La question peut paraître audacieuse, presque provocatrice. Pourtant, à la lumière des éléments connus à l’approche des Championnats du monde 2026, elle mérite d’être posée : les Émirats arabes unis sont-ils en train de s’installer durablement parmi les toutes meilleures nations mondiales du padel ?
Dire qu’ils sont déjà la troisième nation mondiale serait sans doute présomptueux. Mais affirmer qu’ils seront un concurrent crédible et sérieux pour la médaille de bronze apparaît aujourd’hui comme une évidence.
Un précédent fort : une 5e place mondiale en 2024
Lors des Championnats du monde de padel 2024, disputés au Qatar, la sélection des Émirats arabes unis avait déjà marqué les esprits. Engagée dans un groupe relevé, l’équipe avait atteint les quarts de finale, pour finalement terminer à la 5e place mondiale.
Un résultat majeur pour une nation encore absente du très haut niveau il y a quelques années, et surtout un classement obtenu face à des pays historiquement mieux structurés.
Cette performance constituait déjà un signal fort : les Émirats n’étaient plus un simple outsider exotique, mais une sélection capable de rivaliser sur un format mondial.
Un effectif encore renforcé pour 2026
Deux ans plus tard, le projet va encore plus loin. En 2026, la sélection émiratie s’appuiera sur six joueurs espagnols, tous issus du circuit professionnel international, dont trois joueurs du top 100 mondial. Une densité de niveau rarement atteinte hors Espagne et Argentine.
L’effectif pressenti est le suivant :
- Francisco Jurado – 226e mondial, originaire d’El Coronil
- Sergio Icardo – 175e mondial, originaire de Valence
- Arnau Ayats – 109e mondial, originaire de Vic
- Ignacio Vilariño – 91e mondial, originaire de Vigo
- Enri Goenaga – 60e mondial, originaire de Palma de Majorque
- Iñigo Jofre – 32e mondial, originaire de Santa Cruz de Tenerife
Soit trois paires espagnoles à part entière, avec une homogénéité de niveau rare à l’échelle internationale. Les joueurs locaux, formés aux Émirats, devraient logiquement occuper un rôle de remplaçants, tant l’écart de classement et d’expérience reste important.
Les Émirats arabes unis mise en parallèle sur l’avenir de ses jeunes. En octobre dernier, c’est Willy Lahoz, l’une des figures du padel mondial qui a rejoint l’UAE PADEL ASSOCIATION.
Une profondeur d’effectif qui change tout
Dans une compétition par nations, la profondeur est souvent déterminante. En alignant six joueurs capables de tenir leur rang face à la majorité des sélections mondiales, les Émirats arabes unis se donnent un avantage structurel clair.
Peu de pays, en dehors de l’Espagne et de l’Argentine, peuvent aujourd’hui présenter :
- un joueur du top 40,
- deux joueurs dans le top 100,
- et une troisième paire encore compétitive au-delà du top 200.
Sur le papier, cet effectif permet d’aborder chaque rencontre avec de réelles options tactiques, quelle que soit l’opposition.
Une troisième place mondiale très disputée
Affirmer que les Émirats sont déjà la troisième nation mondiale serait excessif. Mais les placer parmi les principaux prétendants à cette place relève désormais du constat.
La lutte pour le podium s’annonce dense, avec des sélections bien installées :
- France,
- Italie,
- Portugal,
- Brésil.
Dans ce contexte, les Émirats arabes unis apparaissent non plus comme un outsider surprise, mais comme un candidat crédible et assumé au podium, capable de battre n’importe laquelle de ces nations sur un format court.
Une dynamique qui interroge autant qu’elle impressionne
Cette montée en puissance pose évidemment des questions sur la philosophie des compétitions internationales, mais d’un point de vue strictement sportif, le constat est clair :
les Émirats arabes unis ont bâti une équipe capable de viser bien plus qu’un simple quart de finale.
Sans être encore la troisième nation mondiale de référence, ils se sont invités durablement dans la discussion. Et en 2026, ignorer leur candidature au podium serait une erreur stratégique.
La médaille de bronze n’a jamais semblé aussi ouverte. Et les Émirats comptent bien en faire partie.
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.
































































































