Vainqueurs de leur premier tour au Bordeaux P2, Julien Seurin et Johan Bergeron n’auront finalement pas l’occasion de poursuivre leur parcours. Touché aux ischio-jambiers, Bergeron est contraint de déclarer forfait avec son partenaire avant leur prochain match. Malgré cette frustration, les deux Français reviennent sur leur tournoi, les conditions de jeu et évoquent également leur vision de l’équipe de France.
« Je jouais déjà blessé »
Votre aventure s’arrête finalement sur forfait…
Johan Bergeron : C’est forcément frustrant. J’avais une contracture aux ischio-jambiers et je jouais déjà diminué aujourd’hui. On a réussi à gagner malgré tout, mais derrière, continuer n’était pas raisonnable. On préfère s’arrêter plutôt que d’aggraver la blessure.
« Jouer à gauche n’a rien à voir avec l’équipe de France »
Johan, certains ont vu dans ton passage à gauche un lien avec l’équipe de France…
Johan Bergeron : Pas du tout. Ma séparation avec Timéo Fonteny m’a amené à réfléchir à un nouveau partenaire et j’avais gardé un très bon souvenir du tournoi disputé avec Julien l’an dernier. C’est naturellement que j’ai pensé à lui. Je savais que cela me ferait jouer à gauche.
L’été, dans les conditions rapides des FIP, j’aime bien ce poste. Ici, c’est totalement différent et je suis davantage en difficulté. En revanche, je peux jouer à gauche avec un gaucher, alors qu’avec un droitier, je pense que ce serait beaucoup plus compliqué. Mais ça n’a absolument rien à voir avec l’équipe de France.

« En Espagne, je suis totalement consacré à mon projet »
Julien, tu t’entraînes en Espagne. Si une structure équivalente existait en France, rentrerais-tu ?
Julien Seurin : La question mérite réflexion. Si je pouvais retrouver un environnement aussi professionnel, proche de ma famille, pourquoi pas. Mais aujourd’hui, vivre en Espagne me permet de rester entièrement focalisé sur mon projet sportif.
Je suis loin de mes proches, je n’ai pas beaucoup de distractions et tout tourne autour de l’entraînement. C’est ce qui me pousse à rester pleinement investi.
« Les conditions Premier Padel, c’est un autre sport »
Que pensez-vous des conditions de jeu ici à Bordeaux ?
Johan Bergeron : Cela n’a rien à voir avec les FIP. Il y a plus d’espace, les sorties sont autorisées, les points continuent. Tactiquement, c’est beaucoup plus riche.
En FIP, surtout l’été, on peut souvent tenter le smash dès qu’un lob arrive. Ici, si on sort par trois, les adversaires savent défendre. Il faut construire, faire les bons choix. C’est un padel beaucoup plus complet.
Julien Seurin : La piste est superbe. On réfléchit davantage, on prend plus de temps dans les échanges. Ce sont des conditions qui obligent à être plus tactique et, au final, je trouve cela très intéressant.

« On avance tournoi après tournoi »
Votre association est-elle partie pour durer ?
Johan Bergeron : On ne s’est fixé aucun engagement. On joue ensemble cet été et tant que ça fonctionne, on continue.
Julien Seurin : Sur le circuit FIP, tout peut aller très vite. Une opportunité, un changement de projet… on ne sait jamais. Pour l’instant, on s’entend très bien sur le terrain comme en dehors, donc il n’y a aucune raison de changer.
« La communication autour du stage nous a déçus »
Les deux joueurs ont également réagi au stage de préparation de l’équipe de France.
Julien Seurin : Je ne conteste pas la sélection. Si j’avais été mieux classé, il n’y aurait sans doute pas eu de débat. En revanche, j’ai été déçu par la manière dont cela a été communiqué et par le fait que le stage ne concerne que dix joueurs, plus de trois mois avant la compétition.
Je pense qu’un stage plus ouvert aurait permis de voir davantage de joueurs qui performent aujourd’hui sur les FIP.
Johan Bergeron : Cette année, il y a énormément de Français qui jouent à un très bon niveau. Un rassemblement élargi aurait permis au staff d’observer davantage de profils et de créer une vraie émulation.
Les résultats comptent, mais ils ne racontent pas toujours toute l’histoire. Aujourd’hui par exemple, si nous avions perdu, peu de gens auraient su que je jouais blessé. C’est aussi pour cela qu’il est important de voir les joueurs évoluer sur le terrain, et pas seulement de regarder les résultats.
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.
































































































