Le padel continue de franchir un cap en Île-de-France avec l’arrivée d’un nouveau projet ambitieux à Marnes-la-Coquette. À l’origine de cette initiative, Victor Teboul, organisateur et passionné de longue date, veut installer durablement des tournois FIP au cœur de la région parisienne. Entre vision, expérience et volonté de démocratiser le circuit international, il pose les bases d’un rendez-vous appelé à compter.

Un parcours taillé pour l’événementiel

Avant de parler de FIP, il faut remonter aux origines. Victor Teboul commence le tennis à l’âge de quatre ans au Racing Club de France (aujourd’hui Lagardère Paris Racing), avant d’intégrer le sport-études à l’ISP dans le sud, puis de s’envoler pour Lynn University, près de Miami.

S’ensuivront une année en Chine, un an et demi au PSG, puis la création de sa propre société dans l’import-export d’objets promotionnels liés au sport.

  • Dès 4 ans : Tennis au Racing Club de France (Lagardère Paris Racing)
  • Sport-études : ISP, Sophia Antipolis
  • États-Unis : Lynn University, Miami, joueur et professeur de tennis
  • Chine → PSG : Expérience internationale, puis 18 mois au Paris Saint-Germain
  • Entrepreneuriat : Import-export d’objets promotionnels liés au sport

Le padel découvert avant la vague

Victor s’est initié au padel bien avant l’essor actuel de la discipline du côté du Nice LTC d’abord, il y a presque 20 ans, puis vraiment à partir de 2016-2017 à Bois-d’Arcy.

L’époque est pionnière : pas encore de classement national, des tournois improvisés, et des mairies qui confondaient padel et paddle nautique.

“Les mairies ne connaissaient pas du tout le padel. Elles pensaient que c’était du paddle sur l’eau.”

Il passe ses brevets d’arbitrage (JAP1 et JAP2), dispute des P100, P250, P500, P1000 et officie régulièrement au Forest Hill de Marnes-la-Coquette depuis deux ans et demi.

Un profil singulier : ni dirigeant enfermé dans un bureau, ni joueur sans vision globale.

Le déclic à Chypre

L’idée ne naît pas dans une salle de réunion. En jouant un FIP à Chypre avec Romain Sichez, ami d’enfance avec qui il a aussi partagé des courts de tennis, Victor observe de l’intérieur ce que représente l’organisation d’un tel événement.

“Je me suis aperçu qu’organiser un FIP aujourd’hui, c’est un peu comme organiser un ITF 10 000 dollars au tennis il y a quinze ans.”

La conclusion est immédiate : si c’est faisable à Chypre, pourquoi pas à Paris, avec l’un des plus grands bassins de pratiquants d’Europe ?

La prise de contact avec la FIP, puis la Fédération Française de Tennis, enclenche le reste.

Deux tournois, une logique de construction

  • FIP Bronze — 18 au 24  mai 2026 : Épreuve laboratoire pour tester l’organisation et mesurer la réponse des joueurs et partenaires
  • FIP Silver — 31 août au 6 septembre 2026 : La semaine précédant l’Alpine Paris Major, un timing stratégique pour attirer les meilleurs joueurs

Ouvrir le circuit FIP aux joueurs français

L’un des enjeux centraux du projet est de briser la barrière psychologique qui tient encore beaucoup de joueurs à l’écart du circuit international.

Le FIP n’est pas réservé aux professionnels : une licence, un profil sur la plateforme, un partenaire et tout le monde peut s’inscrire.

“Le but, c’est que les joueurs puissent découvrir un FIP à côté de chez eux.”

Victor prévoit d’envoyer des informations détaillées à un maximum de joueurs franciliens pour leur expliquer la démarche d’inscription.

L’objectif : un tableau de qualifications rempli, majoritairement français, et des paires qui découvrent le circuit international sans quitter la région.

Un tournoi vivant, pas seulement sportif

Pour donner vie au projet, Victor s’est entouré d’Adrien Westermann (ex-Ligue de Football Professionnel, spécialiste partenariats et activation) et de Franck Binisti.

Leur mot d’ordre : construire une expérience, pas seulement un tournoi.

Au programme :

  • Concours de smash
  • Match de football entre joueurs
  • Espaces partenaires animés
  • Restauration et zones de vie

La première édition sera à entrée libre pour installer durablement le rendez-vous.

Sur les partenaires, la ligne est claire : privilégier des acteurs capables d’apporter une vraie activation et de s’inscrire dans la durée, au-delà d’une simple visibilité.

Le Forest Hill, bien plus qu’un site d’accueil

Si le projet a pu voir le jour dans de bonnes conditions, c’est aussi grâce à l’engagement du Forest Hill de Marnes-la-Coquette.

Son fondateur, Monsieur Corbière, a immédiatement soutenu l’initiative, offrant au tournoi un ancrage solide dès le départ.

Mais au-delà de ce soutien, c’est toute l’équipe du club, Frédéric, Sébastien, Claire et les autres qui s’est mobilisée pour accueillir l’événement dans les meilleures conditions.

Un investissement humain essentiel pour la réussite du projet.

Construire dans la durée

“On a envie de construire sur le long terme.”

Une ambition claire pour Victor Teboul : faire de Marnes-la-Coquette un rendez-vous incontournable du circuit FIP en Île-de-France.

Benjamin Dupouy

J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !