Vous vous demandez peut-être comment, en Espagne, à Madrid, l’un des poumons du padel mondial, dans une épreuve Premier Padel P1, deux joueuses classées loin au classement – Laura Buteau (202ᵉ mondiale) et sa partenaire espagnole Ángela Lorenzo Martín (285ᵉ) – se sont retrouvées à participer au tournoi en passant par les qualifications. La réponse se trouve dans les coulisses de ce circuit, pourtant si connu pour ses paillettes, mais qui cachent des véritables « combattantes du padel » (ou galériennes du padel si on reprend les expressions du tennis), comme nous l’explique leur coach, Alexandre Prévert.
Une aventure de dernière minute
Tout s’est joué en pleine nuit. « La dernière fois qu’on avait vécu ça, c’était à Valladolid, et Laura n’avait pas dormi tellement elle était excitée », se souvient Alexandre. « Cette fois, elle a réussi à dormir un peu dans la voiture, l’expérience commence à rentrer. »
Partis de Barcelone à deux heures du matin, le duo et son coach foncent sur Madrid dans l’espoir d’accrocher une place dans le tableau des qualifications. « Ça a été une très longue demi-heure entre 8h et 8h30, le moment de la fin des signatures. Finalement, on entre pour un poil de cheveux, troisième paire sur trois. »
Les paradoxes du circuit
Ce scénario illustre les failles du circuit Premier Padel. « Les règles entre la FIP et Premier font que certains tournois sont désertés par des joueuses qui ne sont pas très attirées par ces premiers tours de qualifications : peu de points, prize money très faible, écarts de niveau… », explique le coach. « Cela ouvre paradoxalement la porte à des paires beaucoup moins bien classées, comme nous. »
C’est là qu’intervient tout le travail d’anticipation. « Mon rôle, c’est d’éplucher la liste, d’échanger avec les autres, de suivre les retraits… et d’essayer de garantir l’entrée. À Valladolid, on était dans la certitude totale. Cette fois, on avait quelques garanties, mais jusqu’à la dernière minute, on a tremblé. »
Un défi contre la tête de série 1
Le tirage ne leur a pas fait de cadeau : Sofía Saiz Vallejo / Marina Lobo, tête de série n°1 des qualifications. « À Valladolid, on avait eu Talaván / Navarro, ici on retombe encore sur les meilleures », sourit Alexandre. « C’est une paire plus jeune dans le jeu, plus moderne dans le padel, capable de varier, de changer de rythme. »
L’objectif : apprendre et profiter
Le discours du coach avant le match était clair : « L’idée, ce n’était pas de viser la tête de Marina pour gagner par forfait », plaisante-t-il. « On voulait surtout que les filles jouent leur jeu, qu’elles prennent du plaisir et qu’elles fassent un match cohérent à leur niveau. »
Une marche trop haute
La logique sportive a fini par s’imposer : Laura Buteau et Ángela Lorenzo Martín se sont inclinées 6/1 6/1 face aux Espagnoles. Un score sec mais sans surprise, qui n’enlève rien à la valeur de cette expérience.
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.

























































































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