Après avoir expliqué les fondements de World Padel Rating et son système d’évaluation des joueurs, Coulter Wright revient sur la croissance spectaculaire du padel en Amérique du Nord. Le fondateur du WPR évoque également son réseau de clubs, son modèle économique, l’arrivée d’une application mobile et son ambition de faire de son système un véritable langage universel du niveau de jeu, y compris en Europe
Padel Magazine : On parle beaucoup de l’explosion du padel aux États-Unis. Qu’en est-il du Canada ?
Coulter Wright : Le Canada suit une trajectoire assez similaire à celle des États-Unis, même si nous avons toujours un léger décalage. J’aime dire, en plaisantant, que les Canadiens suivent souvent leurs voisins américains.
Le véritable point de départ du padel nord-américain a été Miami. Aujourd’hui, le développement est spectaculaire au Texas, à New York et en Californie.
Au Canada, nous observons exactement la même dynamique. Toronto connaît une très forte croissance, de nouveaux clubs ouvrent régulièrement et nous étudions déjà d’autres implantations, notamment à Vancouver.
Évidemment, chez nous, les infrastructures indoor sont indispensables à cause des conditions climatiques, mais cela ne ralentit absolument pas le développement du sport.
Vous êtes également exploitant de clubs.
Oui. Nous exploitons actuellement trois clubs : un à Toronto, un en Floride et un en Arizona.
Un deuxième club ouvrira prochainement à Toronto et nous travaillons également sur un projet à Vancouver avec un partenaire local.
Ces clubs nous permettent de tester quotidiennement notre technologie. Nous sommes à la fois joueurs, exploitants et développeurs de solutions pour les clubs. C’est un avantage considérable, car nous savons exactement quels sont leurs besoins.


Le pickleball reste très présent en Amérique du Nord. Est-ce un concurrent du padel ?
Le pickleball est effectivement très populaire.
J’aime souvent dire que c’est un peu comme jouer au ping-pong… mais sur une grande table.
Le padel est complètement différent. Pour moi, il réunit le meilleur du tennis, du squash et du racquetball. C’est cette combinaison qui le rend si addictif.
Tous mes amis issus du tennis qui découvrent le padel deviennent rapidement passionnés.
En revanche, nous savons qu’il faudra encore quelques années avant de voir émerger une génération complète de jeunes joueurs nord-américains capables de rivaliser avec les meilleurs Européens.
Quand on voit le niveau des jeunes présents ici au FIP Promises Paris, c’est tout simplement impressionnant.
Combien de joueurs utilisent aujourd’hui World Padel Rating ?
Nous comptons aujourd’hui près de 30 000 profils.
Les débuts ont été assez lents : il nous a fallu presque trois ans pour atteindre 2 000 joueurs.
Puis les choses se sont accélérées lorsque nous avons commencé à intégrer notre technologie directement dans les plateformes utilisées par les clubs.
Aujourd’hui, chaque nouveau club qui rejoint notre écosystème permet d’alimenter naturellement la base de données. C’est un cercle vertueux.
L’utilisation est gratuite pour les joueurs. Où se situe votre modèle économique ?
Effectivement, créer un profil World Padel Rating est totalement gratuit.
Notre modèle repose sur trois sources principales de revenus.
La première concerne les fédérations avec lesquelles nous travaillons.
La deuxième est liée aux clubs. Lorsqu’un joueur participe à une animation ou à un événement organisé via notre système, une très faible commission est intégrée à son inscription.
Enfin, nous lancerons l’année prochaine une application mobile.
Elle sera gratuite dans sa version de base, mais une version Premium permettra d’accéder à davantage de statistiques, d’historique et d’analyses sur les joueurs suivis.
Combien de clubs utilisent actuellement votre plateforme ?
Environ 50 clubs, répartis entre les États-Unis et le Canada.
Nous commençons également à travailler avec quelques structures situées en dehors de l’Amérique du Nord.
Nous constatons que de nombreux clubs recherchent aujourd’hui un système standardisé pour organiser automatiquement leurs groupes de niveau.
C’est précisément ce que nous proposons.
Vous échangez déjà avec des clubs européens ?
Oui.
Nous avons notamment des discussions avec plusieurs clubs britanniques qui cherchent une solution capable d’aller au-delà des simples groupes WhatsApp.
WhatsApp est un excellent outil de communication, nous l’utilisons aussi, mais ce n’est pas un système d’organisation.
Lorsqu’un club grandit, il devient très difficile de gérer manuellement des centaines de joueurs.
Notre algorithme automatise cette organisation et permet de créer les meilleurs groupes possibles selon le niveau réel de chacun.
Votre ambition est-elle de remplacer les systèmes existants ?
Non.
Notre objectif n’est pas de remplacer les fédérations ou leurs classements.
Nous voulons mettre notre technologie à leur disposition.
Aux États-Unis, toutes les données de USA Padel transitent aujourd’hui par notre plateforme. C’est ce type de collaboration que nous souhaitons développer ailleurs.
