Figure respectée du circuit, José Antonio Garcia Diestro ne se cache pas. Franc, autocritique et impliqué dans la PPA (association des joueurs), l’Espagnol dresse un constat sans détour dans une interview donnée à SPORT de la situation actuelle du padel professionnel, encore marquée par les tensions de 2025 entre joueurs, FIP et Premier Padel.
Une PPA affaiblie… et sans lien avec le circuit
Selon Diestro, la PPA existe toujours, mais son rôle est aujourd’hui très limité.
Depuis la rupture des relations à l’été dernier, il n’y a plus aucun dialogue avec le circuit.
« La PPA continue d’aider les joueurs sur certains aspects (assurance, options de sponsoring), mais avec Premier Padel, il n’y a tout simplement plus de relation. »
Pire encore, les joueurs ne sont ni consultés ni informés des décisions majeures, comme les récents changements de calendrier ou la réduction des tableaux en P2.
Des décisions prises sans les joueurs
Diestro est catégorique :
ni la PPA, ni lui-même en tant que joueur n’étaient au courant de ces annonces.
« À ma connaissance, personne dans mon entourage n’en savait quoi que ce soit. »
Une autocritique rare dans le monde pro
Là où Diestro tranche avec beaucoup de discours, c’est dans son autocritique.
Il assume une part de responsabilité collective côté joueurs.
« Souvent, les premiers coupables, c’est nous. On est professionnels sur le terrain, mais on doit aussi l’être en dehors. Et parfois, on se trompe. »
Pour lui, la fracture de 2025 a fait trop de dégâts, et personne n’en est sorti gagnant.
Communication avant confrontation
Diestro rejette l’idée d’un nouveau bras de fer ou d’un autre boycott.
« Tendre la corde aujourd’hui n’est pas la solution. Il faut d’abord que les joueurs se parlent entre eux. »
Son message est clair :
avant de négocier avec Premier Padel ou la FIP, les joueurs doivent redevenir un bloc crédible, capable de définir des positions communes.
Des changements mal expliqués… plus que mal pensés
Sur le fond, Diestro ne rejette pas systématiquement les nouveautés (star point, règles de service, réduction des tableaux).
Ce qu’il critique avant tout, c’est la manière.
« Tout peut être compréhensible, à condition qu’on nous l’explique. Aujourd’hui, on ne sait rien. »
Exemple concret : la réduction des tableaux en P2, annoncée à quelques jours de la clôture des inscriptions, alors que des joueurs avaient déjà organisé leurs déplacements et leur saison.
Une inquiétude réelle pour l’avenir
Diestro ne dramatise pas, mais il alerte.
Sans dialogue, les mêmes problèmes reviendront dans six mois.
« Faire comme si rien ne se passait, c’est mettre la tête sous terre. »
Il plaide pour une réunion générale des joueurs, prévue idéalement à Riyad, afin de décider collectivement de l’avenir de la PPA… voire de son maintien.
« Le padel est plus grand que les joueurs »
En conclusion, Diestro rappelle une évidence souvent oubliée :
« Le padel survivra à Galán, Coello, Tapia ou Chingotto. Notre responsabilité, c’est de laisser un sport plus fort derrière nous. »
Ni guerre ouverte, ni soumission silencieuse :
José Antonio Garcia Diestro appelle à la maturité, à la discussion et à une vraie structuration collective.
Un discours rare, mais nécessaire, dans un sport en pleine croissance… et encore en quête d’équilibre.
J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !

























































































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