Éliminés dès leur entrée en lice au Bordeaux Premier Padel P2, Bastien Blanqué et Max Joris repartent malgré tout avec des enseignements positifs. Les deux Français, qui disputaient leur tout premier tournoi ensemble, affichent déjà une vraie confiance dans leur nouveau projet. Entre la naissance de leur association, l’analyse de leur défaite, la blessure de Max Joris et leurs ambitions communes, ils se sont confiés à Padel Magazine.
« C’est moi qui ai appelé Max »
Padel Magazine : Comment est née votre association ?
Bastien Blanqué : C’est moi qui ai appelé Max il y a environ trois semaines. En début de saison, je n’avais pas vraiment de partenaire fixe. J’ai joué avec Dylan Guichard, puis Maxime Deloyer, ensuite Yoan Boronad. On avait un projet avec Yoan, mais ça ne s’est pas passé comme prévu et il est finalement reparti avec Timéo. J’ai donc appelé Max dans la foulée. Bon… il a mis un peu de temps à me répondre (rires), mais une ou deux semaines plus tard, c’était réglé.
Max Joris : Je jouais alors avec Jérémy Robert, mais on n’avait jamais défini un véritable projet à long terme. On s’était simplement dit qu’on jouerait quelques tournois ensemble. L’appel de Bastien est arrivé à ce moment-là. Ça a forcément amené une réflexion. Je ne m’y attendais pas du tout, donc ça a été un petit chamboulement, mais je suis très heureux de cette nouvelle association, même si on aurait évidemment préféré commencer par une victoire.
« On est complètement passés à côté du premier set »
Padel Magazine : Le deuxième set a été totalement différent du premier. Que s’est-il passé ?
Max Joris : J’ai simplement mis deux balles de plus dans le terrain.
Bastien Blanqué : (Sourire) Pas beaucoup plus. On passe complètement à côté du premier set. On avait pourtant des occasions de rentrer dans le match, mais on ne les saisit pas. Max revenait d’une blessure et manquait un peu de rythme.
Le deuxième set est d’un tout autre niveau, on le gagne assez largement. Ensuite, je pense qu’on se trompe dans notre gestion tactique du match. À force, on manque un peu de fraîcheur physique et, à 3-3 dans le troisième, quelques faits de jeu tournent en leur faveur. On se fait breaker et ils concluent derrière. Globalement, on peut dire que c’est notre gestion du match qui nous coûte cher.

« Les conditions sont excellentes »
Padel Magazine : Comment avez-vous trouvé les conditions de jeu à Bordeaux ?
Max Joris : Franchement, elles sont excellentes. Les terrains sont vraiment très bons, les vitres réagissent parfaitement et il y a très peu de faux rebonds. En plus, il fait beaucoup moins chaud que l’an dernier, donc c’est beaucoup plus agréable de jouer. J’aime aussi beaucoup le fait d’avoir ajouté cette couleur rouge autour de la piste, je trouve que ça met vraiment en valeur le court. Maintenant, il ne reste plus qu’à remplir encore davantage la salle.
« Notre objectif est de nous rapprocher du Top 100 mondial »
Padel Magazine : Quels sont vos objectifs pour cette nouvelle équipe ?
Bastien Blanqué : Continuer à bien s’entraîner, construire des plans de jeu solides et progresser ensemble. Tous les deux, on veut intégrer le Top 100 mondial. Pour cela, on va jouer beaucoup de tournois FIP afin de récupérer des points. J’ai un peu reculé au classement ces derniers mois, donc c’est important. L’objectif est aussi de disputer quelques P1 et des Majors d’ici la fin de saison pour aller le plus haut possible.

« Les médecins m’avaient annoncé trois semaines d’arrêt »
Padel Magazine : Max, tu revenais d’une blessure importante…
Max Joris : Oui. À Narbonne, je me suis fait une déchirure de 2,5 cm aux abdominaux. Quand j’ai passé les examens le lundi suivant, les médecins m’ont clairement dit : trois semaines d’arrêt, pas de compétition.
Mais je suis un peu têtu. J’ai voulu tenter le coup en étant extrêmement rigoureux. J’ai fait deux séances de kiné par jour, beaucoup de préparation physique, j’ai fait attention à mon sommeil, à mon hydratation, à mon alimentation… Et finalement, aujourd’hui, j’ai pu jouer sans douleur.
J’avais peut-être une petite appréhension au début, mais elle est très vite partie. Je n’ai ressenti aucune douleur pendant le match. Si ça avait été le cas, j’aurais arrêté immédiatement. Je ne voulais prendre aucun risque.
Le point positif, c’est que je suis de retour sur le terrain. Maintenant, les soins vont continuer cette semaine afin d’être à 100 % pour notre prochain tournoi.
« J’ai 100 % confiance dans notre projet »
Max Joris : Honnêtement, tout se passe très bien entre nous. On avance main dans la main. On s’entend super bien, aussi bien en dehors que sur la piste. On partage la même attitude, le même état d’esprit, et ça facilite énormément les choses.
Bien sûr, on aurait préféré commencer cette aventure par une victoire, mais ça ne change rien à ce que je pense : j’ai 100 % confiance en notre projet. Nous sommes deux battants, on aime notre style de jeu et je suis persuadé qu’on peut construire quelque chose de très intéressant ensemble.
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.































































































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