L’Espagnol originaire de Puerto de Santa María, en Andalousie, Javi Leal, actuellement 30e mondial, était l’invité de la chaîne Energy Padel, aux côtés de Felipe, pour échanger sur de nombreux sujets mêlant vie personnelle et parcours professionnel. Il est revenu sur ses débuts dans le padel, la gestion des critiques sur les réseaux sociaux, ainsi que sa nouvelle éthique de travail au sein d’une équipe structurée.
Ses débuts
Javi Leal a commencé le padel très jeune, un sport déjà ancré dans sa famille :
“J’ai commencé à 7 ans parce que mon père jouait.”
Très vite, le padel est devenu un véritable objectif pour lui, au point d’y consacrer toute sa vie :
“Vers 13 ans. J’ai commencé à m’entraîner avec Mauri, puis avec Fran (le frère de Chiqui), et à 17 ans, j’ai déménagé à Madrid.”
C’est à 19 ans qu’il fait ses premiers pas sur le circuit professionnel, à l’époque le World Padel Tour, avant son évolution en Premier Padel :
“J’ai débuté sur le circuit World Padel Tour à 19 ans, en 2019 à Jaén, avec Jairo Bautista […] c’était une fierté. Mon rêve, c’était de jouer sur ce circuit.”
Son plus beau souvenir de cette époque :
“Un tournoi FIP à Jaén, où j’ai joué avec Chiqui contre Juan Martín. Mais le plus marquant, c’est quand on a battu pour la première fois une des 8 meilleures paires : Silingo (mon entraîneur aujourd’hui) et Mati Díaz.”
Réseaux sociaux et critiques
La surexposition liée au statut de sportif professionnel peut être difficile à gérer, surtout dans une époque très connectée où les performances sont constamment commentées. À seulement 21 ans, Javi Leal a été confronté aux effets néfastes des réseaux sociaux :
“Oui, beaucoup ne savent pas ce qu’on vit. Ce sont des critiques faciles. Moi, ça m’a blessé plusieurs fois. J’ai même pensé à arrêter les réseaux. On est humains, et ça fait mal.”
Il a même remis en question la poursuite de sa carrière dans le padel :
“Je l’ai envisagé. Je ne suis jamais allé jusqu’à dire ‘j’arrête officiellement’, mais oui, plusieurs fois j’ai dit à mon entourage : ‘J’en peux plus.'”
Un mal-être nourri par les commentaires négatifs, mais sur lequel il travaille activement aujourd’hui :
“Les critiques sur les réseaux m’épuisaient, les commentaires me blessaient. Mais aujourd’hui, je travaille beaucoup là-dessus. Je m’efforce de ne plus donner d’importance aux réseaux et de rester concentré sur les tournois.”
Il a pu bénéficier de l’expérience de son ancien coéquipier Lucas Campagnolo :
“Campa me disait souvent ça aussi : on reçoit plein de commentaires positifs, mais ce sont toujours les négatifs qui restent. […] Campa répondait toujours avec éducation. Et souvent, la personne disait ensuite : ‘Merci de m’avoir répondu, je ne m’attendais pas à ça.’ Et Campa leur disait : ‘Si tu veux que je te réponde, parle-moi normalement, mais ne me critique pas pour que je sois obligé de me défendre.'”
Un équilibre difficile à trouver, car les athlètes souhaitent rester accessibles :
“J’aime que les gens viennent vers moi, je suis ouvert. C’est notre métier d’être proches du public. […] Parce que, oui, on vit aussi grâce à ces personnes. Ce sont elles qui nous soutiennent. Mais je ne vais pas accepter non plus que quelqu’un me manque de respect sur les réseaux et puis me demande une photo ensuite.”
Aujourd’hui, Javi Leal semble avoir pris du recul :
“Aujourd’hui, ça ne m’atteint plus. Je suis dans un autre état d’esprit.”
Encadrement et préparation mentale
Pour faire face à ces pressions, Javi Leal s’est entouré de professionnels, notamment dans la préparation mentale, avec une figure bien connue du circuit :
“Avec Eli Amatriain, ancienne numéro une mondiale. Elle m’aide à me canaliser, à mieux gérer mes émotions, mon alimentation, mes entraînements. Elle m’aide à prendre tout ça au sérieux comme un vrai boulot.”
Un accompagnement précieux, qui a changé sa vision du métier :
“Avant, je manquais de rigueur. Maintenant, je prends tout au sérieux. Je m’entraîne tous les jours. C’est un travail à plein temps.”
Désormais, il évolue au sein d’un environnement structuré et professionnel :
“C’est super important. Avant, j’avais une équipe… enfin, disons que je faisais un peu les choses à ma manière, seul. Mais là, j’ai vraiment structuré les choses. J’ai Agustina, ma nutritionniste, qui travaille aussi avec Sanjo, Eli, ma psychologue, Juanma et Lopa qui sont mes entraîneurs, et Marquito, mon préparateur physique.”
