Il a côtoyé Rafael Nadal, a été sparring-partner de Martina Navratilova, et dirige aujourd’hui un club de padel dynamique près de Palafrugell avec son ami Reginald Jouil. À 48 ans, Gaston Chovet est un passionné de sport sous toutes ses formes, mais c’est bien dans le padel qu’il a trouvé sa voie. Dans cet entretien, il revient sur son parcours, son club Padel Indor Punt d’Or à Palafrugell, et livre ses conseils pour progresser.
Qui es-tu ? D’où viens-tu ? Et comment es-tu tombé dans le padel ?
Depuis toujours, ma vie est dédiée au sport. J’ai été champion de Catalogne de trial en moto, et j’ai pratiqué presque toutes les disciplines possibles. J’ai débuté comme professeur de tennis à 16 ans, avec un diplôme de technicien en sport qui m’a permis aussi d’enseigner le handball, le volley, le basket, la gymnastique et même le ski. Je possède aussi le titre d’entraîneur national de tennis et j’ai collaboré avec la Fédération Catalane de Tennis. Certains de mes joueurs ont même affronté Rafael Nadal à ses débuts.
J’ai découvert le padel à 26 ans, d’abord comme joueur, puis rapidement comme entraîneur. Aujourd’hui, je dirige un club qui regroupe environ 1200 joueurs. Mon équipe figurait autrefois parmi les 20 meilleures de la province de Gérone. En tant qu’entraîneur, j’ai plus de 15 ans d’expérience, et je poursuis actuellement ma formation avec Xavi Figols, l’un des meilleurs coachs actuels. Pour l’anecdote, j’ai aussi eu l’honneur d’être le sparring-partner de Martina Navratilova.
Un club à taille humaine, pensé pour tous les niveaux
Padel Indor Punt d’Or, c’est cinq pistes indoor en système pay and play, sans abonnement. Nous avons conçu une application intelligente qui permet aux joueurs de réserver un terrain, ou d’être intégrés dans des matchs équilibrés avec des partenaires de même niveau.
Ce niveau est attribué manuellement par nos soins après observation, ce qui garantit des parties justes et plaisantes. Nous organisons également des tournois, des ligues, et proposons des récompenses originales, comme des voyages ou des dîners plutôt que du matériel.
Le club dispose aussi d’un bar-restaurant avec des plats catalans faits maison, préparés par Mosa, membre de notre équipe. Nous avons une boutique de padel où tous les produits sont testés avant d’être proposés. L’équipe est multilingue (espagnol, français, anglais), ce qui facilite l’accueil d’une clientèle internationale.
Tous les dimanches, nous proposons une “américaine” conviviale accompagnée d’un petit-déjeuner typique catalan : un rendez-vous qui renforce notre esprit familial et social.


Les conseils d’un coach : éviter les erreurs fréquentes
Parmi les erreurs les plus courantes chez les stagiaires, on retrouve un manque de vision spécifique au padel, une puissance excessive héritée du tennis (souvent combinée à trop de lift), une mauvaise gestion des vitres et des rebonds, et une tendance à vouloir terminer les points trop vite, en pensant que le terrain est petit.
Mon approche repose sur le principe essai-erreur, puis sur un travail ciblé pour corriger les défauts techniques. Les anciens footballeurs ou basketteurs s’adaptent souvent rapidement grâce à leur culture du jeu collectif. Pour les vrais débutants, le padel est une découverte ludique, accessible et sociale.
Mon objectif est toujours de donner aux joueurs une vision claire du jeu : pourquoi, comment et quand effectuer chaque coup, avec plaisir et efficacité.
Des stages sur la Costa Brava pour progresser vite… et bien
Nous organisons des stages sur trois jours, généralement du vendredi au dimanche, parfois sur mesure. Le programme type inclut des séances d’entraînement le matin et l’après-midi, puis des matchs contre des joueurs espagnols le dernier jour.
L’expérience peut être complétée par l’hébergement, des repas gastronomiques, des reportages photos, etc. Chaque stage se termine par un bilan personnalisé, avec des axes de progression individualisés. Même si trois jours ne suffisent pas pour changer radicalement de niveau, ils permettent de poser des bases solides et d’intégrer des outils concrets pour progresser.
Et demain, un padel moins espagnol ?
Je pense que dans quelques années, les meilleurs joueurs du monde ne seront plus uniquement espagnols ou argentins. Le padel se développe vite dans d’autres pays, avec des écoles prometteuses.
Mais pour cela, il faut aussi former les entraîneurs. Dans de nombreux pays, les coachs viennent du tennis sans connaître les spécificités du padel. Enseigner ce sport ne s’improvise pas. C’est pourquoi nous avons aussi lancé des formations de coachs, avec des bases solides en pédagogie et technique.
L’Espagne et l’Argentine gardent une longueur d’avance, mais si la structuration suit, le padel peut devenir olympique. Et alors, la diversité nationale au plus haut niveau se développera naturellement.
Je suis Sami Massalkhy, un passionné de sport, notamment de football, de tennis et de padel. J’aime échanger et débattre sur ces disciplines, ce qui me pousse à faire des recherches, suivre l’actualité et partager mes analyses

























































































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