Il fallait aller la chercher. Opposés aux anciens numéros un français Adrien Maigret / Benjamin Tison, Nathan Courrin et Thomas Seux ont signé une performance solide au P2000 de Top Padel Toulouse en s’imposant en deux sets 7/6 6/2. Une victoire qui les propulse en quarts de finale, au terme d’un match mal embarqué.
Un début compliqué… avant le déclic
Menés rapidement et loin de leur niveau habituel, les deux joueurs reconnaissent un entame difficile.
« On y allait un peu en tourisme au début. On n’était pas bien tous les deux », explique Thomas Seux, diminué physiquement : « Je suis encore malade, j’ai de la fièvre… »
Malgré ce contexte, quelque chose bascule progressivement.
« Ça m’a permis d’être très calme, ce que je ne suis pas d’habitude. J’ai fait des choix très simples… et ça a marché. »
Une lucidité inattendue qui va changer la dynamique du match.
Le tournant à 3-0 : “Là, ça commence”
Même constat du côté de Nathan Courrin. Le vrai déclic intervient après un début à sens unique :
« On commence mal, 3-0… contre des joueurs comme Ben (Tison) et Adri (Maigret), c’est dur. Et là, on s’est dit : “ça y est, ça commence”. »
À partir de ce moment-là, le plan est clair : simplifier au maximum.
« On était fatigués, malades… donc on a joué simple. Pas de tactique compliquée, juste du bon sens. »
Une stratégie assumée, qui s’est révélée efficace :
« On a bien réfléchi, bien choisi les moments pour accélérer. Et surtout, on s’est parlé tout le temps. »
Un match maîtrisé après le premier set
Après un tie-break remporté au mental, Courrin / Seux prennent définitivement l’ascendant dans la deuxième manche. Plus propres, plus lucides, ils profitent aussi d’un meilleur timing dans les moments clés.
Courrin insiste :
« J’ai réussi à bien taper au bon moment, ça m’a aidé. On savait aussi que dans ces conditions, je pouvais être dangereux au smash. »
Face à eux, Maigret / Tison n’ont pas trouvé la solution pour inverser la tendance.
La polémique des raquettes jaunes
Le match a également été marqué par un élément plus inhabituel : la gêne visuelle causée manifestement par la raquette jaune d’Adrien Maigret.
Thomas Seux détaille :
« Franchement, les raquettes jaunes peuvent gêner. Quand ça joue vite, tu as un petit temps de retard. »
Un problème déjà rencontré auparavant :
« J’avais déjà eu ce problème par le passé (avec Joel Olivera). Là, avec le contraste noir et jaune, sur les retours croisés, j’étais souvent en retard. »
Une question qui pourrait, selon lui, mériter d’être étudiée :
« Est-ce que c’est une vraie gêne visuelle ou juste une habitude à prendre ? Peut-être qu’il faudra regarder ça. »
Un quart de finale entre partenaires d’entraînement
Qualifiés pour les demi-finanles, Courrin et Seux retrouveront une paire qu’ils connaissent parfaitement (Yoan Boronad / Timéo Fonteny).
« On s’entraîne tous les jours ensemble. Ils sont très forts depuis janvier, très physiques », analyse Courrin.
Dans un contexte de fatigue, la clé reste simple :
« On va devoir refaire le même match : jouer simple, rester calmes. Si on s’énerve, ça va être compliqué. »
Prochain match vers 19h face aux favoris du tournoi : Fonteny / Boronad.
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.

























































































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