À seulement 13 ans, Gabriel Bessière, licencié au My Center Palavas, fait partie de la génération montante du padel français. Engagé au FIP Promises Paris by WME, le premier grand tournoi international jeunes organisé en France, le jeune joueur revient sur son parcours et ses ambitions. Portrait.
Une défaite frustrante, mais riche d’enseignements
Le duo Gabriel Bessière / Tyrone Pottier a passé deux tours avant de s’incliner en quart de finale. Une défaite difficile à digérer, tant les deux jeunes joueurs étaient proches de l’exploit.
« Dans le premier set, on ne jouait pas bien. Le joueur de droite était un monstre, il défendait tout. Parfois, il ne jouait même plus de la raquette, il avait de la réussite et tout passait. »
Conscients de devoir ajuster leur stratégie, les deux Français modifient leur plan de jeu.
« Dans le deuxième set, on a changé : on a arrêté de jouer sur le joueur de droite en défense parce qu’il défendait trop bien, et on a visé le joueur de gauche. »
Malgré cette adaptation, le sort de la rencontre s’est joué à deux points.
« On a eu deux balles de set dans la deuxième manche… c’est dur. »
Une élimination douloureuse, mais qui n’entame pas la détermination du jeune Palavasien.
« Je m’attendais à un meilleur résultat, mais c’était notre première fois ensemble avec Tyrone. À la base, il devait jouer à droite, mais il n’était pas super à l’aise, alors j’ai pris le côté droit. »

De la petite balle jaune au mur de verre
Originaire de Palavas-les-Flots, Gabriel a d’abord pratiqué le tennis pendant deux ans avant de découvrir le padel par hasard.
« Je faisais du tennis et un soir, on est venus voir un tournoi de padel. Un terrain s’est libéré et on est allés jouer dessus avec mon père… avec des raquettes de tennis ! C’était trop bien, alors on a continué. »
Le jeune joueur explique pourquoi il a préféré le padel.
« Au tennis, c’est plus dur, moins fun. Il faut courir chercher les balles, recommencer tout le temps… alors qu’au padel, on s’amuse dès le début. »
Un entraînement structuré à Palavas
Gabriel s’entraîne intensivement au My Center Palavas, où il bénéficie d’un encadrement complet.
« Je fais environ 3 heures par jour, du lundi au vendredi, et les week-ends c’est souvent les tournois. »
Ses entraîneurs sont parmi les plus reconnus du circuit français.
« En physique, c’est Thomas Seux, une machine. Et pour le padel, j’ai Florian Hue et Ben Tison. »
Travailler avec l’ancien numéro 1 français, désormais coach, est un vrai privilège.
« Ben, c’est un super coach, très sympa, mais aussi exigeant sur le terrain. Il veut qu’on progresse, et c’est normal. »
Un collégien entre passion et études
À son âge, conjuguer sport et scolarité est un défi quotidien.
« Je vais au collège le matin jusqu’à midi ou 14h, puis je vais m’entraîner. Le club est à cinq minutes à pied. »
L’établissement s’adapte tant bien que mal à ce rythme exigeant.
« On rate parfois des cours, mais on les rattrape dans d’autres classes. L’année dernière, c’était un peu compliqué, mais cette année c’est nickel, bien organisé. »

Un style offensif et un revers d’acier
Positionné à gauche, Gabriel se décrit comme un joueur offensif.
« Je préfère jouer à gauche, même si je peux dépanner à droite. Je suis plus offensif. »
Son coup fort ?
« Le revers à deux mains ! Je l’ai beaucoup travaillé avec Yannick Maurel pendant six mois, au point que maintenant, je ne le rate presque plus. »
Son modèle sur le circuit professionnel n’est autre qu’Alejandro Galán, l’un des meilleurs joueurs du monde.
« J’adore son style, il m’inspire. »
Objectifs : équipe de France, titres et rêve mondial
Lucide et ambitieux, le jeune joueur ne cache pas ses rêves.
« À court terme, je veux être pris chaque année en équipe de France et faire de bons résultats aux championnats du monde et d’Europe. »
Mais son horizon est bien plus large.
« À long terme, je veux devenir professionnel… et être numéro un mondial. »
Hors du court : surf, études et discipline
Quand il ne joue pas au padel, Gabriel profite de la mer.
« Je fais beaucoup de surf quand il y a des vagues, mais sinon, j’ai peu de temps libre entre les cours et les tournois. »
Côté technologie, il surprend par sa sobriété.
« Je n’ai ni console, ni TikTok, juste un téléphone. »
Son alimentation est aussi adaptée à la compétition.
« Avant un match, je mange souvent des pâtes. Pas trop, sinon t’es calé et tu bouges plus ! »
Une mentalité déjà pro
Sur le terrain, Gabriel ne laisse rien au hasard. Il reconnaît un petit tic, remarqué par beaucoup.
« Je passe souvent ma main sur le visage avec mon t-shirt. Tout le monde croit que c’est pour montrer les abdos, mais c’est juste parce que je transpire beaucoup ! »
Souriant, déterminé et déjà très professionnel dans sa manière de parler de son sport, Gabriel Bessière incarne parfaitement cette nouvelle génération de jeunes Français formés dans des structures solides et ambitieuses. Avec des coachs comme Benjamin Tison et une passion sans faille, le jeune joueur de Palavas semble promis à un bel avenir.
Et comme il le dit lui-même, sans détour :
« Je veux devenir pro et être numéro un mondial. »
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.

























































































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