
Plus c’est lent, plus on prend du plaisir
Je suis 100% pour le sans sable apparent ! Un terrain plus lent privilégie les échanges – et plus on joue d’échanges au padel, plus on prend du plaisir – et demande moins d’entretien. Le problème des terrains sablés, c’est que 90% des clubs les entretiennent mal, le sable est inégalement réparti, ça fait des faux-rebonds dans tous les sens et il y’a certaines parties du terrain où on tente une glissade en vain car il n’y a plus de sable à cet endroit-là … Cela cause beaucoup d’entorses à la cheville, malheureusement.
Tom Mitjana, n°23 français
La résistance aux intempéries
Comme le fait remarquer Pierre, “on se dirige vers une majorité de terrains sans sable”, notamment dans les clubs privés souhaitant offrir dans des conditions proches de celles du padel professionnel. Mais ce même Pierre juge qu’”un vrai joueur de padel doit savoir s’adapter et jouer sur tout type de surface, lente, rapide, padel classique, panoramique, etc. Savoir s’adapter surtout !”
Ce débat sur le sable, vous pouvez le poursuivre ici, sur notre page Facebook.
Après 40 ans de tennis, Jérôme tombe dans la marmite du padel en 2018. Depuis, il y pense tous les matins en se rasant… mais ne se rase jamais pala en main ! Journaliste en Alsace, il n’a d’autre ambition que de partager sa passion avec vous, que vous parliez français, italien, espagnol ou anglais.
































































































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