P1000 Padel Factory Lescar – Résultats / Live / Programmation
Championnats de France 2026 – Une armada de prétendants et un seul titre : ça va saigner à Agen
Mondiaux seniors – Cruel pour les Bleues, les hommes filent en demi-finale face à l’Espagne
FIP Platinum Lyon – Gonzalez / Campagnolo : enfin le tournoi pour lancer leur association ?
Brittany Dubins, l’Américaine qui veut bousculer les codes : « En Espagne, tu as beaucoup plus d’opportunités »
Dorian Navarro : « Si vous ne pouvez plus jouer debout, le padel-fauteuil est une solution »
MARTITA ORTEGA : « LA PARTIE MENTALE EST LA PLUS DIFFICILE ET LA PLUS IMPORTANTE »
Championnats de France 2026 : 72 paires pour trois titres nationaux à Agen
P1000 UrbanPadel Clermont-Ferrand – Résultats / Live / Programmation
FIP Tour – Les Français aux quatre coins du monde : gros vendredi de Budapest à Bangkok
FIP Platinum Lyon – Godallier / Valenzuela, la paire qui ne cesse de gagner veut maintenant voir plus grand
À vendre : deux clubs de padel à l’île Maurice, à partir de 330 000 euros
Combien coûte réellement l’organisation d’un FIP Bronze ?
Padel : comment Lidl transforme Crivit en marque sportive à part entière avec Steffi Graf
Compagnie des Alpes accélère dans le padel avec PadelCity : une nouvelle étape dans sa stratégie européenne
Coello avec un joueur à 0 point devant deux top 10 : faut-il revoir le classement FIP ?
Les Pyramides : après 12 pistes de padel, le club mise sur la formation des jeunes
OSS Padel Tour 2026 : et si votre prochain tournoi de padel se jouait à Barcelone ?
FAST Padel Academy poursuit son développement et s’implante à Liège
Ce que révèle l’analyse du geste : coup droit tennis vs bandeja padel
La bandeja a-t-elle disparu du padel moderne ?
Coup droit à plat au padel : les 5 exercices de Cristian Álvarez pour gagner en contrôle et en efficacité
Pourquoi savoir jouer à droite et à gauche peut faire la différence
Tapia donne la recette pour battre Coello / Tapia : « Je jouerais tout sur moi »
Comment Coello a désamorcé le plan de jeu de Chingotto
Au padel, l’alchimie d’une paire compte-t-elle autant que le niveau individuel ?
L’été change le padel… et si le vrai défi n’était pas de frapper plus fort ?
Ni FIP Tour, ni Championnat du monde par équipes : le format particulier du padel aux Jeux Méditerranéens
Premier Padel : quand la télévision peut rallonger les pauses des joueurs
Premier Padel : oui, un arbitre peut refuser à un joueur d’aller aux toilettes
Julien Seurin se livre sur le mental : « Il y a beaucoup plus de doutes que de moments de bonheur »
Plus d’un an après, Thomas Leygue de retour dans le top 150 : les coulisses d’un comeback encore inachevé
Padel vs squash vs badminton : le classement scientifique de l’intensité cardio
Pourquoi Arturo Coello joue-t-il avec la main droite bandée ?
Et si votre progression au padel passait par ce que personne ne regarde ?