Véritable légende du padel mondial, Hernán “Bebe” Auguste a traversé plus de deux décennies de compétition au plus haut niveau, entre les années 1990 et 2010. L’Argentin, ancien numéro 1 mondial et multiple champion du monde, a connu seulement sept partenaires principaux en 22 ans de carrière. Une stabilité exceptionnelle, à une époque où les duos se formaient pour durer, bien loin de la rotation incessante du padel moderne.
Une autre époque
Lors de son passage à Paris à l’occasion du FIP Promises by WME, Bebe Auguste est revenu sur cette différence de mentalité entre générations :
« Dans ma génération, changer de partenaire au bout de trois tournois était mal vu. On jouait au moins une saison complète avec le même coéquipier, souvent plusieurs années. Moi, en 22 ans de carrière, je n’ai eu même pas dix partenaires : j’ai joué six ans avec Mariano Lasaigues, quatre avec Alejandro Lasaigues, quatre avec Gaby Reca, trois avec Cristian Gutiérrez, deux avec Matías Díaz et un an avec Pablo Semprún. Aujourd’hui, les paires changent tout le temps. C’est une autre époque. »
Sept partenaires en plus de vingt ans
Au total, Hernán Auguste aura partagé les pistes professionnelles avec sept partenaires principaux, tous parmi les meilleurs joueurs de leur génération :
- Mariano “Maru” Lasaigues – (1992–1996, puis ponctuellement en 2000 et 2003)
- Alejandro Lasaigues – (1997–1998)
- Juan Martín Díaz – (2000–2001, puis pour son dernier tournoi en 2012)
- Pablo Martínez Semprún – (2002)
- Gaby Reca – (2002, puis 2007–2010)
- Cristian Gutiérrez – (2004–2006)
- Matías Díaz Sangiorgio – (2011–2012)
Une fidélité rare, qui tranche avec la dynamique actuelle du circuit :
« Les joueurs veulent des résultats rapides, les calendriers sont plus denses, les opportunités plus nombreuses. C’est aussi ce qui rend le circuit moderne très vivant pour les spectateurs. Les changements créent de nouvelles histoires à chaque saison. »
Le matériel : “Ce qui a vraiment changé, c’est la préparation”
S’il reconnaît l’évolution du matériel, Bebe Auguste nuance toutefois l’impact réel sur le jeu :
« J’ai connu l’époque des raquettes en bois, puis celle des premières raquettes modernes. Évidemment, il y a eu une grande différence à cette époque. Mais entre ce que j’utilisais à la fin de ma carrière et ce que les joueurs utilisent aujourd’hui, la différence n’est pas énorme. »
Selon lui, la vraie révolution se situe ailleurs :
« Ce qui a beaucoup changé, ce sont les conditions d’entraînement : aujourd’hui, les joueurs ont des coachs physiques, des préparateurs, des psychologues. À notre époque, c’était un luxe. »
Une carrière d’exception
Ancien numéro 1 mondial à deux reprises (1997-1998 et 2000-2001), Hernán “Bebe” Auguste a remporté six titres de champion du monde, alternant entre succès par équipes et victoires en paires.
Avec des partenaires comme Juan Martín Díaz, Gaby Reca ou Cristian Gutiérrez, il a marqué l’histoire du padel par son exigence, sa constance et une élégance de jeu qui ont inspiré toute une génération.
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.

























































































Bruit et padel : ce que dit réellement la loi sur les nuisances sonores
Doinsport sera présent au Padel World Summit 2026 à Barcelone
Maxi Arce relance le débat mondial après son énorme semaine à Asunción
Alix Collombon et Jana Montes, c’est terminé : place à Sharifova
Younes El Aynaoui : « Au Maroc, on espère bientôt retrouver un joueur qui brillera en Grand Chelem »
Jesús Moya : “Le padel te donne la vie” – entre blessures, pression et quête du top 50
Yannick Noah : « C’est un peu grâce à Dieu… que j’ai vraiment joué au tennis »
Julie Razafindranaly : des universités américaines aux tournois internationaux de padel
La croissance du padel, toujours forte… mais un padel féminin (très) malmené…
Padel des Ancises à Vichy, le club privé dénonce l’impact du CNE padel financé par des fonds publics
Nantes : un nouveau complexe de padel et pickleball verra le jour en 2027
Coello prévient : “Si Chingotto continue comme ça, il peut devenir numéro un”
Buenos Aires P1 – Arce / Tello au mental, Stupa / Yanguas secoués dès les seizièmes
Tom Holland et Zendaya au cœur du “BERO Padel Classic” à Los Angeles
Siux verrouille Augsburger jusqu’en 2040 : un contrat inédit dans l’histoire du padel
Les Assises du Padel poseront leurs valises à Marseille pour la troisième édition
Sport et assurance : pourquoi la protection des pratiquants devient un enjeu majeur
Et si seulement 5 gestes suffisaient pour mieux comprendre le padel ?
P2 Asunción – Comment un détail tactique a fait basculer la rencontre entre Garrido / Bergamini et Barahona / Alfonso
Lucas Campagnolo : “Si je m’étais rompu les croisés, j’aurais arrêté et je serais retourné au Brésil pour travailler dans l’élevage”
Pourquoi savoir jouer à droite et à gauche peut faire la différence
Comprendre les effets pour mieux jouer au padel
Air padel : pourquoi les pros répètent “dans le vide” (et comment l’utiliser sans tomber dans le gadget)
La vibora décomposée : transfert, plan de frappe et sensations
Coello / Tapia : une réponse tactique structurée face aux smasheurs de gauche
Le padel : cocktail parfait de réflexe et de stratégie
Premier Padel supprimera-t-il les têtes de série ? L’idée de Chingotto relance un vrai débat
Service au padel : une règle contestée, une solution technologique envisageable…
Tournois coachés : accélérateur de progression… ou dérive du padel amateur ?
Pablo Cardona face au dilemme du retour prématuré – Il fait finalement marche arrière
Padel et vélo : une complémentarité efficace pour la performance et la santé
Miami P1 : le craquage de Juan Lebrón qui change tout
FIP Promises Paris : Jean-Thomas Peyrou voit émerger une génération française capable de rivaliser
Viapadel Cup 2026 : Tarragone accueille un 3e round entre padel, plage et fête