Le Club des Pyramides a accueilli le Master Jeunes Île-de-France, point d’orgue d’un circuit régional lancé il y a seulement quelques mois. À cette occasion, Germain Roesch, président de la Ligue Île-de-France, est revenu avec nous sur la genèse, le déroulement et l’avenir de ce projet structurant pour le développement du padel chez les jeunes.
« Ce qu’on voit aujourd’hui, c’est l’apothéose de quelque chose qui a démarré le 8 février »
« Déjà, je suis assez bluffé parce que ce qu’on voit aujourd’hui, c’est l’apothéose de quelque chose qui a démarré le 8 février. Je te rappelle, la première étape de ce circuit, qui compte 12 étapes, a démarré à Vers-sur-Marne, à l’autre bout de l’Île-de-France, et s’est terminée dans les Yvelines il y a 8 jours. Aujourd’hui, on a le Master dans ce fabuleux club qu’est les Pyramides. »
« Fabien Le Saux, qui a rejoint les équipes de l’Île-de-France, a été une pièce maîtresse dans l’édifice qu’on construit progressivement, avec bien entendu Catherine Lefèvre, qui est la présidente de la commission régionale padel. »
Trois objectifs clairs : participation, détection, visibilité
« L’idée, à l’époque, était de se dire : qu’est-ce qu’on peut faire pour, un, rassembler un maximum de jeunes joueurs sur un circuit le plus dense possible, qui leur permette de jouer très régulièrement, pratiquement tous les week-ends. Deux, permettre de repérer des talents qu’on n’aurait pas forcément identifiés au départ. Et trois, donner de la visibilité au padel auprès des jeunes, ce qui n’est pas forcément acquis aujourd’hui, car on vient du tennis, où les dispositifs sont en place depuis longtemps. »
« Et là, cet événement, je peux te dire, il a eu un vrai retentissement auprès des structures privées et associatives qui ont des activités padel. Les parents aussi, c’est incroyable : autour des pistes, ce sont les parents qui sont là. En fait, c’est une communauté, une famille, qui se retrouve aujourd’hui — comme lors des 12 étapes précédentes. »
Une ambiance familiale unique
« Je vais te raconter une anecdote. J’ai discuté avec quelques jeunes qui ont joué aujourd’hui. Une fille de 15 ans me disait avoir perdu tous ses matchs, mais elle avait la banane. Elle m’a expliqué que depuis début février, elle a participé à presque toutes les étapes du circuit. Elle ne gagnait pas souvent, mais elle retrouvait tous les week-ends des copines, des copains, des parents qui la reconnaissaient et lui faisaient la bise. Et à la fin, elle m’a dit : Je ne sais pas ce que je vais faire les deux prochains week-ends. »
La mixité, une richesse naturelle du padel
- On a vu une finale U12 avec une paire mixte contre une paire garçon. Est-ce qu’on voit ça aussi souvent dans le tennis ?
« On peut en avoir jusqu’en catégorie U12. On l’a fait dans le cadre des championnats par équipes U12, où on avait la possibilité de mixer des équipes, et de faire jouer des jeunes filles venant de différents clubs. Ça permettait d’embarquer un maximum de filles dans ces championnats. »
« Mais dans le padel, c’est presque devenu naturel. Sur les 12 étapes, on a vu des paires mixtes régulièrement. Et tu as raison : il y a des filles, il faut les accrocher pour les battre. »
« Marianne Motte, la coach de la paire vainqueur en U12, me disait tout à l’heure que les filles sont souvent plus matures que les garçons à cet âge-là. D’ailleurs, dans cette finale, la fille était la plus mature, celle qui portait son équipe. »
« On a même vu ça en U14 : physiquement et mentalement, les filles prenaient le leadership. C’est impressionnant. Quand on parle de femmes au pouvoir, eh bien sur le terrain, ce sont parfois les garçons qui prennent cher ! » (Rire)
Une démarche égalitaire assumée
« Et puis, tu sais, nous, les élus, on a signé une charte égalité femmes-hommes. Si dans le sport, et notamment le padel, on peut faire avancer ça, c’est très bien. Et ça va se faire naturellement. Même dans le coaching, c’est plus mixte qu’au tennis. »
« Dans le tennis, souvent, ce sont des hommes qui coachent. Là, on a aussi des mamans qui s’impliquent, qui encadrent. Et c’est une discussion que j’avais eue avec Fabien et Catherine : assurons-nous de ne pas avoir seulement 5 ou 10 % de filles parmi les 140 participants au circuit. »
« En tout cas, on a un pourcentage de filles bien supérieur à ce qu’on attendait. Et ça, déjà, c’est un premier succès. »
Et maintenant ? Un avenir structuré par secteurs
« Pour la suite, on va mettre en place une organisation structurée autour de quatre secteurs. On va subdiviser l’Île-de-France en quatre zones, avec un référent par secteur. Trois missions pour ces référents :
- Repérage-détection : participer activement à l’identification de jeunes talents.
- Organisation de tournois : P25, P50, P100 — on en prévoit trois ou quatre par secteur.
- Développement local : travailler avec les clubs privés comme associatifs, et avec les entraîneurs de club. »
« On gardera le circuit Île-de-France Jeunes, avec son Master final. Mais en parallèle, on va multiplier les opportunités de jeu, pour impliquer encore plus de jeunes. »
« Aujourd’hui, on est à 140 jeunes engagés. J’espère atteindre le double l’an prochain. Et surtout, en embarquant davantage de clubs, car les clubs de tennis associatifs construisent aujourd’hui massivement des pistes de padel dans leurs enceintes historiques. »
« Donc on va s’appuyer sur ces référents de secteur pour fédérer encore plus, et travailler main dans la main avec les structures privées et associatives. »
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.

























































































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