Le mercato s’accélère, de nombreuses nouvelles paires déjà inscrites pour le Madrid P1
London Premier Padel P1 : les premiers champions de l’histoire sacrés devant plus de 20 000 spectateurs à l’Olympia
P1000 : Schbeir / Armand créent la surprise, Bognard / Maligo confirment, Arette-Hourquet / Dornberger tiennent leur statut
Victor Teboul / Adrien Westermann : « Construire le FIP Bronze de Marnes-la-Coquette, année après année, un rendez-vous qui compte dans le padel français »
Mike Yanguas face aux critiques sur son comportement : “L’attitude doit être non négociable”
Aranza Osoro : « Aujourd’hui, au-delà du top 40 ou 50, il est impossible de vivre à 100 % du padel »
Le Top 5 des meilleurs smashs du circuit féminin selon Bea González
Jeux méditerranéens 2026 : une sélection féminine qui ouvre le débat
London P1 : énorme défi pour Collombon / Sharifova face à la paire en forme du moment Calvo / Fernandez
London P1 : Leygue et Geens s’arrêtent logiquement face à Lebrón / Augsburger mais repartent avec des certitudes
Bullpadel et le PSG présentent deux raquettes exclusives aux couleurs du club
La pause Premier Padel existe-t-elle encore vraiment ?
London P1 : Tapia et Coello une nouvelle fois trop forts pour Navarro / Di Nenno, les numéros 1 filent en finale
London P1 : Fernandez et Calvo récidivent face à Josemaría / González et s’offrent une deuxième finale consécutive
London P1 : Paquito / Di Nenno peuvent-ils enfin faire tomber Tapia / Coello ?
Padel : comment Lidl transforme Crivit en marque sportive à part entière avec Steffi Graf
Compagnie des Alpes accélère dans le padel avec PadelCity : une nouvelle étape dans sa stratégie européenne
Deux clubs franchissent le cap des 1 000 compétiteurs : Padel Horizon et le Garden Rennes
Ouvrir un club de padel : pourquoi le risque incendie doit désormais entrer dans le business plan
Au padel, l’alchimie d’une paire compte-t-elle autant que le niveau individuel ?
Pourquoi Clément Geens ne met-il pas son grip comme les autres ?
Pourquoi les anciens joueurs de tennis mettent-ils parfois si longtemps à progresser au padel ?
Combien de calories brûle-t-on vraiment au padel ? La réponse est moins simple qu’on ne le pense
La bandeja a-t-elle disparu du padel moderne ?
Coup droit à plat au padel : les 5 exercices de Cristian Álvarez pour gagner en contrôle et en efficacité
Pourquoi savoir jouer à droite et à gauche peut faire la différence
Comprendre les effets pour mieux jouer au padel
L’été change le padel… et si le vrai défi n’était pas de frapper plus fort ?
Au padel, les champions ne gagnent pas tous les points, ils remportent les plus importants
Chingotto et Galán ont aussi gagné le match des bancs face à Libaak et Chozas
La balle interdite : quand une règle a divisé le monde du padel
Réforme du FIP Tour : ce qui va vraiment changer à partir de 2027
Réforme 2027 de la FIP et de Premier Padel : beaucoup de communication… pour des changements finalement limités
Premier Padel et la FIP préparent une réforme majeure pour 2027 : ce qui va changer pour les joueurs
FIP Promises Paris by WME Sports : prévention, récupération, blessures… les médecins (Mani et Clédassou) alertent sur les enjeux du padel chez les jeunes
Italy Major : Javi Leal toujours à la recherche d’un déclic en 2026
Le padel professionnel devient-il un sport de plus en plus physique ?
Galán et Chingotto sont-ils en train de prendre définitivement l’ascendant sur Tapia et Coello ?
Que viennent vraiment chercher les joueurs de padel à Barcelone ?
Benidorm, la nouvelle destination espagnole qui séduit les passionnés de padel
French Touch Academy : une saison 2026 placée sous le signe du padel au Cap d’Agde