Ancienne joueuse de tennis, Carla Touly (n°52 France), 26 ans, a été contaminée par le padel. Aujourd’hui, elle vit à Barcelone, hébergée par son ami Alix Collombon pour s’imprégner de la culture padelistique espagnole. Le tennis est derrière elle, une nouvelle page s’écrit avec le padel.
Le tennis, une aventure formatrice
Je me garderai toujours de mon aventure tennistique ces 20 ans de bonheur. Il y a eu des hauts (beaucoup) et des bas (quelques-uns) bien évidement mais si c’était à refaire je n’hésiterais pas une seconde. Le tennis a été pour moi la meilleure école de la vie et au-delà du sport en lui-même et des victoires/défaites, il m’a apporté des personnes en or. J’ai eu aussi la chance d’aller aux États-Unis. Combiner le tennis avec les études, le tout en anglais, c’était un vrai défi au quotidien mais l’aventure humaine était juste incroyable. Je me suis fait des amis pour la vie et j’ai énormément appris et grandi.
Le Covid a été un coup d’arrêt
En rentrant des États Unis j’avais envie de retenter le circuit tennis mais malheureusement après deux mois de prépa foncière, le Covid est arrivé alors que j’allais débuter mon premier match au Mexique. Pendant le premier confinement j’ai continué à m’entraîner physiquement mais j’ai aussi eu le temps de beaucoup réfléchir à mon futur. Je me rendais compte que j’avais envie de découvrir des choses différentes du monde du sport que je connaissais déjà très bien. Après quelques mois de réflexion j’ai eu un déclic et j’ai décidé de laisser le tennis pour me lancer dans le monde de l’entreprise où j’avais tout à découvrir.
Pendant deux ans j’ai enchaîné plusieurs boulots principalement dans le marketing/communication/traduction. Au début j’adorais aller au bureau, avoir des horaires, avoir un salaire…puis très vite j’ai trouvé que cette vie était beaucoup trop stable. Et surtout je ne vivais pas bien le fait d’être enfermée toute la journée sans pouvoir me dépenser physiquement. C’est à ce moment-là que j’ai découvert le padel, et j’ai commencé à y jouer avec des amis pour me défouler après le travail.
Le padel, un premier souvenir mitigé

Les premières fois je n’ai vraiment pas accroché, je trouvais ça frustrant et surtout je ne comprenais pas comment on pouvait oser comparer ce sport au tennis. Je me souviens avoir envoyé un message à Alix Collombon (mon amie d’enfance du tennis) en lui disant que jamais je ne jouerais au padel et qu’elle s’était bien moquée de moi en me répondant qu’avec le temps je deviendrais addict. Elle ne s’était pas trompée finalement !
Barcelone, le déclic
Au mois de Juin 2022 j’ai pris une semaine de vacances pour aller voir Alix à Barcelone pour assister à ses entrainements mais aussi y participer. J’ai compris que je ne savais absolument pas jouer au padel et ça m’a donné envie d’apprendre. Tout l’été j’ai joué avec des amis et j’ai décidé de retourner deux mois chez Alix en septembre 2022, puis deux, puis trois…et j’y suis toujours.
Ici il y a au moins 5 clubs/académies avec plus de 10 pistes dans chacun d’entre eux à moins de 10min de la maison. C’est vraiment simple de trouver un terrain, un entraîneur ou trois partenaires pour organiser un match. Il y a également des tournois catalans tous les week-ends avec un niveau de jeu excellent. Tout est vraiment à disposition pour bien s’entraîner et progresser. Et j’ai vraiment beaucoup de chance d’avoir Alix qui me donne toutes les meilleures adresses.
Une nouvelle page s’écrit avec le padel

