Après la victoire exceptionnelle de Juan Lebrón et Leo Augsburger face à Alejandro Galán et Fede Chingotto en demi-finale du Premier Padel Málaga P1, l’Argentin s’est livré avec beaucoup de sincérité sur les difficultés qu’il rencontre depuis son arrivée parmi les meilleurs joueurs du monde.

À seulement 21 ans, Augsburger reconnaît devoir gérer une pression permanente.

« J’ai énormément de pression sur moi à 21 ans. Je savais que si je jouais comme dans le premier set, je rentrais rapidement à la maison. »

Un premier set compliqué avant le déclic

Comme son partenaire Juan Lebrón, Leo Augsburger a connu un début de match difficile.

Dominés 6/2 par Galán et Chingotto, les deux hommes semblaient proches d’une nouvelle élimination prématurée. Mais après le discours de leur entraîneur Agustín Gómez Silingo, le duo a complètement changé d’attitude pour finalement renverser la rencontre (2/6 6/3 7/6) au terme de l’un des plus grands matchs de la saison.

Pour Augsburger, cette capacité à rebondir est aussi le fruit d’un travail de fond.

« Je fais un énorme travail psychologique »

Le jeune Argentin explique que la dimension mentale est devenue essentielle dans sa progression.

« Je fais un énorme travail psychologique pour supporter tout cela à mon âge. »

Conscient des attentes qui l’entourent depuis son explosion sur le circuit, Augsburger affirme travailler quotidiennement pour mieux gérer la pression des grands rendez-vous et continuer à progresser au plus haut niveau.

Un message pour Juan Lebrón

Une fois la qualification assurée, Augsburger a également tenu à saluer son partenaire.

Il savait combien cette finale avait une saveur particulière pour Juan Lebrón, qui évolue presque à domicile en Andalousie.

« Merci, Lobo, de me permettre de vivre tout ça. J’espère que demain, on saura en profiter. Je voulais que Juan joue une finale près de chez lui. »

Un duo en pleine progression

Cette qualification permet à Lebrón et Augsburger d’atteindre leur troisième finale de la saison. Surtout, elle confirme les progrès mentaux d’une paire souvent critiquée pour sa difficulté à rester soudée dans les moments compliqués.

À Málaga, les deux hommes ont su renverser une situation qui semblait compromise pour s’offrir une finale de prestige face aux numéros 1 mondiaux, Arturo Coello et Agustín Tapia. Une nouvelle occasion pour Leo Augsburger de montrer que, malgré ses 21 ans, il est déjà capable de rivaliser avec les meilleurs.

Benjamin Dupouy

J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !