Après plusieurs mois passés à la Nox Future Academy de Barcelone, Yoan Boronad et Timéo Fonteny ont décidé de revenir s’entraîner en France, du côté de Palavas, à la My Center Academy. Une décision réfléchie, loin d’un quelconque renoncement, mais au contraire motivée par une volonté d’individualisation et d’encadrement plus ciblé. Les deux jeunes talents évoquent leurs motivations, leur passage en Espagne et leurs ambitions à travers ce nouveau projet mené aux côtés de Yannick Maurel… et de Ben Tison.
Franck Binisti : Quels ont été les principaux facteurs qui ont influencé votre choix de quitter la NFA ?
Yoan Boronad : Premièrement, on ne quitte pas complètement la NFA. On est en très bons termes avec eux, et il se peut qu’on y retourne de temps en temps, quelques semaines, pour s’entraîner.
Le principal facteur de notre départ, c’est qu’avec Timéo, on pense avoir besoin de plus d’individualisation. La NFA est exceptionnelle pour le rythme et les sparrings, mais on y est un joueur parmi tant d’autres.
Et puis, à Barcelone, un suivi médical individualisé nous manquait vraiment.
Franck Binisti : Qu’est-ce qui vous a le plus marqué durant votre passage à la Nox Future Academy ?
Timéo Fonteny : Le moment le plus marquant, c’est sans aucun doute quand on a eu la chance de s’entraîner avec Tapia. Ça nous a fait prendre conscience du chemin qu’il nous reste à parcourir.


Franck Binisti : Comment décririez-vous l’ambiance à la Nox Future Academy ?
Timéo Fonteny : L’ambiance à la maison était très bonne, tout le monde s’entend bien, c’est top.
Mais parfois, on avait aussi envie de calme, de se coucher tôt, de cuisiner… Des choses simples qu’on ne pouvait pas vraiment faire en vivant en communauté.
C’est aussi une petite raison de notre départ.
Franck Binisti : Pourquoi avoir choisi la My Center Academy ?
Yoan Boronad : Depuis quelques mois, on avait le sentiment de stagner un peu. On a réfléchi ensemble, avec Timéo, à ce qui pourrait nous permettre de progresser davantage, tout en étant entourés de personnes de confiance et compétentes.
On a tout de suite pensé à la My Center Academy. Ça fait un moment que Yannick nous accompagne sur les tournois, qu’il nous entraîne ponctuellement, et on s’entend très bien avec lui.
On est convaincus que s’il décide de s’impliquer à fond dans le projet, c’est la bonne personne pour nous. On lui a proposé, et il a immédiatement accepté.
On tient à le remercier ici : il croit en nous, et nous croyons en lui. C’est fondamental.
Et puis, l’arrivée de Ben Tison à la My Center change aussi la donne. Tout le monde connaît son expérience, son vécu, son niveau de jeu, qui est toujours bien là !
Il peut énormément nous apporter, sur le terrain bien sûr, mais aussi en dehors, notamment sur la gestion des circuits, etc.
Franck Binisti : Revenir en France, ce n’est donc pas renoncer à une carrière, mais plutôt chercher à progresser encore davantage ?
Timéo Fonteny : Exactement. Beaucoup de gens pensent encore que l’Espagne est le pays du padel et qu’il faut absolument y aller pour progresser. Mais honnêtement, ce que « les gens » disent… ça nous importe peu.
Notre projet est clair. On a pesé le pour et le contre, avec notre préparateur mental Pier Gautier, qui nous suit depuis bientôt deux ans, et on pense que c’est le bon choix, au bon moment.
On est convaincus qu’en France, on peut réussir, surtout en étant entourés de personnes comme Ben et Yannick, qui, selon nous, n’ont rien à envier aux coachs espagnols.
Il est vrai qu’il manque encore un peu de sparrings en France, mais ça viendra avec le temps. C’est aussi pour ça qu’on envisage de retourner de temps en temps à la NFA, pour garder le rythme.
Regardez Bastien Blanqué : il s’entraîne à Toulouse depuis un ou deux ans, il est quintuple champion de France et autour de la 100e place mondiale… tout en restant en France, chez lui, dans un environnement qui lui correspond.
Et ce n’est pas un cas isolé : on peut aussi citer Thomas Vanbauce, Jo Bergeron, etc.
Franck Binisti : Pensez-vous que les méthodes d’entraînement à la My Center Academy vous aideront à franchir un cap ? Si oui, comment ?
Yoan Boronad : Je pense que Yannick et Ben ont énormément à nous apporter, surtout en ce qui concerne le jeu en équipe.
Avec Timéo, on est très proches dans la vie, comme des frères. On joue tout le temps ensemble, mais on n’a pas encore réussi à atteindre notre meilleur niveau ensemble au même moment.
Je suis persuadé que s’entraîner en duo, avec des personnes focalisées sur nous et notre identité de jeu, peut vraiment nous faire passer un cap.
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.


































































































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