Le président du World Padel Tour a accordé une interview à Marca, concernant la gestion de la situation sanitaire. Au terme du Master de Barcelone, Ramon Agenjo établit un constat de l’organisation du tournoi, et apporte sa vision enthousiaste de la croissance du padel.

Le premier tournoi avec affluence limitée

“L’année dernière, entre 5 000 et 6 000 personnes étaient présentent à Sant Jordi. Tous les billets avaient été vendus et nous étions convaincus que nous pouvions battre ce record. Malheureusement la crise sanitaire est arrivée. Nous avons adopté plus de mesures que celles imposées. Nous avons été très exigeants sur le respect des gestes barrières.”

“Nous avons donc dû nous adapter. À Malaga, nous avons pu organiser le tournoi normalement, à Madrid et Valence, on l’a fait à huis clos, et ici à Barcelone nous ne pouvons pas dépasser les 30% de la capacité d’accueil de la structure.” 

Des conditions de jeu particulières

“Les joueurs veulent jouer. Ils ont besoin d’être sur le court. C’est vraiment bizarre de voir cet endroit si grand, que nous avons l’habitude de voir plein…”

La pandémie et le long terme

“Nous ne pouvons pas savoir ce qui va se passer, mais nous voyons bien que ce ne sera pas une histoire de quelques semaines. Nous devons être très prudents avec les engagements que l’on va prendre dans les prochains mois. Nous avons déjà parlé avec les villes et nous avons leur soutien. Personne ne peut avoir une vision à long terme. Nous allons suivre l’évolution des choses, et nous nous adapterons.

Les recettes de billetterie manquent

“Nous avons bien évidemment une baisse des recettes. Nous avons certes les recettes des sponsors, des collaborations avec les villes qui nous aident pour l’évènement. Mais l’impact est très important. Le public mange au restaurant, au village, achète du merchandising… tout cela représente un cumul de pertes.”

Du positif dans la crise

“Pour nous, il est clair que les évènements du WPT doivent continuer de croitre. Derrière, il y a Estrella Damn, une entreprise avec 144 ans d’histoire. Nous avons un projet incroyable, et une équipe totalement nouvelle et professionnelle, que va au-delà de ce que l’on pourrait imaginer, je le dis sérieusement. Nous sommes motivés et concentrés.”

“Notre entreprise a 144 ans, et nous sommes habitués à beaucoup de choses. Nous avons vécu des épisodes bien plus gros que celui-ci. Nous sommes passés par les 4 guerres. Il faut voir le côté positif. Notre équipe s’est si bien adaptée que nous avons appris des choses que nous ne savions pas.”

“Aujourd’hui, nous sommes meilleurs. Nous avons été mis à rude épreuve, et nous avons su sortir du tunnel.”

Le padel peut-il grandir dans ce contexte ?

“Bien sûr. Je suis un amateur de beaucoup de sports, mais celui-ci est le meilleur spectacle qui existe. Il n’y a pas de spectacle dans le monde dans lequel pendant 21 semaines à l’année, les meilleurs joueurs s’affrontent dans différents endroits du monde. Ça n’existe pas. Ici, j’ai vu des matchs impressionnants de jeunes joueurs qui ont mis en difficulté les grands totems du padel.”

 

Source: Marca.com

Lorenzo Lecci López

À ses noms, nous devinons ses origines espagnoles et italiennes. Lorenzo est un polyglotte passionné de sport : le journalisme par vocation et l’événementiel par adoration sont ses deux jambes. Son ambition est de couvrir les plus grands événements sportifs (J.O. et Mondiaux). Il s’intéresse à la situation du padel en France, et offre des perspectives pour un développement optimal.