Invité au micro de Veinte Diez Padel, Jorge Martinez, entraîneur de la deuxième paire mondiale, Alejandro Galán et Fede Chingotto, revient sur la dynamique de ses joueurs et la grande rivalité avec Agustín Tapia et Arturo Coello. Il partage également son avis sur les rumeurs concernant un joueur de droite potentiellement plus complémentaire pour aider Galán à rivaliser avec les numéros 1 mondiaux.
Un début de saison prometteur
La saison n’a pas démarré de la meilleure des manières pour Chingotto et Galán, éliminés en quart de finale du premier tournoi de l’année à Riyad par Augsburger et Cardona. L’épisode du boycott a ensuite bouleversé les plans des meilleurs joueurs, qui se sont recentrés sur la préparation avant la reprise de la compétition à Miami en mars, où la paire a été couronnée, avant d’enchaîner avec un second titre à Santiago. Deux titres en deux tournois : la paire Chingotto / Galán met la pression sur ses adversaires.
“La compétition est souvent jugée par les résultats, mais nous, les entraîneurs, devons aussi évaluer autre chose : l’engagement, l’intensité, la discipline, le sérieux. Et là-dessus, Chingo et Galán sont irréprochables.”
Le “classico” : une rivalité à sens unique
La paire Chingotto / Galán commence à rêver de la place de numéro un… jusqu’aux finales perdues à Doha et Bruxelles face à Coello et Tapia.
Le face-à-face est désormais porté à 12 victoires pour Tapia / Coello contre 5 pour Chingotto / Galán.
“Il est clair qu’il y a une paire qui est la numéro un par ses mérites, ses résultats, son jeu, ses ressources — c’est Tapia et Coello, sans aucun doute. Et nous faisons tout notre possible pour développer notre padel et rivaliser avec eux. C’est une paire très difficile à battre.”
Malgré cette domination, Jorge Martinez garde un discours positif et voit cette rivalité comme un levier pour progresser.
“J’ai dit à mes joueurs après le match : « C’est très bien, parce que cette paire ne fait que nous pousser à devenir meilleurs. » Ils nous battent, mais ils sont si bons, exigeants et complets, qu’ils nous obligent à progresser. Si on l’aborde comme ça, au-delà de gagner ou perdre, on s’améliore.”
L’Espagnol insiste sur le fait de ne pas banaliser l’exceptionnel dans un circuit Premier Padel de plus en plus compétitif, où de nombreuses paires ont le potentiel pour battre les meilleures.
“Oui, c’est un duel contre la paire n°1, mais il ne faut pas oublier que les autres paires arrivent très fort aussi. Tu peux perdre à n’importe quel tour. Il ne faut pas normaliser ce qui s’est passé l’année dernière ou ce qui se passe cette année — être en finale à chaque tournoi, c’est exceptionnel.”
Un discours qui reflète la régularité de la paire Chingotto / Galán, présente en finale des quatre derniers tournois, malgré la supériorité de Coello et Tapia, auteurs d’une saison quasiment parfaite l’année dernière et encore cette saison.
“Ce que nous faisons a énormément de mérite. Et ce qu’ils font, Tapia et Coello, en a encore plus. Leur capacité à gagner des tournois et dominer le padel est impressionnante. Je ne peux que leur être reconnaissant — c’est un plaisir de les affronter, ils nous font progresser.”
Tactique pour rivaliser
Malgré un excellent début de saison, les défaites à Doha et Bruxelles ont creusé un écart de 10 120 points entre les deux duos. Tapia et Coello semblent non seulement dominer mentalement, mais aussi tactiquement.
“La façon dont ils jouent nous dérange beaucoup, à cause de leurs caractéristiques techniques et physiques. C’est une paire qui nous convient très mal — pas seulement à nous, mais à tout le monde — mais particulièrement à nous.”
Le style explosif et imprévisible de Tapia et Coello, fondé sur des attaques rapides, contraste avec le jeu plus patient et structuré de Chingotto et Galán, axé sur la construction du point et la couverture défensive.
“Leur style de jeu me dérange car il combine énormément la sobriété et l’efficacité d’Arturo avec un Tapia souvent imprévisible, un joueur de moments. Et quand ces deux aspects se combinent, on dépend beaucoup d’eux, et c’est ce qui me dérange le plus.”
La dernière victoire de Chingotto / Galán face aux numéros 1 remonte à juillet dernier à Gênes. Depuis, neuf défaites consécutives marquent une véritable domination de Coello / Tapia.
“Je crois qu’il faut insister sur ce qu’on a déjà dit : valoriser le quotidien, le travail, l’effort, et aborder chaque match comme une finale. Jouer à fond, donner le meilleur de soi. Et ensuite, le résultat est ce qu’il est, en fonction de la performance.
Mais si tu sors de ce cadre et que tu commences à faire des comptes : ‘ils nous ont battus tant de fois’, ‘on n’y arrive pas’, alors tu portes un fardeau inutile.”
Une séparation de la paire à envisager ?
Ces résultats ont alimenté des rumeurs : Galán pourrait-il viser de nouveau la place de numéro 1 avec un autre joueur de droite ? Pour Jorge Martinez, cette idée n’a aucun fondement.
“Non, je ne vois pas de joueur à droite meilleur que Chingotto.
Tu peux analyser techniquement chaque joueur, dire que l’un est plus grand, gaucher, etc. Moi, je pense que Chingotto fait très bien son travail, qu’il s’efforce chaque jour, que la cohabitation avec lui est bonne, que l’équipe fonctionne. Et cela, c’est très méritoire. Donc non, je ne vois pas de remplaçant.”
Grand passionné de sport et ancien tennisman, j’ai découvert le padel il y a quelques années sans m’y attarder vraiment. Puis je suis devenu accro à ce sport en le pratiquant et en regardant les matchs de premier padel. Hâte de vous partager les actus 2025 !

























































































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