Alix Collombon est la première Française au classement du World Padel Tour. Elle a remporté un premier titre pour la France sur le WPT, et rejoint aujourd’hui un sponsor majeur du padel mondial : Cupra. Elle est au micro de Padel Magazine depuis le club des Pyramides.

Heureuse de rejoindre la Cupra Tribe

Alix Collombon :“Je suis ravie de rejoindre la “Cupra Tribe”. Ça fait longtemps que j’ai envie de rejoindre leur équipe, j’aime beaucoup leurs voitures. Je cherche un partenaire voiture depuis bien longtemps.

Padel Magazine : On va parler de toi Alix, et de tes débuts dans le padel. Comment t’es-tu lancée dedans ?

Alix Collombon :“J’ai joué au tennis. Je suis montée 420 (WTA) à mon meilleur classement. J’ai arrêté pour plusieurs raisons en 2014, et j’ai découvert le padel l’année suivante. C’était un coup de foudre. J’ai eu envie de rejouer très vite. Petit à petit, l’esprit compétitif a repris le dessus et je me suis retrouvée à vivre à Barcelone fin 2017. J’ai fait le choix de tenter l’aventure sur le World Padel Tour. Je suis très heureuses de ce choix.”

Benjamin Tison Alix Collombon Cupra 2021

Un choix entre le foot et le tennis

Padel Magazine : Ton évolution a été très rapide dans ce sport. En quelques années tu atteins le Top 30. Comment as-tu fait ?

Alix Collombon :“Je baigne dans le sport depuis très jeune. Ma mère était prof de sport, mon père a joué au hand à un très haut niveau. On a une culture sport à la maison.  On regarde tout ce qu’on peut regarder à la télé. J’ai commencé très tôt le tennis, et mon objectif était d’être une joueuse professionnelle. J’ai eu l’occasion de jouer Roland-Garros en double en 2013.” 

Padel Magazine : On sait que tu as bien joué au tennis, mais aussi au foot ! Aurais-tu pu devenir joueuse de foot ?

Alix Collombon :“On ne le saura jamais, mais c’est vrai qu’à 12 ans j’ai dû faire un choix entre le tennis et le foot ! J’aurais pu aller à l’OL féminin quand j’étais jeune. Je me suis dirigée vers le tennis, et c’est mon histoire, mon destin. Quand j’ai arrêté le tennis, je suis allée dans un club à côté de chez moi, et c’est vrai que je suis montée assez vite. J’ai commencé en équipe 3 et très rapidement je suis montée en équipe 1 et on a joué en division 3.”

“Si j’avais choisi le foot à 12 ans, je pense que j’avais les qualités pour devenir joueuse pro. Après dire que j’aurais pu jouer à l’OL qui est la meilleure équipe du monde, non je n’ai pas cette prétention-là. Quand j’ai repris en 2016, c’était vraiment pour le fun. Mais quand je suis partie à Barcelone, mon coach m’a dit que l’entraîneur de la CFA de l’OL lui avait parlé de moi ! Mais j’avais déjà fait mon choix.” 

“Les filles si vous vous y mettez, vous aller faire un carton”

Padel Magazine : La première fois que l’on t’a vue dans le padel c’était à Lille aux championnats de France. Tu étais déjà avec Jessica Ginier. À ce moment-là personne ne vous voyait aller aussi loin. C’est là que tu t’es rendue compte de ton potentiel dans ce sport ? 

Alix Collombon :“On sentait qu’on avait de bonnes bases grâce au tennis. On a un jeu très physique, une bonne volée, on couvre bien le terrain. Le problème c’était les vitres. On savait que si l’on s’entraînait on pourrait vite embêter plusieurs paires. Et ce sont les gens qui nous disaient : “les filles si vous vous y mettez, vous aller faire un carton”. Petit à petit, on s’est prises au jeu.”

Padel Magazine : Est-ce que ton ascension fulgurante a fait des envieuses ?

Alix Collombon :“Je n’ai pas ressenti ça. Après je ne sais pas ce que les gens disent entre eux. J’ai la chance d’avoir beaucoup de soutien sur les réseaux sociaux. Des gens qui me suivent, et je les remercie. Ce que j’aime dans le padel, c’est qu’il n’y a pas la jalousie qu’il y a dans le tennis. J’aime dire que c’est une grande famille, le padel.”

 

Lorenzo Lecci López

À ses noms, nous devinons ses origines espagnoles et italiennes. Lorenzo est un polyglotte passionné de sport : le journalisme par vocation et l’événementiel par adoration sont ses deux jambes. Son ambition est de couvrir les plus grands événements sportifs (J.O. et Mondiaux). Il s’intéresse à la situation du padel en France, et offre des perspectives pour un développement optimal.