J’étais persuadée d’arrêter en décembre après trois mois parce que je n’avais pas envie de me relancer sur le circuit. Car même si j’ai adoré cette vie avec le tennis je sais aussi ce que ça demande et à quel point c’est difficile tous les jours.
Et puis en décembre je n’avais vraiment pas envie de partir… Je savais que si je ne tentais pas j’allais le regretter c’est pourquoi deux ans après le tennis j’ai décidé de me relancer à 100% dans un vrai projet en 2023 avec un nouvel entraîneur Nico Gavino, de la préparation physique et des tournois internationaux.
Le tennis et le marathon comme base d’apprentissage
Sur le plan technique je pense que la volée m’aide beaucoup. Sur le plan physique je n’étais pas mauvaise en défense et même si au padel avec les vitres c’est complètement différent, je pense que je bouge bien et que mon passé de marathonienne au tennis m’aide beaucoup. Et après pour tout ce qui est de la gestion des matchs, des émotions et de l’entente avec la partenaire, l’expérience engrangée au tennis me sert également.
2023, une année déterminante
Mes deux attentes cette saison sont de continuer à prendre autant de plaisir sur le court en match et de progresser tous les jours à l’entraînement. En termes d’objectifs je vais tout faire pour aller le plus loin possible dans les tableaux sur le circuit international, on verra où ça me mènera.
En ce qui concerne résultats je suis contente d’avoir déjà eu quelques premières victoires motivantes, mais le plus important pour l’instant c’est la façon dont j’évolue chaque jour à l’entraînement et je suis très satisfaite du travail au quotidien avec Nico Gavino.
Un souvenir mémorable au P2000 de Bordeaux avec Charlotte Soubrié

Ce tournoi avec Charlotte était génial aussi bien sur le court qu’en dehors. On a joué pour la première fois ensemble deux jours avant le tournoi et ça a collé tout de suite. On a la même mentalité sur le court et me battre à ses côtés est une vraie chance et du plaisir à l’état pur. Plus c’est dur, plus on s’accroche et plus on s’amuse, c’est trop bien avec elle.
En ce qui concerne la victoire en huitième contre la tête de série 1, j’avais vraiment à cœur d’être à la hauteur pour ma partenaire. L’ambiance était super, il y a eu des hauts et des bas des deux côtés mais on s’est toutes les quatre battues jusqu’au bout et j’ai vraiment apprécié le fair-play et les mots bienveillants de Fiona et Laura à la fin du match, elles ont la classe. Je suis vraiment fière de nous. On a ressui à « assumer » sur la suite du tournoi et à terminer à la 3e place. Ce n’est malheureusement pas passé en demi-finale contre Jess et Lucile mais ça nous a donné envie de repartir bosser pour revenir plus fortes.
Laura Buteau, Marianne Vandaele et Charlotte Soubrié : des partenaires marquantes
Laura a fait le pari de jouer avec moi en septembre sans avoir la moindre idée de mon niveau. J’ai joué mes trois premiers tournois de padel avec elle et on a gagné tous nos matchs ! Je suis consciente que peu de joueuses ont la chance de débuter avec la n°13 française à leurs côtés, j’ai sauté sur l’opportunité et ça s’est très bien passé ! Ensuite j’ai fait un P2000 avec Marianne Vandaele car sa partenaire était blessée et c’était aussi un week-end mémorable. Et maintenant je commence une aventure avec Charlotte, j’ai beaucoup de chance. J’ai hâte d’être à ses côtés cette année et j’ai vraiment à cœur de remporter ensemble des matchs/tournois qu’elle n’a encore jamais gagnés. C’est un sacré pari car son palmarès est impressionnant mais je vais tout donner.
À l’international avec la portugaise Catarina Santos (pour l’instant)
J’ai invité Catarina à Barcelone pour faire trois jours d’entraînement alors qu’on ne se connaissait pas et ça a très bien matché ! On a joué le FIP Rise Isla de la Palma ce week-end et on va enchaîner avec l’A1 de Beausoleil cette semaine, j’ai hâte. Je vais aussi jouer des FIP et A1 avec Charlotte dès qu’elle pourra se libérer.
Fan d’ovalie, de ballon rond mais aussi de sport de raquette, il a été piqué par le padel lors de son adolescence en Galice. Aussi à l’aise devant la caméra que derrière un micro, Vince saura apporter sa vision et son expertise de passionné de la petite balle jaune.

























































































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