De retour au Bordeaux Premier Padel P2 après avoir manqué l’édition précédente sur blessure, Thomas Leygue a retrouvé le sourire grâce à une victoire qui lui permet aussi de tourner la page après quelques journées particulièrement compliquées sur le plan personnel. Entre son attachement à Madrid, son accent argentin, le plaisir de rejouer devant le public français et son onze idéal des joueurs français, le numéro un français s’est confié à Padel Magazine.
« Ce genre de victoire fait vraiment du bien »
Padel Magazine : Félicitations pour cette victoire. Ces derniers jours ont été particulièrement compliqués pour toi. Est-ce que ça va un peu mieux ?
Thomas Leygue : Je préfère en rire qu’en pleurer. J’ai eu pas mal de problèmes ces derniers jours. Ça fait partie de la vie d’un sportif, même si mentalement ça a été très dur, et ça l’est encore un peu aujourd’hui. Mais ce genre de match fait vraiment du bien. Ça permet de revenir sur le terrain et d’oublier un peu tout ce qui s’est passé.
Padel Magazine : Est-ce que tu as ressenti ces difficultés pendant le match ?
Thomas Leygue : Non. Dès que je rentre sur le terrain, je me mets dans ma bulle. J’oublie complètement ce qui se passe à l’extérieur. Sinon, avec tout ce qui m’est arrivé ces derniers mois, je pense que je ne pourrais tout simplement plus jouer au padel. Sur le terrain, je coupe complètement avec le reste.
« C’est toujours spécial de jouer à la maison »
Padel Magazine : Tu avais dû renoncer à Bordeaux l’an dernier à cause de ta blessure. J’imagine que tu attendais ce retour avec impatience.
Thomas Leygue : Oui, forcément. J’étais triste de ne pas avoir pu jouer ici l’an dernier. J’avais participé à l’édition 2024 et revenir cette année fait vraiment plaisir. Retrouver le public français dans une salle comme celle-ci, c’est génial. Jouer à la maison reste toujours quelque chose de particulier.
« Je me suis construit une vie à Madrid »
Padel Magazine : Tu fais partie des Français qui sont partis s’entraîner en Espagne. Si une structure équivalente à celle de Madrid existait en France, reviendrais-tu ?
Thomas Leygue : Honnêtement, je ne pense pas. Aujourd’hui, je me suis habitué à ma vie en Espagne. Au-delà de l’académie, tous mes amis sont là-bas. Je me suis construit une vie à Madrid et je n’ai pas envie de repartir de zéro. Après, s’il y avait vraiment un très bon centre proche de ma famille, pourquoi pas y réfléchir, mais aujourd’hui je me vois rester à Madrid.
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« J’ai appris l’espagnol avec des Argentins »
Padel Magazine : Tu parles espagnol avec un accent argentin alors que tu habites à Madrid. Comment ça s’explique ?
Thomas Leygue : (Rires.) Je suis en train de le perdre un peu, mais c’est vrai que je l’ai toujours. Quand je suis arrivé à Madrid, j’ai appris l’espagnol uniquement avec des Argentins. J’étais persuadé que tout le monde parlait comme ça ! J’ai simplement reproduit ce que j’entendais tous les jours, et l’accent est resté.
« Sur le terrain, il n’y a que deux adversaires »
Padel Magazine : Aujourd’hui, tu affrontais un joueur avec qui tu partages le championnat de France par équipes. Est-ce que cela change quelque chose ?
Thomas Leygue : Pas vraiment. Une fois sur le terrain, je vois seulement deux adversaires. Que ce soit mon meilleur ami ou quelqu’un que je n’apprécie pas spécialement, le but reste de gagner. Il y a peut-être un peu plus de fair-play dans certaines situations. D’ailleurs, aujourd’hui, ils en ont même fait preuve plus que nous sur quelques points litigieux. Mais sinon, ça ne change pas grand-chose.
« Jouer sur le Chatrier, c’est exceptionnel »
Padel Magazine : Quel est le plus beau court sur lequel tu as joué ?
Thomas Leygue : Le Philippe-Chatrier, sans hésiter. Je ne sais même pas si je jouerai un jour sur un plus beau terrain. Pour un Français, évoluer sur le Chatrier, c’est quelque chose d’unique. À moins qu’un jour on installe un terrain au Vélodrome… là, pourquoi pas ! (Rires.)
Le joueur français “parfait” selon Thomas Leygue
Pour conclure, Thomas Leygue s’est prêté au jeu du portrait-robot du joueur français idéal.
- Meilleure bajada : Bastien Blanqué
- Meilleure volée de coup droit : Dylan Guichard
- Meilleure volée de revers : Thomas Leygue
- Meilleur smash : Timéo Fonteny
- Meilleur par 3 : Dylan Guichard ou Bastien Blanqué
- Meilleure défense : Yoan Boronad
- Meilleure mentalité : Benjamin Tison
- Meilleur lob : Thomas Leygue
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.

























































































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