À Yaoundé, dans le cadre du défi physique organisé autour de Paul Atanga Nji et de sa tentative d’entrée au Guinness World Records, Schena Benamar a vécu une expérience totalement hors du commun.
Entre tennis sous plus de 30 degrés, aqua tennis, exhibitions atypiques et retrouvailles avec d’anciens joueurs et joueuses du circuit, la joueuse française est revenue longuement sur sa carrière, ses blessures, son retour progressif à la compétition et son amour intact du tennis.
Et évidemment, on a parlé un peu padel puisque Schana joue pour le club qui va accueillir la seconde édition du FIP Promises Paris by WME : le club de Lesigny.
« Je n’avais jamais vu ça »
Question : Tu avais déjà participé à des événements aussi atypiques dans le tennis ?
Schena Benamar : Jamais. Franchement jamais.
À part parfois quelques gouttes de pluie qui tombent pendant un match, mais ce qu’on a vécu aujourd’hui, non, jamais.
Et puis il y avait aussi cette tentative de record mardi avec Paul Atanga Nji. C’était vraiment impressionnant. Il faisait extrêmement chaud. Au début, je me suis dit : “Il ne tiendra jamais.”
Et au final, il a tenu. Et même très bien tenu. Il ne baissait quasiment jamais de rythme.
Franchement, physiquement, c’était impressionnant.
On a vécu quelque chose d’atypique, encore plus aujourd’hui avec l’aqua tennis. L’ambiance était géniale, toutes les personnes invitées étaient super sympas. Honnêtement, c’était une très belle expérience.


Une carrière construite grâce à sa sœur
L’entretien a ensuite basculé sur le parcours personnel de la joueuse française.
Question : Comment le tennis est-il entré dans ta vie ?
Schena Benamar : C’est vraiment une histoire de famille. Mon frère et ma sœur jouaient au tennis. Toutes mes vacances, je les passais avec eux sur les tournois.
À un moment, j’en ai eu marre d’être assise à regarder. J’ai trouvé une raquette, une balle, je suis allée taper contre un mur… et j’ai adoré ça.
Je n’ai plus jamais lâché une raquette depuis.
Ma sœur a énormément compté. Je voulais faire comme elle. C’était ma grande sœur, je voulais lui ressembler.
« Les blessures ont cassé ma dynamique »
Ancienne joueuse numérotée française, Schena Benamar est ensuite revenue sur la période la plus compliquée de sa carrière.
Question : Tu étais autour de la 53e place française avant une grosse blessure…
Schena Benamar : Oui. Au départ, ce n’était même pas le poignet. J’ai commencé avec une autre blessure et derrière, mentalement, ça a été une période très compliquée.
Quand le cerveau ne va pas bien, le corps ne va pas bien non plus.
Et ensuite, je me suis blessée au poignet sur un revers.
Pendant un an, on a essayé d’éviter l’opération. On a tenté différents traitements, une sorte d’attelle, plusieurs solutions… mais ça n’a pas fonctionné.
Du coup, j’ai encore attendu six mois avant de finalement me faire opérer.
Aujourd’hui, normalement, l’opération a fonctionné. Je peux refaire des revers normalement et surtout rejouer sans douleur.

« Ça m’a juste fait plaisir de rejouer un vrai match »
Durant le séjour au Cameroun, Schena Benamar a retrouvé des sensations de compétition.
Schena Benamar : Ce qui m’a fait plaisir, c’est de jouer contre quelqu’un qui joue vraiment bien et qui ne lève pas le pied juste parce que je reviens de blessure.
Pour moi, c’est une forme de respect.
S’il avait joué doucement, je me serais dit qu’il me prenait de haut. Là, il a joué sérieusement, très bien même, et moi ça m’a juste fait plaisir de pouvoir refaire des points dans un vrai format match.
Même si ce n’était pas une compétition officielle, ça ressemblait à un vrai match.
« Aujourd’hui, il faut trouver d’autres armes »
Question : La puissance prend-elle trop de place dans le tennis actuel ?
Schena Benamar : Oui et non. Aujourd’hui, il faut surtout trouver d’autres armes pour contrer cette puissance.
Moi, j’aime beaucoup varier le jeu : les amorties, les changements de rythme… Chez les filles, il n’y en a pas énormément qui cassent autant le rythme.
Après, j’aime aussi frapper fort, mais parfois, pour gagner, il faut savoir varier.