L’une des priorités pour lui cette saison : améliorer sa condition physique, un domaine dans lequel il a pu ressentir une faiblesse par le passé :
“Ce qui m’a manqué, c’est le physique. C’est ce que je travaille le plus en ce moment avec Silingo, qui est très exigeant. Mon objectif cette année est d’être au top physiquement pour franchir un cap.”
Il peut aussi compter sur un soutien indispensable dans sa vie au quotidien :
“Antonio, mon agent. Il est comme un grand frère pour moi. Il m’aide énormément au quotidien. Il y a eu des moments où je lui ai dit : ‘Antonio, j’en ai marre, je veux arrêter, ce n’est pas pour moi.’ Et il me répondait : ‘Continue Javi, tu vas y arriver.’ Alors je le remercie vraiment, car il m’aide à réaliser mes objectifs.”
Nouveau défi
Javi Leal, qui avait commencé la saison aux côtés de l’Argentin Sanyo Gutiérrez, poursuivra les compétitions avec un autre jeune Espagnol classé 22e mondial, Francisco Guerrero. Leur nouvelle collaboration débutera officiellement lors de l’Asunción P2, prévu du 18 au 25 mai.
Grand passionné de sport et ancien tennisman, j’ai découvert le padel il y a quelques années sans m’y attarder vraiment. Puis je suis devenu accro à ce sport en le pratiquant et en regardant les matchs de premier padel. Hâte de vous partager les actus 2025 !


































































































Carolina Navarro : “Marta Ortega a mérité sa place sur la piste”
Mondial 2026 : quatre finales pour décrocher les derniers billets européens vers Doha
P2000 Padel Sporting Club d’Évreux : un tableau final où les favoris auront du lourd dès les premiers tours
Juanjo Gutiérrez annonce que Galán et Lebrón rejoueront ensemble avec l’Espagne : “oui ils vont jouer ensemble”
Dylan Guichard après son exploit face à Sanyo et Garrido : « Je tremblais encore un peu »
Thomas Leygue, 108e mondial, fait tomber le 17e : il raconte sa folle soirée lyonnaise
FIP Silver Houten : Camille Sireix s’en sort de justesse au 1er tour et défiera la TS3 en huitièmes
FIP Platinum Lyon : les outsiders font tomber les têtes de série avant les demi-finales
FIP Platinum Lyon : le programme des demi-finales, avec Collombon / Sharifova en lice pour une place en finale
À vendre : deux clubs de padel à l’île Maurice, à partir de 330 000 euros
Combien coûte réellement l’organisation d’un FIP Bronze ?
Padel : comment Lidl transforme Crivit en marque sportive à part entière avec Steffi Graf
Compagnie des Alpes accélère dans le padel avec PadelCity : une nouvelle étape dans sa stratégie européenne
Coello avec un joueur à 0 point devant deux top 10 : faut-il revoir le classement FIP ?
Les Pyramides : après 12 pistes de padel, le club mise sur la formation des jeunes
OSS Padel Tour 2026 : et si votre prochain tournoi de padel se jouait à Barcelone ?
FAST Padel Academy poursuit son développement et s’implante à Liège
Ce que révèle l’analyse du geste : coup droit tennis vs bandeja padel
La bandeja a-t-elle disparu du padel moderne ?
Coup droit à plat au padel : les 5 exercices de Cristian Álvarez pour gagner en contrôle et en efficacité
Pourquoi savoir jouer à droite et à gauche peut faire la différence
Tapia donne la recette pour battre Coello / Tapia : « Je jouerais tout sur moi »
Comment Coello a désamorcé le plan de jeu de Chingotto
Au padel, l’alchimie d’une paire compte-t-elle autant que le niveau individuel ?
L’été change le padel… et si le vrai défi n’était pas de frapper plus fort ?
Ni FIP Tour, ni Championnat du monde par équipes : le format particulier du padel aux Jeux Méditerranéens
Premier Padel : quand la télévision peut rallonger les pauses des joueurs
Premier Padel : oui, un arbitre peut refuser à un joueur d’aller aux toilettes
Julien Seurin se livre sur le mental : « Il y a beaucoup plus de doutes que de moments de bonheur »
Plus d’un an après, Thomas Leygue de retour dans le top 150 : les coulisses d’un comeback encore inachevé
Padel vs squash vs badminton : le classement scientifique de l’intensité cardio
Pourquoi Arturo Coello joue-t-il avec la main droite bandée ?
Et si votre progression au padel passait par ce que personne ne regarde ?