Chaque pays possède son propre fonctionnement, mais nous pensons qu’un langage commun autour du niveau des joueurs peut bénéficier à tout le monde.
En France, le classement FFT est déjà très installé. Est-ce un frein ?
C’est évidemment différent.
La France possède un système structuré depuis longtemps et cela prendra probablement plus de temps.
En revanche, dans des marchés plus jeunes comme les États-Unis ou le Canada, il est plus facile d’introduire de nouveaux outils.
Nous pensons malgré tout que notre technologie peut venir compléter les systèmes existants, y compris en Europe.
Pour terminer, pourquoi avoir choisi de soutenir le FIP Promises Paris by WME ?
Parce que les jeunes représentent l’avenir du padel.
J’ai moi-même grandi dans le tennis junior et je sais à quel point ces compétitions sont importantes.
Découvrir ici les meilleurs jeunes joueurs européens est une expérience incroyable.
Nous sommes très heureux de soutenir cet événement et d’accompagner, à notre manière, la prochaine génération de joueurs de padel.
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.
































































































Guerrero / Leal débarquent au FIP Platinum Lyon avec le statut de favoris
Pablo Ayma : “Notre ambition est qu’un jour la France puisse rivaliser avec l’Espagne et l’Argentine”
Leygue / Moya, des blessures aux retrouvailles : “On savait qu’un jour, on rejouerait ensemble”
Sofia Araújo : « Au début, ça a été difficile avec Claudia Fernández »
Nathan Perrot prêt à tourner une page : « Vous allez nous voir assez souvent séparés avec Sacha »
Bergeron / Seurin reviennent sur les WC Paris Major : « Il faut que ça dépende plus de nous » et un projet qui veut durer
Coello et Tapia choisissent leur partenaire idéale pour jouer en mixte aux Jeux Olympiques
Padel Sporting Club – Évreux : 3 jours pour lancer le premier P2000 2.0 du 25 au 27 septembre
Paris Major : Leygue et Moya peuvent-ils encore repousser leurs limites face à Stupaczuk / Sanz ?
Paris Major : le programme complet des huitièmes de finale ce jeudi
FIP Platinum Lyon 2026 : 130 000 euros de prize money et une semaine de padel à Gerland
Paris Major : Leygue, Fonteny et Guichard au programme, les cadors entrent en scène
Paris Major : Bahurel et Val López éliminées, il n’y a plus de Française à Roland-Garros
Paris Major : Guichard et Geens en mission sur le Chatrier, démonstration totale pour rejoindre le deuxième tour
Paris Major : grosse désillusion pour Collombon / Sharifova, éliminées dès le premier tour
À vendre : deux clubs de padel à l’île Maurice, à partir de 330 000 euros
Combien coûte réellement l’organisation d’un FIP Bronze ?
Padel : comment Lidl transforme Crivit en marque sportive à part entière avec Steffi Graf
Compagnie des Alpes accélère dans le padel avec PadelCity : une nouvelle étape dans sa stratégie européenne
OSS Padel Tour 2026 : et si votre prochain tournoi de padel se jouait à Barcelone ?
FAST Padel Academy poursuit son développement et s’implante à Liège
Julien Seurin se livre sur le mental : « Il y a beaucoup plus de doutes que de moments de bonheur »
Ni FIP Tour, ni Championnat du monde par équipes : le format particulier du padel aux Jeux Méditerranéens
Ce que révèle l’analyse du geste : coup droit tennis vs bandeja padel
La bandeja a-t-elle disparu du padel moderne ?
Coup droit à plat au padel : les 5 exercices de Cristian Álvarez pour gagner en contrôle et en efficacité
Pourquoi savoir jouer à droite et à gauche peut faire la différence
Tapia donne la recette pour battre Coello / Tapia : « Je jouerais tout sur moi »
Comment Coello a désamorcé le plan de jeu de Chingotto
Au padel, l’alchimie d’une paire compte-t-elle autant que le niveau individuel ?
L’été change le padel… et si le vrai défi n’était pas de frapper plus fort ?
Premier Padel : quand la télévision peut rallonger les pauses des joueurs
Premier Padel : oui, un arbitre peut refuser à un joueur d’aller aux toilettes
Le Major II peut-il mettre en danger les tournois P2 de Premier Padel ?
Plus d’un an après, Thomas Leygue de retour dans le top 150 : les coulisses d’un comeback encore inachevé
Padel vs squash vs badminton : le classement scientifique de l’intensité cardio
Pourquoi Arturo Coello joue-t-il avec la main droite bandée ?
Les Pyramides : après 12 pistes de padel, le club mise sur la formation des jeunes
Et si votre progression au padel passait par ce que personne ne regarde ?