Pendant le match entre Fernando Belasteguin – Arturo Coello et nos Français Johan Bergeron et Thomas Leygue, ce sont les parents de ce dernier qui, perchés en haut des gradins se sont prêtés aux jeux des questions-réponses.

Jean Michel et Véronique Leygue se sont confiés sur Thomas, ses débuts compliqués en Espagne, le soutient qu’ils lui apportent malgré la distance.

“Heureux de le voir jouer”

Jean Michel Leygue : “Pour ce match non il n’y a pas trop de tension car il y avait un écart tellement important entre les deux équipes qu’ils n’avaient aucune chance de gagner. Mais nous sommes bien entendu heureux de l’avoir vu jouer, de le voir s’éclater et surtout qu’il ait eu l’occasion de pouvoir jouer contre la légende Belasteguin. Surtout qu’il ne lui reste pas non plus beaucoup d’années. J’ai eu énormément de plaisir pour lui.

C’est un support lointain que nous lui apportons vu qu’il est installé à Madrid. Il nous appelle quand il a quelques coups de blues et on discute avec lui pour l’aider du mieux que nous pouvons.

“Une arrivée en Espagne compliquée”

Nous tentons de le conseiller au mieux et de lui apporter tout le support nécessaire. L’arrivée en Espagne a été très difficile car il était tout seul, âgé de 18 ans et ne parlait que très peu espagnol. Il n’avait pas de partenaire non plus et tout de suite après il y a eu le Covid-19. Ce fut un départ difficile. Les mots rassurants que nous avons pu lui dire sont “on croit en toi” et “prend ton temps, ne te mets pas la pression”. Quand il était plus jeune, c’est sûr il avait moins de maturité donc nous mettions un peu plus de pression par notre présence. Aujourd’hui c’est différent.

Pour un Français, trouver un partenaire c’est compliquée car même si Thomas avait déjà un bon niveau il venait sans aucun point donc personne ne voulait jouer avec lui au départ. Les Espagnols n’ont pas été très cool au début.

Véronique Leygue : “Thomas est très mature et a réussi à prendre du recule sur la situation.”

Jean – Michel Leygue : “Il avait très envie de faire les championnats du monde et lors d’une finale contre Benjamin Tison et Johan Bergeron il s’était déchiré les abdominaux. Coup dur pour lui il était au fond du trou. Beaucoup de personnes l’ont aidé, notamment nous ainsi qu’Alexis Salles. Et son super kiné a réussi à le soigner à temps pour pouvoir participer aux mondiaux”.

Véronique Leygue : “Cette année il a la chance d’être dans une vraie équipe avec Matias Diaz qui l’entraine. C’est une super équipe qui le suit, le soutient et l’on peut voir d’ailleurs qu’il a fait énormément de progrès“.

Sébastien Carrasco

Fan de padel et d’origine espagnole, le padel coule dans mes veines. Très heureux de vous faire partager ma passion à travers la référence mondiale de padel : Padel Magazine.