Figure incontournable du padel mondial, Lucía Sainz a accordé une longue interview à SPORT, dans laquelle elle aborde sans détour la question de sa retraite, mais aussi son amour intact du jeu, l’évolution du padel féminin et ses ambitions pour 2026.
À 41 ans, la Catalane vit probablement ses dernières saisons au plus haut niveau, sans jamais donner l’impression d’être en bout de course.
« Je ne veux pas que ce soit une retraite dictée par l’âge »
Lucía Sainz ne ferme aucune porte, mais refuse toute décision précipitée ou subie.
« Oui, je réfléchis à la retraite, bien sûr. Mais je ne veux pas que ce soit une question d’âge, je veux que ce soit mon corps et ma tête qui décident. »
Lucide, elle reconnaît que la réflexion est engagée, sans pour autant se fixer de date précise.
« Je ne sais pas si ce sera cette année, l’année prochaine ou dans trois ans. Je n’ai pas de fin programmée, parce que je ne veux pas arriver à ce moment-là de manière forcée. »
Toujours la flamme après 17 saisons
Ce qui frappe le plus chez Sainz, c’est son enthousiasme intact après 17 saisons professionnelles.
« J’adore ce que je fais, et c’est une chance. J’aime m’entraîner, j’aime la pré-saison, j’ai encore faim sur le terrain. »
Elle mesure aussi le chemin parcouru par le padel féminin :
« Quand j’ai commencé en 2010, tout se jouait en Espagne, avec sept tournois entre juin et décembre. Aujourd’hui, il y a Premier Padel, la FIP, la PPL, la Hexagon, les exhibitions… On voyage partout. »
Un padel plus physique, mais une adaptation réussie
La Barcelonnaise évoque également l’évolution du jeu, désormais plus rapide et plus physique.
« C’est l’évolution naturelle du sport. Quand tout se professionnalise, tu ajoutes le physique, le mental, la nutrition… Les corps changent, le jeu aussi. »
Elle estime même que le padel féminin traverse une période très positive :
« Le jeu des filles a énormément évolué. Aujourd’hui, l’amateur peut aussi s’inspirer des filles, et ça, c’est très bon pour remplir les tribunes. »
Un nouveau projet avec Raquel Eugenio
Après deux saisons avec Patty Llaguno, Lucía Sainz a entamé un nouveau cycle avec Raquel Eugenio, âgée de seulement 18 ans.
« C’est un changement radical, mais Raquel m’apporte des choses dont j’avais besoin après deux ans avec Patty. »
Elle espère inscrire ce duo dans la durée, malgré l’instabilité actuelle du circuit :
« Avant, j’étais très attachée aux projets longs. Aujourd’hui, tout a changé, il faut s’adapter. J’espère que notre projet durera, ce qui voudra dire que les résultats et les sensations sont bonnes. »
Les nouvelles règles et le Star Point
Sur les évolutions réglementaires, Sainz se montre plutôt ouverte :
« La nouveauté sur le service me semble positive, même si ce sera difficile à contrôler sans plus de caméras ou d’arbitres. »
Concernant le Star Point :
« Ça ne me dérange pas. On le travaille à l’entraînement. Ce n’est pas aussi radical que le golden point, et je pense que c’est lié à la durée des matchs pour la télévision. »
Regard lucide sur le padel féminin et l’égalité
Présidente de l’IPPA, Lucía Sainz continue de se battre pour une meilleure égalité structurelle.
« Il n’y a toujours pas d’égalité économique, notamment sur les P1 et les P2. Et il y a un énorme écart entre celles qui gagnent et celles qui jouent les qualifications. »
Son objectif est clair :
« Il faut une structure cohérente, des jeunes jusqu’aux professionnelles, pour que plus de joueuses puissent vivre du padel. Pas seulement quatre. »
Objectifs 2026 : plaisir, santé et progression
Sans viser un retour au sommet, Lucía Sainz reste fidèle à ses valeurs :
« Mon objectif, c’est d’être bien physiquement, de continuer à travailler avec joie et de faire évoluer mon jeu. Et surtout, laisser ma partenaire s’exprimer et prendre du plaisir. »
Toujours compétitive, toujours engagée, Lucía Sainz avance sans certitude sur la date de la fin… mais avec une conviction intacte : tant que la passion est là, l’histoire continue.
J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !


























































































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