Gustavo Pratto, entraîneur d’Arturo Coello, a partagé sa vision du haut niveau lors d’un entretien accordé à El4Set. Pour celui qui accompagne le numéro un mondial depuis plusieurs années, le talent est évidemment précieux, mais il ne remplace jamais le travail. Il insiste également sur un autre facteur qu’il juge tout aussi déterminant : l’esprit de compétition.
« Je crois avant tout au travail »
Pratto ne laisse planer aucun doute sur ce qui constitue, selon lui, la base de la réussite.
« Je crois énormément au travail. Je pense que le travail est fondamental et c’est à cela que je consacre ma vie : travailler. »
L’entraîneur explique que lorsqu’il évalue un joueur, ce n’est pas son talent qui retient d’abord son attention, mais son investissement quotidien.
« Si je dois juger un joueur, je vais le juger sur sa manière de travailler. »
Pour autant, il reconnaît que certains joueurs possèdent des qualités naturelles hors du commun.

Le talent, un don impossible à enseigner
Selon Pratto, le talent est quelque chose d’inné.
« C’est vrai que lorsqu’un joueur talentueux naît, vous pouvez travailler toute la journée, ce talent sera toujours là. Et quand ce joueur talentueux travaille un peu… alors oubliez. »
Pour lui, le talent se définit de manière très particulière.
« Le talent, pour moi, c’est réussir des choses sans même les comprendre. C’est naturel, c’est inné. Certains ont ce don. »
Une définition qui rappelle pourquoi certains joueurs semblent capables d’exécuter des coups extraordinaires avec une facilité déconcertante.
« Être compétitif est aussi un don »
Au-delà du talent technique, Gustavo Pratto estime qu’il existe une autre qualité que l’on retrouve chez les plus grands champions.
« Être compétitif est un don. »
Mais cette compétitivité ne se résume pas à vouloir battre son adversaire.
« Si vous êtes compétitif avec vous-même chaque matin, alors chaque jour vous cherchez à devenir meilleur. »
Pour Pratto, cette recherche permanente de progression est ce qui distingue les meilleurs joueurs du monde.
L’entraîneur conclut en soulignant que cet état d’esprit n’est pas toujours agréable à développer.
« Pour moi, être compétitif naît de la souffrance. Ce n’est donc pas quelque chose d’agréable à enseigner. »
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.


































































































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