Le Riyadh P1 aura été mouvementé du début à la fin, entre la pluie qui a chamboulé le programme, les tensions entre les joueurs et Premier Padel, et maintenant… un point polémique qui a marqué la demi-finale entre Lebrón / Stupaczuck et Augsburger / Cardona.

Un échange dingue… mais régulier ou non ?

La scène se passe à 6/4 2/3, 30-40 en faveur de Lebrón et Stupa. Cardona est au service, l’échange s’engage et après un bon échange au filet, Stupa sort de la piste pour sauver un smash adverse avec un lob quasi impossible collé au mur, qui rend impossible toute reprise pour Cardona et Augsburger. Résultat : break pour Lebrón et Stupa, qui prennent l’avantage dans le set.

Mais problème : Augsburger, d’abord résigné, finit par demander une révision vidéo en expliquant que Stupa s’est appuyé sur la vitre extérieure du terrain adverse pour faire son coup… ce qui, selon le règlement, est interdit.

L’arbitre Peter Claeys accepte d’abord de checker la vidéo… mais fait machine arrière après quelques secondes de discussion avec Lebrón et Stupa, qui lui rappellent que la demande est arrivée bien trop tard et que Cardona avait tenté une relance après le coup.

“”Ça fait une heure ! J’ai célébré le point pendant une minute et demie !”” s’exclame Stupa.

Finalement, l’arbitre annule la révision et le break est confirmé.

Alors, point valable ou non ?

Pour y voir plus clair, Josep Azuaga, un arbitre reconnu qui officiait aussi sur le tournoi, a été interrogé par Relevo. Et pour lui, il n’y a pas débat :

“Le règlement est clair : un joueur n’a pas le droit de toucher une partie de la piste adverse, intérieure ou extérieure. Stupa s’est appuyé sur le mur, donc Augsburger et Cardona auraient dû gagner le point.”

Sauf que voilà, l’arbitrage en padel, c’est compliqué. Azuaga explique que l’arbitre de chaise était concentré sur la trajectoire de la balle et n’a pas pu voir le contact de Stupa avec la vitre.

Concernant la révision vidéo, il précise :

“Les joueurs ont 10 secondes pour demander une révision après la fin du point. Dans ce cas, l’arbitre a estimé que la réclamation était trop tardive et a annulé sa décision.”

Et il ajoute un détail intéressant :

“L’arbitre principal peut, à tout moment, demander une révision s’il a un doute. Là, il ne l’a pas fait.”

Un tournant du match

Ce point a clairement changé la donne. Lebrón et Stupa, après avoir confirmé leur break, ont réussi à remporter le deuxième set et à s’en sortir au bout du suspense dans le troisième. De l’autre côté, Augsburger et Cardona ont vu passer leur chance d’aller chercher leur première finale en Premier Padel.

Au final, Lebrón et Stupa ont bien failli surprendre Coello et Tapia en finale, mais les numéros 1 ont fait respecter leur rang en s’imposant 6/3 5/7 6/3.

Un débat qui relance la question de l’arbitrage

Cet épisode va encore alimenter la discussion sur l’arbitrage en padel, qui repose encore beaucoup sur l’œil humain malgré la présence de la vidéo. Claeys aurait-il dû demander la révision de lui-même ? Pourquoi la règle des 10 secondes est-elle appliquée avec tant de rigueur ?

Benjamin Dupouy

J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !