Associée pour la première fois à l’Argentine Daiara Valenzuela, Léa Godallier poursuit son parcours au FIP Silver Narbonne. La Française s’est qualifiée pour les demi-finales après une bataille de plus de deux heures face à Lucia Peralta Exposito et Maria Laura Ferreyra, remportée en trois sets : 4/6 7/6 6/4.

Au terme de la rencontre, la numéro 1 française est revenue sur ce succès compliqué, ses ambitions pour la suite du tournoi et la question de l’équipe de France concernant Benjamin Tison.

« Il y a eu beaucoup de hauts et de bas »

Léa, raconte-nous ce quart de finale.

Il y a eu beaucoup de hauts et de bas. On break rapidement dans le premier set pour mener 3-1, mais finalement on le perd 6/4.

Ensuite, on réussit à gagner le deuxième au tie-break, puis on termine en remportant le troisième set.

Franchement, elles ont très bien joué. Lucia, surtout à gauche, a réalisé un très gros match. C’était une vraie bataille et je suis très contente qu’on s’en sorte pour notre premier tournoi ensemble avec Dai.

« Je ne m’exprime plus sur mes futures partenaires »

C’est un projet qui s’inscrit dans la durée avec Daiara Valenzuela ?

(Rires)

Franchement, je ne m’exprime plus là-dessus.

J’ai l’impression qu’on m’a posé la question cinquante fois et qu’à chaque fois la situation change ensuite. Donc désormais, je préfère ne rien annoncer.

Léa Godallier après sa qualification en demi-finale à Narbonne : « Ce serait la finale de rêve contre Carla Touly »

« Pour une nouvelle équipe, arriver en finale serait très positif »

Vous êtes tête de série 2. L’objectif est forcément d’aller chercher la finale ?

Oui, évidemment.

Les points sont importants, même si je suis complètement à côté de la plaque concernant mon classement. Je ne sais même pas exactement combien j’ai de points ou combien j’en défends.

Mais la victoire de demain est surtout importante pour notre équipe. Pour un premier tournoi ensemble, réussir à atteindre la finale en battant des paires qui jouent ensemble depuis longtemps serait quelque chose de très positif.

On va tout faire pour aller chercher cette finale.

« Une finale contre Carla serait géniale »

Et pourquoi pas une finale face à Carla Touly ?

Ce serait top.

On en avait déjà parlé et je sais que Carla n’est jamais très loin au classement.

Une finale contre elle serait géniale.

J’ai gagné le dernier FIP disputé en France et réussir un doublé ferait évidemment très plaisir.

« En France, je me mets toujours un peu plus de pression »

Jouer à domicile ajoute-t-il une pression supplémentaire ?

Oui, forcément.

Quand je joue en France, je me mets toujours un peu plus de pression parce que j’ai l’impression que les gens nous attendent davantage.

Mais si la finale se joue contre Carla, ce sera surtout du plaisir.

À chaque fois qu’on s’est affrontées, cela s’est toujours très bien passé. Il y a beaucoup de respect entre nous. C’est toujours la meilleure qui gagne.

Franchement, ce serait la finale de rêve.

Léa Godallier après sa qualification en demi-finale à Narbonne : « Ce serait la finale de rêve contre Carla Touly »

« Avec Carla, je jouerais à gauche »

Et pour la suite, tu te fixes définitivement à droite ?

Oui, aujourd’hui je joue à droite.

Et si je devais jouer avec Carla en France, je passerais à gauche.

Benjamin Tison en équipe de France ? « Si on parle niveau de jeu, il n’y a même pas de question à se poser »

En fin d’interview, Léa Godallier a également été interrogée sur la situation de Benjamin Tison, demi-finaliste à Narbonne après sa victoire de prestige face à Maxi Sanchez et Juan Ignacio Rubini.

Benjamin mérite-t-il sa place dans le prochain stage de l’équipe de France ?

Je pense que Pablo Ayma a une tâche très compliquée.

Évidemment, si on regarde simplement les résultats qu’il réalise, notamment récemment à Marnes-la-Coquette et ici à Narbonne, il a sa place.

Mais il y a aussi d’autres joueurs qui jouent très bien. Honnêtement, je n’aimerais pas être à la place de Pablo Ayma ou de Yann Auradou .

La vraie question, c’est de savoir quels critères seront privilégiés.

Benjamin joue peu de tournois, s’entraîne moins que certains joueurs qui sont professionnels à plein temps et qui parcourent tout le circuit.

Si on parle de projet à long terme, et qu’il n’est pas retenu pour cette raison, je pense qu’il le comprendra et que tout le monde le comprendra.

En revanche, si on parle uniquement du niveau de jeu actuel, alors pour moi il n’y a même pas de question à se poser.

Une demi-finale relevée en perspective

Avant d’espérer une éventuelle finale face à Carla Touly, Léa Godallier et Daiara Valenzuela devront d’abord franchir un obstacle de taille. La paire franco-argentine affrontera en demi-finale les Espagnoles Patricia Martinez Fortun et Claudia Escacena Montero, tête de série 3 du tournoi.

Les deux joueuses se sont qualifiées en dominant en quart de finale les Françaises Marie-Amélie Dardaine et Clara Mansart, confirmant leur statut parmi les favorites du tableau.

Un véritable test attend donc Godallier et Valenzuela, qui tenteront de poursuivre leur belle aventure pour leur tout premier tournoi disputé ensemble et décrocher une place en finale du FIP Silver Narbonne 2026.

Franck Binisti

Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.