« Je veux juste rejouer librement »
Après de longs mois de rééducation, la Française retrouve progressivement le plaisir simple du jeu.
Schena Benamar : Ça fait seulement un mois que j’ai repris l’entraînement.
Avant de venir ici, je n’avais fait que deux vraies séances avec des points. Donc au final, ce match ici, c’était quasiment ma troisième vraie séance.
Mais aujourd’hui, le plus important, c’est juste de pouvoir rejouer librement, sans douleur.
Au final, cette blessure m’a aussi fait du bien dans la tête.
Ça m’a permis de réfléchir, de discuter avec moi-même, de prendre du recul.
Et maintenant, j’ai envie d’aller voir ce que je peux encore faire, notamment sur le circuit international ITF.
« J’aime les challenges »
Question : Tu sembles toujours aussi passionnée par le tennis…
Schena Benamar : Oui, complètement. J’aime les challenges. J’ai besoin d’être challengée.
Et puis aujourd’hui, je me dis qu’il n’y a rien à perdre. Je n’ai pas envie que cette blessure me freine.
Je n’ai jamais réussi à jouer à mon vrai niveau sur les tournois internationaux.
Donc aujourd’hui, c’est aussi un objectif : réussir à jouer comme je joue en France, être plus libérée mentalement.
Sa sœur toujours présente dans sa vie
La joueuse est aussi revenue sur sa relation avec sa sœur, elle aussi ancienne compétitrice.
Schena Benamar : Elle aussi a traversé des périodes compliquées. À un moment, elle en avait vraiment marre du tennis.
Elle est gauchère avec un revers à une main. Moi je suis droitière avec un revers à deux mains.
On a vraiment des styles totalement différents.
Mais au fond, elle adore toujours la compétition. Hier, ça m’a fait plaisir de la revoir jouer. Pour moi, être sur un terrain, c’est vraiment son élément.
« Je n’ai jamais voulu copier quelqu’un »
Question : Tu n’as jamais voulu avoir certaines armes du jeu de ta sœur ?
Schena Benamar : Non. J’adore son jeu, mais mon jeu me convient.
Quand j’étais petite, le revers à une main me faisait rêver, mais je n’ai jamais voulu copier quelqu’un.
Direction Poitiers
La suite du programme est déjà fixée.
Schena Benamar : Prochaine étape : Poitiers.
Je vais jouer les Championnats de France Nationale 2 avec ma sœur dans la même équipe pour le club de Lesigny.
On ne jouera probablement pas ensemble en double, mais ça va être sympa.
J’aime bien jouer au padel le week-end avec des amis, mais pour l’instant, je suis encore totalement focus sur le tennis.
Même si c’est vrai qu’une gauchère et une droitière ensemble, ça pourrait être drôle.
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.

























































































Clergue et Maligo plus solides au bout de trois sets pour s’offrir le titre au P2000 WinWin Padel Cabriès
P2000 WinWin Padel – Forcin et Hugounenq dans la douleur pour rejoindre Bayard et Vincent en finale
Málaga P1 : Leygue et Guichard rejoignent le tableau final, Fonteny et Boronad stoppés
Yoan Rilcy : « Aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement de regarder un match, mais de vivre un événement »
Du Chili à l’élite mondiale : le long chemin de Javier Valdés
Alex Ruiz : « Je me sens meilleur qu’à l’époque où j’étais n°7 mondial / le système actuel freine la progression du padel »
Maxi Grabiel : « Face aux numéros un, il ne faut pas changer de stratégie, il faut tenir jusqu’à ce qu’elles baissent »
CASTANEA : La Châtaigneraie lance un programme pour accompagner les futurs talents du padel français
Des clubs au Philippe-Chatrier : la FFT lance un défi inédit aux amateurs de padel
P2000 WinWin Padel Cabriès – Résultats / Live / Programmations
Top Padel Toulouse, l’ambition d’un nouveau modèle de club premium
Gonzalo Alfonso : « Avec Tino Libaak, je suis prêt à repartir de zéro »
Malaga P1 : le tournoi où toutes les certitudes peuvent être remises en question
FIP Tour : Godallier en demi-finales à Alcalá, les Français lancent leur campagne en Belgique
Championnats universitaires : deux demi-finales décisives pour les Français ce vendredi
Business – City Padel s’associe à Pierre & Vacances, Work and Padel et Padel Génération pour ouvrir trois nouveaux centres
Groupement Padel Reference – Une nouvelle vision pour accompagner les clubs de padel
Allure : le business club 100% féminin qui mise sur le padel
Pourquoi le marché du padel français est devenu la référence mondiale de la croissance maîtrisée
Les préférences motrices : une approche encore méconnue dans le padel
Elite Padel Académie : l’approche qui veut révolutionner l’entraînement grâce aux statistiques, à la biomécanique et aux neurosciences
Avec le Pablo Ayma Padel Camp, Oasis Padel veut faire de la Tunisie une destination incontournable du padel premium
Alejandro Galán n’a plus grand-chose à améliorer… sauf peut-être dans la tête – La bataille mentale contre les numéros 1
Coup droit à plat au padel : les 5 exercices de Cristian Álvarez pour gagner en contrôle et en efficacité
Pourquoi savoir jouer à droite et à gauche peut faire la différence
Comprendre les effets pour mieux jouer au padel
Air padel : pourquoi les pros répètent “dans le vide” (et comment l’utiliser sans tomber dans le gadget)
Au padel, les champions ne gagnent pas tous les points, ils remportent les plus importants
Chingotto et Galán ont aussi gagné le match des bancs face à Libaak et Chozas
Pourquoi la progression au padel passe d’abord par la compréhension du jeu
Galan face à sa plus grande difficulté : accepter l’imperfection contre Coello et Tapia
Réforme du FIP Tour : ce qui va vraiment changer à partir de 2027
Réforme 2027 de la FIP et de Premier Padel : beaucoup de communication… pour des changements finalement limités
Premier Padel et la FIP préparent une réforme majeure pour 2027 : ce qui va changer pour les joueurs
Comment les circuits professionnels de Padel fonctionnent-ils ?
FIP Promises Paris by WME Sports : prévention, récupération, blessures… les médecins (Mani et Clédassou) alertent sur les enjeux du padel chez les jeunes
Italy Major : Javi Leal toujours à la recherche d’un déclic en 2026
Le padel professionnel devient-il un sport de plus en plus physique ?
Galán et Chingotto sont-ils en train de prendre définitivement l’ascendant sur Tapia et Coello ?
Au plus haut niveau, les coachs font-ils désormais gagner autant de matchs que les joueurs ?