Présent lors des qualifications du FIP Silver de Narbonne, Quentin Boronad s’est offert une parenthèse sur la piste, presque pour le plaisir. Mais le Catalan évolue surtout en coulisses du padel français. Associé au développement de French Padel Shop, dont il est aujourd’hui l’un des acteurs majeurs, le frère de Yoan Boronad, actuel 6e joueur français, est revenu pour Padel Magazine sur son parcours d’entrepreneur, son lien avec son cadet et leur découverte du padel.

D’une finale de P100 aux qualifications en FIP Silver

Voir Quentin Boronad sur les pistes d’un FIP Silver pouvait surprendre. Lui-même en sourit.

« C’était un joke avec mon partenaire. Quelques jours avant, je disputais une finale de P100. On est partenaires de l’événement avec French Padel Shop, alors j’avais dit à Théo qu’on s’inscrirait. On l’a fait et je pense qu’on n’a pas démérité, même si on n’a évidemment pas le niveau pour ce genre de tournoi. »

Un saut d’une finale de P100 aux qualifications d’un FIP Silver qui restera surtout un clin d’œil, mais aussi une belle manière de vivre l’événement de l’intérieur.

Quentin Boronad, l'autre visage de la famille Boronad

French Padel Shop, un projet qui ne cesse de grandir

Si Quentin Boronad est présent à Narbonne, c’est avant tout en tant que partenaire premium du tournoi avec French Padel Shop.

L’aventure prend un véritable tournant en 2024, lorsqu’il rachète avec Yann Loupetis un club de padel à Perpignan.

« On a repris un club qui était un peu en perte de vitesse. On l’a redynamisé et, comme on a toujours été passionnés par le retail et la vente de raquettes, on avait développé un gros shop au sein du club. »

L’aventure prend ensuite une nouvelle dimension avec la reprise de French Padel Shop, l’un des premiers acteurs français spécialisés dans la vente de matériel de padel, créé par Manu Garcia et Régis Monnerie.

« On s’est dit qu’avec tout notre écosystème, le club, Yoan et les joueurs qui nous entourent, on pouvait donner une nouvelle dynamique au site. »

Aujourd’hui, l’entreprise mise autant sur le commerce en ligne que sur la proximité avec les clubs.

« On voit que l’online prend de plus en plus de place, mais on croit encore énormément au conseil. Une raquette, ça s’essaie, ça se discute. Les joueurs ont besoin d’être accompagnés dans leur choix. »

Pour accompagner ce développement, Thibaut Verdier, 80e joueur français, sillonne les clubs partout en France afin de présenter les produits et d’accompagner les structures dans leur offre de matériel.

Une histoire de famille autour du padel

Chez les Boronad, le padel est une histoire de famille.

Tout commence lorsque leur père découvre la discipline au Padel Club du Mas, à Perpignan, l’un des clubs historiques de la région.

« C’est notre père qui jouait là-bas. Nous, on allait simplement le voir jouer. Lui est même monté jusqu’à la 39e place française en 2023. »

Très vite, Yoan attrape le virus.

« À chaque changement de côté, il allait taper des balles contre la vitre tout seul. On voyait déjà qu’il avait accroché. »

Quentin, lui, suit une autre voie.

« J’étais davantage tourné vers le rugby. J’ai joué jusqu’en Espoirs à l’USAP avant de revenir pleinement dans le padel, mais davantage à travers le développement de nos projets. »

Quentin Boronad, l'autre visage de la famille Boronad

« Quand Yoan perd, il vaut mieux attendre un peu »

Depuis son départ en Espagne à seulement 14 ans avec Timéo Fonteny, Yoan Boronad passe peu de temps à Perpignan. Une distance qui n’a pourtant jamais altéré leur relation.

« On a toujours été très fusionnels, même si on se voit moins. On essaie de se parler souvent et de l’aider dans sa carrière autant qu’on peut. »

Comme beaucoup de compétiteurs, Yoan digère difficilement les défaites.

« Quand il perd, il faut attendre une ou deux heures avant de lui parler. Il est très nerveux et très exigeant avec lui-même. Il se rabaisse souvent un peu trop. Nous, on est là pour lui rappeler aussi ce qu’il a bien fait. »

Le grand frère chambre… et lance un défi

Interrogé sur les qualités qu’il aimerait emprunter à son frère, Quentin répond sans hésiter :

« Sa défense, sans aucune hésitation. Moi, je défends très mal ! »

À l’inverse, il glisse avec le sourire que Yoan pourrait peut-être s’inspirer de… son smash.

La discussion se conclut sur une idée qui pourrait séduire les supporters français. Les deux frères n’ont joué ensemble qu’à une seule reprise, sur un P500 à Perpignan.

Mais désormais, Quentin possède une licence FIP.

« Maintenant que je l’ai payée, il va falloir la rentabiliser ! Il faut qu’on fasse un FIP ensemble. Lui à droite, moi à gauche… ce serait parfait. »

Une association fraternelle qui, pour l’instant, relève encore de l’idée. Mais après cette déclaration, difficile de ne pas espérer voir un jour les deux frères Boronad partager le même côté du filet sur le circuit international, au moins pour le plaisir !

Maceo ZERHAT

Maceo Zerhat découvre le padel en 2020 à Savigny-sur-Clairis en Bourgogne. Il participe à l’expansion du club en apportant son énergie et sa curiosité. Sur Padel Magazine, il transmet sa « Padelmania » en rebondissant avec adresse sur toute l’actualité de votre sport préféré !