Pour cette dernière enquête, avant la trêve estivale, j’ai choisi de traiter du Padel aux Jeux Olympiques (J.O.).
Depuis quelques temps on lit, on entend, on voit le padel, cité pour faire partie des sports présents aux JO de Paris en 2024. Mais comment faire pour entrer dans la grande famille des sports officiels ou de démonstrations, pendant des JO ? Est-ce que le Padel a une chance de figurer parmi cette liste ? Quelles sont les démarches ? Le cahier des charges à respecter ? Le calendrier à mettre en place ? etc.
Le couteau suisse a enquêté pour vous…
Comment devient-on Sport Olympique ?
C’est le C.I.O. (Comité International Olympique) qui vote et décide d’intégrer un sport ou non aux J.O. Ce comité est composé de 115 membres -athlètes, Présidents, Dirigeants de Fédérations Internationales, etc. qui se réunissent au minimum une fois par an. Le Président du Comité est élu, par les membres, pour 8 ans.
En 2020 à Tokyo et en 2024 à Paris, il y aura 28 sports officiels présents, plus des sports de démonstrations. Pour Tokyo ce sera le karaté, le surf, le skateboard, l’escalade sportive et le baseball/softball. Pour Paris, le surf, le skateboard, l’escalade et le breakdance tiennent la corde. Cela sera entériné fin 2020, par le CIO. Pas de squash, ni de pétanque, ni de padel au programme…
Les incontournables
Il existe 33 critères de sélection répartis en 6 domaines : l’histoire ; l’universalité ; la popularité ; les coûts ; l’image du sport, son impact sur l’environnement et son lien avec le dopage ; et enfin, son potentiel de développement au sein d’une Fédération Internationale.
Dans un premier temps, le sport qui veut faire son entrée dans la grande famille des J.O., doit être reconnu à l’échelle mondiale. Il doit dépendre d’une fédération internationale (la F.I.P. pour le Padel), qui respecte la Charte Olympique (définie par Pierre de Coubertin). Cette dernière fixe les principes fondamentaux et les valeurs essentielles de l’Olympisme : non-discrimination ; égalité entre hommes et femmes ; développement durable, etc.
Dans un second temps, le sport candidat doit être pratiqué dans au moins 50 pays pour les hommes (35 pour les femmes) et 3 continents.
Ensuite vient la couverture média, la reconnaissance du sport par les sponsors et les marques influentes auprès du grand public : l’importance des parts de marché donc ! En 2016, le rugby (à 7) revient pour satisfaire l’hémisphère sud. Le golf, quant à lui, doit sa présence aux J.O. (après 110 ans d’absence), à ses pratiquants, souvent consommateurs de produits de luxe. Ce dernier est un des sports (si ce n’est LE sport) qui rapporte le plus aux annonceurs et aux champions qui le pratique.
En résumé, plus le sport est suivi au niveau mondial et rapporte, plus le CIO vend cher ses retransmissions télévisées et ses temps d’annonces pour la promotion d’une marque… plus le sport candidat aura de chances d’intégrer les J.O… money, money.
Enfin, le coût des infrastructures rentre en considération pour intégrer ou non un sport aux J.O. Plus le sport en question demande de grandes constructions, d’équipements spéciaux à mettre en place, plus son impact sur l’environnement est important, moins il a de chances d’être présent aux J.O.
Les négociables
A une époque, le tir à la corde, le saut sans élan, le tir aux pigeons, la sculpture, la peinture ou même encore la littérature ont fait partie des épreuves organisées aux JO !
Depuis 2014, le C.I.O. octroie le droit au pays organisateur d’intégrer de nouveaux sports. Tokyo 2020 en a proposé 5, tous validés par le C.I.O. : baseball-softball ; surf ; escalade ; karaté et skateboard seront donc présents en 2020.
Paris 2024 a proposé l’escalade, le breakdance (qui a fait son apparition aux Jeux de la Jeunesse à Buenos Aires, en 2018), le surf et le skateboard. Une décision définitive sera prise fin 2020. Encore une fois le squash et la pétanque ne feront sûrement pas parti de la fête… ni le padel à priori, même s’ils semblent mériter leur place autant que d’autres.
Les pays organisateurs proposent des sports qui sont populaires chez eux, et où la chance de remporter des médailles est grande.
Mais il faut également savoir que le C.I.O. bloque le nombre de participants autour de 10500, et demande une parité entre hommes et femmes.
Derrière chaque sport olympique se cache un enjeu médiatique, politique (et diplomatique) ainsi que financier bien plus important que le sport en lui-même. Le retour du Biathlon pendant la guerre froide est une concession faite aux états communistes, par exemple (Patrick Clastres, Journal Le Monde en 2013).
La lutte gréco-romaine, sport historique des J.O., présent depuis la première édition, est aujourd’hui en danger.
L’étape actuelle est de conquérir le marché asiatique : en 1964, le judo intègre les J.O. En 2000, c’est le Taekwondo… et en 2022 l’eSport (joueurs de jeux vidéo) fera son apparition aux Jeux Asiatiques, en Chine.
Vous l’avez compris, les luttes d’influence, le lobbying, les enjeux géopolitiques et économiques sont aujourd’hui primordiaux dans l’attribution du précieux sésame aux sports candidats. Entretenir de bonnes relations entre les dirigeants des différentes fédérations et les responsables du C.I.O. est le cœur de la question.
A ce sujet, on recherche des personnes avec de supers contacts au sein du C.I.O… Bonne chance à la FFT !
Line Meites est l’une des meilleures joueuses françaises de padel. C’est la voix de vos live sur Padel Magazine. Mais pas seulement, elle anime également la chronique “Les enquêtes du couteau suisse”. Tous les mois, elle reviendra sur une polémique ou un thème qui lui tient à coeur.























































































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