Le rêve paraguayen d’Aimar Goñi et Edu Alonso s’est arrêté aux portes de la finale.
Face à eux, Ale Galán et Fede Chingotto ont rappelé pourquoi ils étaient aujourd’hui l’une des références absolues du circuit mondial.

Victoire des numéros 2 mondiaux 6/1 7/5 dans une demi-finale où ils auront parfaitement géré la montée en puissance de la paire révélation du tournoi.

Une entame à sens unique

Après avoir frôlé l’élimination en quart face à Juan Tello et Maxi Arce, Galán et Chingotto voulaient cette fois éviter toute mauvaise surprise.

Et cela s’est vu immédiatement.

Dès les premiers échanges, les joueurs de Jorge Martínez imposent un rythme énorme. Très agressifs, très précis tactiquement, ils étouffent totalement Goñi et Alonso.

Dans cette première manche, Fede Chingotto fait énormément de mal dans le volume de jeu. L’Argentin trouve constamment des solutions dans la diagonale et cible parfaitement Edu Alonso, poussé à la faute à plusieurs reprises.

Résultat : un premier set totalement maîtrisé remporté 6/1 en à peine une vingtaine de minutes.

Goñi et Alonso réagissent enfin

Mais comme depuis le début du tournoi, Goñi et Alonso ne lâchent jamais.

Dans le deuxième set, le visage du match change complètement.

Aimar Goñi commence à faire énormément de différences au smash tandis qu’Edu Alonso retrouve son intensité et son activité habituelle.

Petit à petit, les échanges s’équilibrent et les jeunes Espagnols montrent pourquoi ils sont clairement la paire révélation de ces dernières semaines.

Le duo, né récemment après le grand mercato du circuit, continue de confirmer que cette association a un énorme potentiel.

Les occasions manquées qui coûtent cher

Goñi et Alonso auront même plusieurs occasions de break dans cette deuxième manche.

Mais contrairement à leurs adversaires, ils ne parviennent pas à convertir leurs opportunités dans les moments clés.

Et face à une paire comme Galán / Chingotto, cela ne pardonne pas.

Les numéros 2 mondiaux profitent de leur première véritable ouverture pour breaker au meilleur moment et prendre définitivement l’avantage dans le set.

Plus expérimentés, plus solides mentalement dans les points importants, ils verrouillent ensuite leur mise en jeu pour conclure 7/5.

Le nouveau classique du circuit en finale

Avec cette victoire, Galán et Chingotto défendent leur première place à la Race et s’offrent une nouvelle finale face à leurs grands rivaux :
Arturo Coello et Agustín Tapia.

D’un côté, les “Golden Boys”.
De l’autre, la résistance incarnée par “Chingalán”.

Et même si cette finale devient habituelle, elle continue de faire saliver tout le circuit.

Goñi / Alonso ont confirmé leur énorme potentiel

Malgré l’élimination, difficile de ne pas retenir l’incroyable semaine d’Aimar Goñi et Edu Alonso.

Après avoir éliminé Stupaczuk et Yanguas en quart, les deux Espagnols ont encore montré qu’ils avaient déjà le niveau pour rivaliser avec les meilleures paires du monde.

Leur connexion est évidente, leur complémentarité saute aux yeux et leur progression semble fulgurante.

S’ils continuent à travailler ensemble avec de la stabilité autour du projet, ils pourraient très rapidement devenir des candidats réguliers aux derniers carrés… voire beaucoup plus.

Benjamin Dupouy

J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !