Après plusieurs changements de partenaire en quelques mois, Gonzalo Alfonso a décidé d’ouvrir un nouveau chapitre de sa saison. L’Argentin terminera le P1 de Malaga avec Javi Barahona avant de s’associer à Tino Libaak dès Pretoria. Dans un entretien accordé à Marca, il revient sans détour sur ses dernières associations, son apprentissage auprès de Sanyo Gutiérrez et les raisons qui l’ont poussé à miser sur l’un des plus grands talents du padel mondial.
« Changer de partenaire n’est pas ce que je recherche »
Habitué à construire des projets sur la durée, Gonzalo Alfonso a dû revoir ses habitudes depuis son arrivée sur Premier Padel.
Après Sanyo Gutiérrez puis Javi Barahona, il s’apprête déjà à évoluer avec un troisième partenaire avant la fin de la première moitié de saison.
« Ce n’est pas quelque chose que j’aime, mais je dois m’adapter à cette réalité », explique-t-il. « Quand on change, c’est pour essayer de trouver mieux. Si on en arrive là, c’est bien que les choses ne fonctionnent pas comme prévu. »
Neuf tournois avec Barahona… sans trouver la bonne formule
Sur le papier, l’association avec Javi Barahona semblait prometteuse. Dans les faits, les résultats n’ont jamais suivi.
Pourtant, Alfonso assure que les deux joueurs ont tout tenté. Les séances d’entraînement se multipliaient, tout comme les échanges en dehors du terrain, jusqu’à travailler avec un psychologue du sport afin de renforcer leur fonctionnement.
« Avec Javi, c’est probablement le partenaire avec lequel j’ai le plus essayé de faire fonctionner un projet. »
Le problème, selon lui, n’était pas l’investissement mais l’identité de jeu.
« À l’entraînement, nous avions trouvé une base solide. En tournoi, tout disparaissait. Nous avions l’impression de ne jouer à rien, alors que toutes les autres paires avaient au moins une identité. »
Aucun regret concernant Sanyo… malgré une séparation douloureuse
Alfonso est également revenu sur sa séparation avec Sanyo Gutiérrez, un choix qui avait surpris après quelques performances marquantes, notamment une victoire contre Galán et Chingotto à Cancún.
Il reconnaît aujourd’hui que la rupture n’était pas liée au niveau de jeu mais davantage à la gestion émotionnelle de la paire.
« La séparation a eu beaucoup plus à voir avec l’aspect humain qu’avec le padel. »
Au fil des mois, Sanyo est devenu de plus en plus exigeant envers son partenaire.
« Il pensait que je pouvais toujours donner davantage. À la fin, rien ne semblait suffisant. Moi, de mon côté, je n’étais plus aussi réceptif à cette exigence permanente. »
Avec le recul, Alfonso estime néanmoins que cette collaboration lui a énormément appris.
« Aujourd’hui, je rejouerais avec Sanyo sans hésiter. Je suis persuadé que nous gérerions les choses différemment. »
Pourquoi avoir choisi Tino Libaak ?
Le nom de Tino Libaak circulait déjà avant le début de la saison.
À l’époque, Alfonso avait préféré poursuivre avec Sanyo afin de conserver un statut de tête de série sur Premier Padel. Quelques mois plus tard, la situation a changé.
« Nous préparions nos éventuels huitièmes de finale contre les meilleures paires… mais nous perdions avant d’y arriver. Alors je me suis dit qu’il valait mieux accepter de repartir un peu plus bas au classement, tout en construisant une équipe capable de battre n’importe qui. »
L’Argentin assume donc pleinement ce nouveau pari.
« Je préfère jouer un match supplémentaire si cela me donne ensuite les moyens de rivaliser avec les meilleures équipes du circuit. »
« Tino me rappelle Sanyo… mais avec un autre rythme »
Interrogé sur les qualités de son futur partenaire, Alfonso dresse un portrait particulièrement flatteur du jeune Argentin.
« Tino joue d’une manière très similaire à Sanyo, mais avec un autre rythme. »
Selon lui, leur vision du jeu pourrait rapidement créer une complémentarité naturelle.
« Je sais ce qu’il peut apporter offensivement. Il possède une excellente vibora, une très bonne volée et il maîtrise parfaitement le jeu du fond de court. De mon côté, je dois retrouver ce qui a toujours fait ma force : être un joueur très solide et couvrir beaucoup de terrain. »
Les deux joueurs n’ont volontairement pas encore abordé les aspects tactiques, par respect pour leurs partenaires actuels, mais Alfonso affirme déjà visualiser le fonctionnement de leur future équipe.
Le Mondial dans un coin de la tête
S’il assure ne pas avoir choisi Libaak uniquement dans cette optique, Gonzalo Alfonso reconnaît que le Championnat du monde constitue aujourd’hui une motivation supplémentaire.
« Je n’ai jamais été aussi proche d’une sélection. »
L’ancien leader d’A1 Padel estime que tout dépendra de ses résultats dans les prochains mois.
« Je sais qu’il y a plusieurs joueurs meilleurs que moi à mon poste, mais il me reste du temps pour convaincre. Je vais me battre jusqu’au bout pour décrocher cette place. »
Premier Padel, un autre modèle économique
Enfin, Alfonso a également évoqué la différence économique entre A1 Padel et Premier Padel.
S’il reconnaît avoir gagné moins en prize money lors de sa première saison sur Premier, ses nouveaux contrats de sponsoring ont largement compensé cet écart.
« Les récompenses en tournoi sont plus faibles pour moi aujourd’hui parce que je vais moins loin qu’à l’époque sur A1. En revanche, depuis que je suis installé dans le Top 30, les contrats avec les marques n’ont plus rien à voir. Les sponsors investissent beaucoup plus sur Premier Padel, et aujourd’hui je suis dans une situation économique bien plus favorable. »
Maceo Zerhat découvre le padel en 2020 à Savigny-sur-Clairis en Bourgogne. Il participe à l’expansion du club en apportant son énergie et sa curiosité. Sur Padel Magazine, il transmet sa « Padelmania » en rebondissant avec adresse sur toute l’actualité de votre sport préféré !


























































































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