La compétition reprend peu à peu dans le padel. Mais chez les filles, notamment chez les meilleures d’entre-elles, il va falloir encore patienter pour reprendre le chemin des tournois élites. Mélissa Martin, membre de l’équipe de France de padel, est revenue sur son actualité, mais aussi a souhaité nous faire part de son opinion sur le padel féminin.
En France, tu vas reprendre la compétition prochainement ?
Pour l’instant non car nous n’avons pas la chance d’avoir des tournois filles P1000. Et il y a peu de P500 dans dames également dans notre région. Du coup, nous devons patienter. Certaines seraient prêtes à se couper les cheveux pour faire les tournois messieurs !
Le dernier P1000 chez les filles, c’était lors du Master My Padel Tour à Beausoleil en décembre dernier. Ça va donc bientôt faire 3 mois sans p1000 femmes. Heureusement, on vient d’apprendre la confirmation du p1000 de Beausoleil le week-end du 9/10 Mars. Sinon il aurait fallu attendre les P2000 du FFT Padel Tour dont on attend encore le calendrier.
Chez les filles, nous sommes assez scandalisées par la différence de traitement qu’il peut y avoir entre dames et messieurs. Je peux comprendre que ce n’est évident pour personne. Mais, ce n’est pas comme ça qu’on va développer le padel féminin.
Nous sommes obligés de comparer avec les messieurs, même si ça ne m’enchante pas de le faire. Les messieurs ont tous les mois et même presque toutes les semaines des P1000. On soit se battre chez les filles pour trouver une compétition relevée. Il faudrait donc trouver un juste milieu…

Des femmes dans les tournois messieurs, c’est pour quand ?
C’est une bonne question ! Je pense que ce serait très bien pour les meilleures joueuses françaises de pouvoir se frotter aux messieurs lors de tournois. D’abord parce qu’en général, ce serait très bien accueilli. Si elles n’en veulent pas, qu’elles ne fassent pas de tournois messieurs. Mais je pense dans l’intérêt du développement du padel féminin que ce serait une bonne chose. Nous manquons toutes de gros matchs. On joue en général toujours face aux mêmes joueuses. Du coup, ça peut démotiver quelques filles, de voyager à travers toute la France pour jouer face à une fille qui habite à quelques km de chez soi.
Je sais que tu en parles parfois sur Padel Magazine… A force, peut-être que nous serons entendues… Mais c’est dommage de voir que des choses évidentes prennent tant de temps à voir le jour au détriment des filles.
Ton évolution dans le padel est rapide… Bientôt un Master du WPT ?
Oula ! J’ai bien peur qu’il faille attendre longtemps… Mais qui sait. Il ne faut pas se mettre de limites.
Mon ascension dans le padel est récente et très motivante.
L’année dernière, c’était ma première grosse saison dans le padel sur le circuit français. Cette année, ce sera ma première saison en Espagne. Actuellement, je suis en mode pré-saison. Puisqu’en France, nous attendons que le circuit dames s’organise, il faut bien s’entraîner. Et c’est ce que je fais en m’entraînant seule, avec Lorenz, mon copain. Je réalise 5 séances de physique par semaine pour être au niveau car j’ai beaucoup de boulot de ce côté là.
Je suis un programme que Xan Tafernaberry, le copain de Léa Godallier m’a gentiment préparé et que je tiens à remercier ! Donc effectivement quand tu n’es pas encore dans la compétition et que tu prépares seule et sans coach cette période sans tournoi peut paraître interminable ! J’ai hâte que la saison reprenne !

Et justement, cette année avec qui vas-tu jouer ?
Ma partenaire pour cette année est Léa Godallier. Elle réside à Bordeaux et s’entraine avec Jorge De Benito. J’ y suis allée une fois pour qu’il nous entraine toutes les deux et je vais essayer de m’y rendre une fois par mois afin que l’on puisse s’entrainer toutes les deux ! C’est très important de mettre les choses en place en équipe.
En ce qui me concerne mon projet pour l’Espagne se concrétise car j’ai réussi a rassembler les fonds nécessaires afin d’aller vivre et m’entraîner à Madrid . Je suis tellement excitée et impatiente. J’ai donc l’intention de jouer le maximum de tournois WPT dont certains avec Léa et d’autres avec des joueuses espagnoles.
Je prévois un départ pour le mois d’avril, un départ plus tard que prévu, mais l’aventure espagnole débutera enfin.
Sur place, comment vas-tu fonctionner ?
Je vais m’entrainer dans une structure que je connais avec un entraineur que j’apprécie énormément, Ramiro Choya, coach de Bastien Blanqué ainsi que de Paquito et Lebron. Je connais déjà certains joueurs / joueuses là-bas. Je ne serai donc pas perdue.
Je sais qu’il ne faudra pas s’attendre à des résultats exceptionnels pour cette première année en Espagne. Le niveau y est très important. Mais quand voit les résultats de Laura Clergue et Alix Collombon en Espagne, ça motive pour la suite.
Avec Léa, on a des ambitions. Et on se dit qu’il y a peut-être moyen d’aller cherche quelque chose en Espagne comme en France. On aimerait bien aller taquiner les championnes de France de padel en titre en 2019.
On va se donner à fond et on verra bien où cela nous mènera.
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.
























































































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Quel débat ! L’offre et la demande ! c’est ce qui régit tout commerce et évidemment les structures privées qui représentent 100% des P1000 en France . Aujourd’hui il n’y a pas assez de compétitrices , il fait raisonner en terme de prize money . En effet, il faut que les P100 et P250 soient rentables en dames pour pouvoir financer un P500 16 équipes ou un P1000 . A moins d’avoir un mécène , c’est mission impossible à ce jour en dames. J’entends les désirs d’égalité mais la logique commerciale est la plus forte.