Aujourd’hui Padel Magazine a décidé de s’intéresser aux anecdotes de Martin Echegaray Vales.
Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, Martin est un ancien joueur de padel qui brilla dans les années 90, avant de devenir par la suite un entraineur de renom !
En 2002 il fut nommé Capitaine de l’Équipe Argentine de Padel et décrocha avec elle le titre de champion du monde. Quatre ans plus tard idem mais avec la sélection espagnole. De 2006 à 2017 il occupa le poste de Directeur Technique au sein de la Fédération Espagnole de Padel avec pour objectif la formation des (jeunes) joueurs, les compétitions et le développement du sport dans le pays.
Coach de plusieurs paires sur le circuit du WPT il a pu prendre sous sa coupe les plus grands, comme l’ex numéro 1, Juan Martin Diaz, mais aussi Paquito Navarro ou encore Juan Lebron.
Autant vous dire que Martin est loin d’être un inconnu sur la scène internationale du padel.

Sur sa page Linkedin, l’Argentin nous régale par ses anecdotes et aujourd’hui nous avons voulu vous offrir sa réflexion sur un sujet d’actualité : la distance.
Cette année encore nous n’avons pas été épargné par le virus de la Covid-19. Beaucoup de personnes en ont subi les conséquences durant les fêtes de fin d’année. En effet nombreux sont ceux n’ont pas pu voir leur famille comme d’habitude durant cette période de Noël.
Vous devez vous demandez qu’est ce que le Covid, Noel et le padel viennent ils faire dans cet article ? Nous y arrivons.
Dans sa lettre ouverte le technicien argentin revient sur des périodes de sa vie à travers le monde pour ses divers déplacements lors des compétitions.
Un mode de vie nomade
“En 2022 j’ai eu la chance et l’honneur d’être le Capitaine de la sélection argentine chez les hommes pour le Mondial qui se déroulait au Mexique. Avant la finale j’ai demandé aux organisateurs de la compétition s’il était possible de respecter une minute de silence pour honorer la mémoire de Javier Siro, un des meilleurs joueurs que l’Argentine nous a offert.
A un certain moment de sa carrière, il fut la vedette d’un reportage dans lequel il dit une phrase qui resta gravée dans ma mémoire :” Je ne veux pas d’un padel gitan”.
Si ses propos peuvent paraître xénophobe à première vue, dans le cas présent, Javier Siro voulait dire par là qu’il ne souhaitait pas que le padel devienne un sport “Nomade”, c’est-à-dire que les joueurs soient contraints de voyager tout le temps.
Il faut rappeler qu’à cette période le padel argentin était en effervescence et que nous voyagions énormément. Presque 20 ans plus tard son souhait ne s’est malheureusement pas exaucé.”
Une vie dédiée au padel
“Mon métier m’a amené à voyager aux quatre coins du monde. A l’époque nous disions que les précurseurs étaient toutes ces personnes qui ouvraient de nouvelles routes.
Si nous transférons cela au padel, ces précurseurs seraient tout ceux qui ont accepté d’abandonner leurs proches et leur foyer pour s’aventurer vers de nouvelles destinations. La plupart sont des coachs, entraineurs, formateurs, professeurs.
A contrario les joueurs eux vont et viennent. Ils jouent et il repartent. Tandis que le technicien “précurseur” décide de rester quand la lumière s’éteint.
Ce réseau de personnes qui au début ne se connaissaient pas sont d’une certaine façon ceux qui en silence ont contribué à construire les fondations de ce qu’est aujourd’hui notre sport.
A l’origine la majorité étaient Argentins ou Espagnols, mais depuis quelques années d’autres collègues se sont auditionnés venant d’autres pays et qui ont dû eux aussi bouger pour aller se former loin de chez eux. Ils doivent répondre à une demande mondiale de plus en plus croissante et ainsi satisfaire les attentes des aficionados qui apparaissent aux 4 coins du monde
Mais qu’est ce qui pousse ces gens à faire cela ? Le premier aspect qui nous viendrait à l’esprit serait la raison économique.
Bien sûr. Mais ce n’est pas tout.
En effet pour beaucoup d’entre eux la vraie raison est le fait d’accepter de nouveaux défis, de laisser leur empreinte et de découvrir de nouveaux lieux. Hélas ceci n’est pas fait pour tout le monde mais ceux qui l’ont fait ont arpenté le monde en laissant leur traces dans leur sillage.
Ils ont contaminé plus d’un du virus du padel.
Si toi aussi tu sais ce que c’est de passer Noël par Skype, de culpabiliser de ne pas être présent quand les tiens ont eu besoin de toi ou inversement, de ne plus savoir si tu es d’ici ou d’ailleurs, de sortir très souvent de ta zone de confort ou alors d’être empreint de doutes alors oui toi aussi tu peux te considérer comme un de ces précurseurs.
Avec tout le respect que je dois pour la poésie : Padelero il n’y a pas de chemin, le chemin se fait en marchant. Du moins pour moi, précurseur, je te remercie car avec cette envie et passion tu as fait de ce sport quelque chose de grand”.
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